Autour des ruines du Roc'h Morvan (1/2)

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Voir aussi
- autour des ruines (2/2) :
  les festivités (compléments)
- vue aérienne du Roc'h en ruines
- l'histoire du château et

L'histoire du château est passionnante. Mais l'histoire de ses ruines ne manque pas d'intérêt...
Il s'y passe toujours quelque chose... Retour vers le passé et balade autour du Roc'h.

Pourquoi ces ruines ? Le château est en fait détruit une fois par siècle, au fil des révoltes des vicomtes contre le duc de Bretagne ou d'autres conflits. L'édifice est à chaque fois reconstruit, s'adaptant aux normes de défense des époques. A la fin du XVe, lors de la guerre franco-bretonne, l'armée française tient Brest et décrète qu'il est impossible de tenir deux places fortes ; le château de La Roche-Maurice est jugé trop puissant et on préfère le détruire pour éviter qu'il ne tombe aux mains de l'ennemi (les Bretons). Il est cependant reconstruit encore au XVIe siècle. On rebâtit rapidement la structure pour pouvoir lever l'impôt de guet, très lucratif... et montrer la suprématie des Rohan.

Mais la forteresse subit un incendie, lors des guerres de religion, vers 1590... et la ruine est abandonnée à partir du XVIIè siècle... Pas par tout le monde, cependant.

Les ruines par le chevalier de Fréminville vers 1832

Les ruines : une carrière de pierres... et une fontaine ?

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Une maison du bourg

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Au 19è siècle et avant, le château n'était pas vu comme un monument historique mais simplement considéré comme une réserve de pierres. Il semble bien que certains Rochois s'en sont servis pour construire leur maison.

Un exemple assez évident (fin 19è - début 20è siècle) de cette utilisation des pierres provenant des ruines. Il se trouve dans le pignon de la maison qui fut autrefois la boucherie du bourg et aujourd'hui l'agence immobilière...

Les bâtisseurs de l'église Saint-Yves  n'auraient-ils pas, eux-mêmes, emprunté aussi quelques pierres au château ? (voir ici : les murs de l'église).

Plus tard, les anciens baux de location de la maison à four rédigés sur l'instruction du duc de Rohan (propriétaire du château) stipulaient, qu'au besoin pour l'entretien du four, les fourniers "pourront prendre au vieux château les pierres nécessaires pour la plateforme". Voir des baux de 1795 et 1799 dans le chapitre sur le four banal.

Mais, en 1821, Jean Moliné fut suspecté de prendre des pierres dans ces ruines pour construire son moulin à huile et à blé (cf exploit d'huissier du 29/6/1821) voir le chapitre sur le moulin de l'Elorn.

A partir de cette date le duc Rohan se montra plus vigilant, et stipula dans ses baux que le fournier locataire avait pour mission de "veiller à ce qu'on ne dégrade en rien et qu'on enlève aucunes pierres, ni fasse aucuns empiètements sur et autour de l'ancien château de La Roche"
(par exemple, dans un bail de 1833).


Règlement du conflit entre le duc de Rohan et le maire

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A tel point, qu'en 1858, Monsieur Charles-Louis-Josselin de Rohan-Chabot 1, prince de Léon, intente une action judiciaire contre le maire de La Roche, Yves Coloigner, pour avoir fait élargir la route qui passe près du château, en empiètant sur celui-ci :
" L'an 1858, le 14 décembre, ... Mr le maire de La Roche-Maurice avoit déjà commencé la démolition d'un ouvrage de maçonnerie dépendant des anciennes fortifications du château de La Roche ; que si ... M. le maire de La Roche-Maurice prétend que ces travaux de démolition auraient été nécessités pour l'utilité de la route vicinale, cette excuse n'est pas admissible, puisqu'il n'a pas préalablement fait régler avec le propriétaire la nécessité de la démolition partielle qu'il opérait et l'indemnité à payer au cas de reconnaissance de cette nécessité ... ".
Le propriétaire, le duc de Rohan, demande donc une indemnité, qui finira par être réduite mais subsistera : "La commune de La Roche-Maurice paiera à M. le prince de Léon, une somme de 60 francs (au lieu de 100) à titre d'indemnité du prix de la portion du massif de maçonnerie, dont il se trouvera privé et dans 12 mètres carrés de terrain que couvre cette portion du massif..."
(source ADQ 63 J 2 Fonds Manach : 3 documents)

Le 20/5/1926, le conseil municipal demande que les ruines soient classées aux Monuments Historiques. Leur inscription se fera par l'arrêté du 18 octobre 1926. Les voilà mises en sécurité.

1 Le château de La Roche appartenait à la famille de Rohan depuis le mariage de Jeanne de Léon avec Jean 1er de Rohan en 1349.

Cependant, il faut rappeler que le 7 fructidor an X (25/8/1802) Louis Antoine Auguste de Rohan-Chabot (1733-1807) a vendu tous les biens qu'il possèdait en Bretagne, et les ruines du château de La Roche donc, au baron Louis Henry Janzé pour la "somme de 1.461.728,40 francs, équivalente à 1.480.000 livres tournois".

Puis, le même Louis Henry Janzé revendra, le 22/11/1814, à Louis Auguste Alexandre de Rohan-Chabot, fils du précédent, "tous les biens immeubles et droits qui composaient le domaine de Léon". Le château de La Roche reviendra donc à cette date dans l'escarcelle de la famille de Rohan.

Pourquoi cette double transaction ?
Elle était destinée au sauvetage du duché de Rohan, Louis-Henry, futur baron de l'empire, devenant l’unique propriétaire de celui-ci, entre 1802 et 1814, avant une restitution partielle.

(source ADQ 63 J 2)

Une source, une fontaine ?

E. Robert, ancien notaire à Landerneau. Keraoul, près de Landerneau, le 29 mai 1896.

Monsieur le Maire de La Roche-Maurice

J'ai l'honneur de vous donner réception de votre lettre du 27 courant par laquelle vous me demander l'autorisation d'utiliser au profit de la commune une source qui paraît exister sur les dépendances du château en bordure du sentier reliant la place aux porcs au chemin vicinal contournