blason de Brezal

Le pardon de Pont-Christ

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Les autres chapitres concernant l'église :
- l'église : description générale
- le clocher
- les curés et les prêtres avant le 19è siècle
- le fabrique de Pont-Christ
- le mobilier de l'église
- le culte religieux au 19è siècle
- la Psallette Grégorienne à Pont-Christ.
  1. Le pardon autrefois
  2. Le pardon profane au 20è siècle
  3. Les mois de Marie
  4. Le pardon religieux à partir de 1981
  5. Autres fêtes à Pont-Christ
  6. Sources des informations

Les fêtes à Pont-Christ, c'était surtout le pardon annuel, mais pas seulement, comme nous allons le voir.

1 - Le pardon autrefois

Dans les archives datant de l'Ancien Régime on trouve mention du pardon de Pont-Christ. En 1784, une délibération du corps politique nous apprend que "pieuse personne Dame Marie Renée Saisi de K/ampuil, Dame Marquise douairière de K/sauson demeurant au château de Bresal, paroisse de Plouneventer, auroit de son propre mouvement et bonne volonté légué à la fabrique de Pont-Christ une somme de 300 livres ... à l'effet de produire à ladite fabrique une rente anuelle de 15 livres au denier 20 du principal ... à la charge néanmoins d'une messe à chanter à l'intention de ladite Dame fondatrice avec exposition du Saint Sacrement, le second dimanche après Pâques ... et 6 saluts, sçavoir le premier le second dimanche après Pâques, le second le jour du pardon de Pont-Christ, le troisième la seconde fête de Pâques, le quatrième la seconde fête de la pentecoste, le cinquième la seconde fête de Noël et le sixième salut le 8 décembre jour de la conception de la Sainte Vierge...".

Mais déjà, en 1718, une note écrite dans les B.M.S par Goulven Nedelec, prêtre curé de Pont-Christ, laisse deviner, ce qui sera confirmé par d'autres écrits, que pardon avait lieu le 24 juillet. Il écrit, en effet, sous le titre "La bannière neuve", la phrase suivante :
"Le quatrième dimanche de juillet faisant le 24è jour dudit mois en 1718, François Le Roux, jeune homme du bourg de Pont-Christ en Ploudiry, a porté pour la première fois la grande bannière dudit Pont-Christ, achetée la même année à la grande foire de La Martyre pour la somme de 300 livres des deniers de la fabrique par Hervé Abgrall de K/faven lors fabrique. Ledit Le Roux la porta solemnellement en procession en présence de messieurs les prestres de ladite trefve soussignants ainsi signé dans l'original françois le roux, françois le guenn ptre, G. Nedelec ptre curé de Pont-Christ."

Au 19è siècle, et peut-être avant, jusqu'en 1882 :
PARDON ET FETE PROFANE : "Selon l'antique coutume, il y avait une grande fête religieuse le dimanche le plus rapproché du 24 juillet, jour de la Sainte-Christine. On y disait la messe, on y chantait les vêpres puis, bannières en tête, une procession s'organisait. Pour la circonstance des boutiques en toile s'édifiaient tout alentour. On y vendait toute la bimbeloterie qu'il est de coutume de présenter aux fêtes campagnardes."

On pourra vérifier cette date en consultant l'Annuaire de Brest et du Finistère qui parut de 1835 à 1851 (cf source des informations plus bas) et indique en 1843, page 48 : "Fêtes patronales et pardons... La Roche, fête patronale, le jeudi de l'Ascension ; à Pont-Christ, le quatrième dimanche de juillet".

En plus du pardon, vers 1846, Pont-Christ attirait les jeunes hommes des contrées avoisinantes pour une distraction étonnante. Cela est raconté par le recteur de La Roche de l'époque, Elie Combot, qui s'en plaint à l'évêque de Quimper : à Pont-Christ il y a "deux bannières, dont l'une est la plus lourde du pays... A ma connoissance bien des jeunes gens viennent des paroisses voisines essayer leur force avec cette pesante bannière les dimanches et fêtes. Cette liberté qu'on leur a donnée de la prendre est indubitablement pour eux un empêchement d'assister parfois aux offices divins dans leur paroisse respective. Elle l'est pareillement pour bien des personnes qui les accompagnent comme pour rendre témoignage de la force de chaque individu et pour les personnes voisines de la chapelle attirées par la curiosité." Pour lire le texte intégral de cette lettre, voir Le culte religieux au 19è siècle.

Il s'agissait, sans doute, de la grande bannière achetée en 1718 à la grande foire de La Martyre.

2 - Le pardon profane au 20è siècle

A partir de 1910 et jusqu'au 17/8/1969 :
FETE PROFANE : A cette époque, ledit "pardon" (qui avait gardé son nom pour les gens du village) n'avait plus sa cérémonie religieuse, on commençait directement par la fête profane.
Elle avait lieu le 2ème dimanche de septembre puis en août à partir de 1962. C'était l'occasion d'organiser de multiples spectacles et activités : courses cyclistes et pédestres, courses en sac, au coq, aux canards, courses de brouettes avec deux grenouilles  , course à l'oeuf, course de remplissage des bouteilles, jeu de la poêle  , jeux de cartes, de quilles, de boules ou de pétanque, de palets, de casse-boîtes, concours de tir, concours de fumeurs (étonnant !), mât de cocagne, tir à la corde, radio-crochet, banquet, feu d'artifice, danse bretonne, bal, etc... Tel est l'inventaire des attractions que l'on peut trouver au fil des années dans les compte-rendus de la presse ancienne. Avec des prix, en argent ou en nature, offerts aux vainqueurs des compétitions.

1 - course de brouettes avec deux grenouilles : il s'agissait d'aller le plus loin possible avec ses deux grenouilles. Il paraîtrait que certains assommaient à moitié leurs grenouilles pour ne pas qu'elles sautent de la brouette.
2 - jeu de la poêle : une poêle était suspendue à un fil, à hauteur d'homme ; il s'agissait de décrocher un sou collé sur le fond sans les mains, donc avec la bouche. Ce jeu a disparu pour être remplacé par le jeu de la pomme, elle aussi suspendue à un fil, et qu'il fallait manger plus rapidement que ses concurrents, sans l'aide des mains. X

 

Par exemple, le pardon du 11 septembre 1910. Le premier de ce style au 20è siècle :
Voici le compte-rendu dans La Dépêche de Brest du 15/09/1910 : Les fêtes de Pont-Christ, organisées par un comité local, ont eu lieu dimanche dernier. Malgré les averses de la matinée, les fêtes ont pleinement réussi. Touristes, voyageurs, pêcheurs et chasseurs s'y étaient donné rendez-vous. De nombreux jeunes gens des communes environnantes ont donné le signal de la fête dès 10 heures du matin par des refrains entraînants et par des "jabadaos".

Les courses étaient dotées de prix :
Courses de bicyclettes.
1ère course (cantonale) : 1er prix, 8 fr. ; 2è, 4 fr. ; 3è, 2 fr. (entrée 0,50 fr.)
2è course (régionale) : 1er prix, 15 fr. ; 2è, 8 fr. ; 3è, 3 fr. (entrée 0,50 fr.)
3è course (communale) et consolation : 1er prix, 6 fr ; 2è, 3 fr. ; 3è, 2 fr.
Courses à pied
Adultes : 1er prix, 3 fr ; 2è, 2 fr. ; 3è, 1 fr.
Enfants : 1er prix, 2 fr. ; 2è, 1 fr. ; 3è, 0,50 fr.

Les courses de bicyclettes, dont les prix ont été chaudement disputés, ont commencé à deux heures, l'après-midi, sur la belle route de Landivisiau. Voici les résultats de ces courses :
1ère course (cantonale). - 1er, Abgrall ; 2è, Louis Coat ; 3è, Créan, tous les 3 de La Martyre.
2è (régionale). - 1er, Bertier de Brest ; 2è, Daré de Guipavas ; 3è, Menez de Plougourvest.
3è (consolation). - 1er, Menez ; 2è, Paugam ; 3è, Manach.

Les courses à pied ont donné les résultats suivants :
1ère (adultes). - 1er, Nicolas ; 2è, Germain ; 3è, Soubigou.
2è (enfants). - 1er, Morvan ; 2è, Jacob ; 3è, Bonefoy.

Puis ce furent les rondes et les danses bretonnes qui ont amusé la jeunesse et les spectateurs. Il y eut aussi des courses en sacs, des jeux de quilles, etc, etc. A sept heures du soir un banquet, servi en plein air par Mlle Menez, a réuni 40 convives. La fête s'est terminée par un brillant feu d'artifice tiré sur la chaussée de l'étang de Brezal. Le comité a promis de renouveler l'an prochain cette charmante fête, à la grande satisfaction de tous ceux qui connaissent ce joli petit coin de notre vieille Armorique.

 

Autre exemple, le pardon de 1961. C'était le dimanche 10 septembre 1961. Les fêtes de Pont-Christ étaient donc à cette époque, et malgré le nom de "Pardon", des fêtes profanes. Elles étaient organisées par le comité des fêtes de La Roche-Maurice (MM. Perrot, président ; Kerbrat frères ; Person) et donnaient l'occasion de réunir dans des jeux divers et variés des compétiteurs de tous âges.

Ici la photo représente le départ de la course des enfants de 8 à 10 ans (source Le Télégramme). Belle brochette de concurrents, n'est-ce pas ? La course partait du bas de la descente du passage à niveau et traversait le pont pour rejoindre le bord de la route nationale. Là, il fallait contourner un des organisateurs, qui servait de contrôle pour éviter les tricheries, et revenir jusqu'au restaurant Amiry. Qui sont ces jeunes ?

Pour les autres, je fais appel aux souvenirs de mes lecteurs. Merci aux jeunes de solliciter l'aide de leurs parents ou de leurs grands-parents. Nous avons déjà 4 noms supplémentaires dans le résultat de la course.

Quel fut donc ce résultat ? Arrivée dans l'ordre : 1. Rolland Gac, 2. Rémy Bronnec, 3. Marcel Paugam, 4. Gilbert Bronnec.
Je n'avais donc pas brillé par ma rapidité. Par contre, on me retrouvera en meilleure position dans une autre attraction.

Autres activités :
- Courses pour enfants de 10 à 14 ans : 1. Robert Rolland, 2. Jean-Jacques Mazé, 3. Daniel Marhic, 4. André Morvan.
- Mangeurs de pommes : 1. Marcel Paugam, 2. Daniel Marhic, 3. André Croguennec, 4. Gilbert Bronnec.
- Remplisseurs de bouteilles : 1. Fernand Daniel, 2. André Morvan, 3. Robert Rolland, 4. ex-aequo : JP. Gourlaouen et Y. Béon.
- Concours de pétanque : il fut disputé par 37 triplettes.

3 - Les mois de Marie et autres célébrations

Déjà avant 1981, l'abbé Roger Urien, recteur de La Roche-Maurice, rendit vie à la vieille église de Pont-Christ, par "les mois de Marie". Nouvellement nommé recteur de La Roche en septembre 1971, il décida de célébrer le mois de Marie dans chaque quartier de la paroisse. Chapelet et messe chez l'habitant rassemblaient de fervents fidèles. A Pont-Christ, ces célébrations eurent lieu dans la chapelle en ruines. Les habitants du village participaient activement à la préparation et à la décoration du lieu.

 

Le samedi soir 21/7/1973, Roger Urien célébrait, dans ces ruines, une messe en l'honneur de Sainte-Anne. L'animation de la cérémonie était assurée par les jeunes de la paroisse, avec chants et orchestre. C'est par un cantique breton dédié notre Sainte patronne, que débuta la messe à laquelle assistait environ 300 fidèles, dont Lucien Bonniou, maire de La Roche. La chapelle était illuninée et le fin clocher se détachait dans un ciel clair où il n'y avait pas le moindre nuage, tout incitait au recueillement et à la prière.

Le jeune orchestre local "Prynht" qui anima la messe.

Mais ces assemblées priantes ne devaient pas s'arrêter là. Déjà dans l'esprit de Roger Urien et d'autres personnes de La Roche, dont le maire Lucien Bonniou, et Mme Birac, qui tenait un restaurant à Pont-Christ, pointait l'idée du nouveau pardon religieux. Il est vrai que l'abbé Urien déjeunait régulièrement, une fois par semaine, dans ce restaurant. Le projet du pardon a dû s'élaborer, comme on dit, sur un coin de table.

4 - Le pardon religieux à partir de 1981

La Psallette Grégorienne de La Roche chante ici le Gaudeamus :

Nous avons consacré un chapitre entier à cette formation remarquable.


Gaudeámus omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre Mariae Virginis, de cujus Assumptione gaudent Angeli et colláudant Fílium Dei.
Eructavit cor meum verbum bonum : dico opera mea regi.
Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto,
Sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen !

 

Réjouissons-nous ensemble dans le Seigneur, car la fête que nous célébrons aujourd'hui est celle de Marie, vierge, dont l'Assomption réjouit les Anges et tous en choeur louent le Fils de Dieu.
Mon coeur a fait jaillir la bonne parole : je dédie mes oeuvres au Roi.
Gloire au Père, au Fils, et au Saint-Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours. Et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

A partir de 1981 et jusqu'en 2009, soit pendant 29 ans, ce n'est pas rien, ce fut, tous les ans sans exception, la messe grégorienne du 15 août.

 

Créé en 1981, par l'abbé Roger Urien, recteur de La Roche, le pardon avait lieu chaque année le 15 août dans les ruines de l'église ou ans l'ancien cimetière. Plusieurs prêtres concélébraient une messe en grégorien, agrémentée par des cantiques en breton. Les chants étaient menés par la "psallette grégorienne rochoise".

Pour donner encore plus de solemnité à cette fête, les bannières des paroisses voisines étaient fièrement arborées dans la procession qui précédait et suivait le saint office. Le pardon a connu un succès important, car l'année de sa création on a compté la présence de 2.000 fidèles, qui ont même été 3.500 en 1989, d'après Le Télégramme. Mais, depuis de 2009, dernier pardon, les chants n'ont plus résonné dans les ruines. Reverra-t-on un jour cette magnifique célébration ?

 

Début de la procession autour de l'église en 1981, lors du premier pardon : on y reconnaît Louis Herry, le cantonnier, portant la croix, suivi de Roger Fur de Pont-Christ.

 

Roger Urien, interrogé par Le Courrier du Léon en 1991, raconte la création du pardon :
En 1981, le pape Jean-Paul II avait été victime d'une tentative d'assassinat. " Un petit groupe d'amis de La Roche-Maurice dont M. Francis Goube, organiste bénévole, décida de célébrer la messe d'action de grâce à Notre-Dame de Bon Secours, le 15 août, si le pape, guéri de ses graves blessures, venait à Lourdes pour y remercier la Vierge pour laquelle il a une grande dévotion. L'entente fut complète sur ce projet et M. Goube et ses amis qui chantaient le grégorien à la messe dominicale proposèrent de le transplanter dans la chapelle de Pont-Christ ce jour de l'Assomption de 1981. C'est ainsi que le "Gaudeamus" chanté à Lourdes est entonné en entrée à Notre-Dame de Bon Secours, ainsi que le "Magnificat" et le "Salve Regina", ce qui n'empêche pas l'Angelus breton d'être donné en chant de sortie".

Modeste, M. Urien, pour ce premier pardon, comptait sur 150 à 200 personnes, soit à peu près celles qui participaient au mois de Marie et à la messe dominicale de La Roche. Le maire, Lucien Bonniou, une fois encore fut heureux de préparer les lieux mais, plus calculateur que le recteur, tabla sur une foule de 1.000 personnes.

A la recherche d'hosties. "Au-devant de quoi, on va ici !" s'interrogea M. Urien qui, poussé par le "flair" du maire, s'enquit à Landerneau et à Landivisiau pour remplir d'hosties les corbeilles acquises en toute hâte. Le lendemain matin l'organiste transporta le petit orgue de l'église dans la chapelle ainsi que pupîtres, bannières et cierges. Tout fut prêt à temps pour accueillir non pas 1.000 personnes mais 2.000 ! La ferveur des fidèles était telle qu'ils s'agenouillaient pour communier.


Quelques informations caractéristiques de ce pardon :

1981

Suite de la procession en 1981, lors du premier pardon : Roger Fur suivi de Jean Tanguy de Kerfaven, et, portant une bannière, Louis Kerouanton du Frout.

1982 1983 1984

En 1984, l'assistance dans l'église

En 1984, Louis Herry
 En 1984, Marie-France et Yvonne


1985 1986 1987
 En 1988, Monseigneur Kerautret et l'abbé Kerbaul ont concélébré la messe.
   En 1988, Le groupe Lannuséi de Sardaigne.

En 1988, 500 spectateurs à la fête folklorique. Pour la seconde année consécutive, la célébration religieuse était doublée d'une fête profane qui s'est déroulée dans l'après-midi dans un champ situé au-dessus de la chapelle.
Le public n'a pas été déçu. s'y produisait le groupe "Schoumène" de Bulgarie qui vient de gagner le 1er prix du festival folklorique international de Châteauneuf-du-Faou. Enjoués, les 60 musiciens, danseurs et chanteurs ont offert une prestation colorée et tonifiante.
A l'affiche également, l'ensemble Lanuséi de Sardaigne qui complètait un programme de qualité qui dura 3 heures.

1988
 En 1988, En tête de la procession, François Marc, maire de La Roche à l'époque, et Jo Guillou de Valy Nevez.
1989 1990 1991 à 2000 1994 1996 1998 2000 2001 2002

2002 Arrivée de la procession qui vient de la ferme de Roger Fur.
 
2003 2004 2005 2006 2007 2008
 En 2008, entrée de la procession dans l'enclos
 En 2008, plusieurs fidèles sur le bord de la route près du PN 289
 
2009 La fin du pardon de Pont-Christ ?

Lancé en 1981, le pardon de Pont-Christ va-t-il disparaître du paysage ? Là est la question. Cette procession avec croix et bannières des communes de l'ensemble paroissial n'est-elle que souvenir ? Certains ne peuvent l'imaginer, le pardon s'étant imposé au fil des ans comme un événement majeur de la vie religieuse rochoise. Et pourtant, une chose est sûre, la grand-messe de dimanche prochain 15 août n'aura pas lieu. En effet, par manque de prêtres, le rendez-vous qui, depuis 29 ans, rassemble chaque année entre 700 et 3.000 fidèles au coeur des ruines de la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, est annulé.

« La raison est simple », confie Jean-Marc Poullaouec, curé de Landerneau et responsable du doyenné, « nous ne sommes que deux prêtres ce week-end sur le secteur paroissial et ne pouvons malheureusement assurer le pardon de Pont-Christ. Je ne peux abandonner Landerneau pour célébrer la messe de Pont-Christ qui, jusqu'à présent, était assuré par Albert Bossard, le curé de l'ensemble paroissial de l'Aber Morbic (La Roche-Maurice, Plouèdern et Trémaouézan), parti en retraite en octobre 2009 ».

La tradition de la Psallette grégorienne de La Roche-Maurice, choeur de sept choristes religieux, dirigé par Gérard Baslé, en fait elle aussi les frais. En effet, Pont-Christ était le dernier lieu où le choeur se produisait. Le pardon était, rappelons-le, chanté en latin et en breton.

Louis Jézéquel, prêtre de 77 ans, « assurera la messe à 10 h 30 à la Roche-Maurice. Moi-même, je serai à Landerneau à la même heure en l'église de Saint-Houardon », annonce Jean-Marc Poullaouec.

5 - Autres fêtes à Pont-Christ

Bien sûr, il y a eu d'autres fêtes plus occasionnelles :
- des kermesses à Brezal
- le 18/6/1967, l'étang de Brezal a été le théâtre d'une fête nautique et folkorique particulièrement remarquée (pour voir le détail cliquer sur le petit livre vert  ),
- au début du 20è siècle et jusqu'aux années 1950, Kerfaven avait également des fêtes plus ou moins régulières : concours de tir, courses cyclistes, bal ...

Comme on le voit, il y avait beaucoup d'animation dans le quartier... sans oublier les traditionnelles et régulières parties de pétanque du dimanche après-midi.

Fête nautique et folkorique à Brezal en 1967

Le dimanche 18/6/1967, par un temps extrêmement favorable, s'est déroulée dans le cadre idyllique de l'étang de Brézal, une fête nautiqe qui fut plus qu'un succès : une réussite éclatante ... Une foule nombreuse se pressait l'après-midi sur les berges de l'étang et sur les tribunes élevées pour l'occasion. Ce site, peut-être encore trop peu connu, a reçu hier sa consécration grâce au dynamisme du comité intercommunal des fêtes de Landerneau. Rien n'avait été négligé, le service d'ordre était parfait et un vaste champ avait été transformé en parc à voitures mais ce parc, à 15 h., était déjà complet et les automobilistes stationnèrent alors un peu partout dans le fond des chemins.

UN SPECTACLE COLORE. C'est par un chemin creux ombragé que les spectateurs arrivaient à l'étang, vaste plan d'eau, entouré de collines boisées. Des tribunes avaient été dressées au-dessus de l'eau pour permettre au public de mieux apprécier le spectacle qui se déroulait à la fois sur l'étang et sur un podium flottant, soutenu par des canots pneumatiques. En effet, de curieuses embarcations évoluait pour le plaisir des yeux, on remarquait

Mais l'attention était aussi accrochée par le spectacle coloré des groupes celtiques évoluant sur le podium. Tour à tour se produisirent le groupe de Kerfeunteun "Eostiked ar Stangala", la Kevrenn St-Marc, le groupe de Lannilis, le bagad de Landivisiau, le groupe de Plougastel, le bagad Kerfeunteun-Plouedern. Chaque formation, mise en valeur par un soleil maître du ciel, qui faisait briller les paillettes et ressortir les teintes des habits, offrit aux spectateurs chants et danses. Notons également que le célèbre groupe des Kaballerien, récemment passé à la télévision, interpréta quelques succès appréciés de son répertoire. Aux amateurs de glaces et de boissons fraîches, les stands et buvettes offraient de quoi résister aux ardeurs du soleil.

LE PROGRAMME. La fête commença le matin à Landerneau par la réception, à 11 h., des "Eostiked ar Stangala". Réception suivie d'un défilé. A 13 h., il y eut un nouveau défilé de groupes. Puis vers 14 h. 30, se déroula le concours de barques originales suivi d'une manifestation de la Kevrenn St-Marc-Kerfeunteun, un match de water-polo, qui vit la victoire du Léon, s'en suivit. Les groupes et les Kabalerien se produisirent alors sur le podium flottant. La première partie du spectacle s'acheva vers 16 h. 30, après le jeu des ballons à crever sur l'eau.

Après l'entracte et jusqu'à 18 h. 30 se succédèrent les Kaballerien, le tire à la corde sur l'eau, le bagad de Kerfeunteun-Plouedern, la course sur poteaux assemblés, un défilé de barques, le triomphe des sonneurs et le défilé des bagadou. La soirée fut occupée par un grand bal qui se tint à Landerneau aux établissements Le Fur.

Ce programme, bien rempli, a été mis sur pied par le comité des fêtes de Landerneau dont le président est M. Vaillant, les vice-présidents MM. Amiry et Lavanant, les secrétaires M. Fichou et Mlle L'Hour et le trésorier M. Rolland, M. Calvez étant vice-président. Une réussite complète.

PROGRAMME
11 h.défilé des groupes à Landerneau.
11 h.défilé des groupes à Landerneau.
13 h. nouveau défilé des groupes à Landerneau.
13 h. 30 arrivée des participants à Pont-Christ.
14 h.défilé à Pont-Christ-Brezal.
14 h. 30concours de barques originales.
15 h.(sur le podium) : la Kevrenn St-Marc et le bagad de Kerfeunteun.
15 h. 20match de water-polo.
15 h. 45(sur le podium) : les Kabalerien.
16 h.(sur le podium) : le Cercle celtique de Lannilis.
16 h. 10jeu de ballons sur l'étang (comique).
16 h. 30 (sur le podium) : le bagad de Landivisiau et le groupe folklorique de Plougastel.
L'entracte
17 h.(sur le podium) : les Kabalerien.
17 h. 15le tire à la corde sur l'eau.
17 h. 45le cercle celtique de Plouédern et le bagad de Kerfeunteun (sur le podium).
18 h.le course sur l'eau des poteaux assemblés (comique).
18 h. 15défilé des barques. Triomphe des sonneurs. Défilé des bagadou.
21 h.salle Le Fur, Landerneau (rue de la Libération), bal de clôture sous la présidence de la reine de Landerneau, de la reine de la zone A et de leurs demoiselles d'honneur.
X

 

6 - Sources principales des informations


ADB = Archives Départementales du Finistère à Brest
ADQ = Archives Départementales du Finistère à Quimper
AEQ = Archives diocésaines de Quimper à l'Evêché


logo André Croguennec
 A. Croguennec - Page créée le 28/8/2017, màj le 29/9/2017.

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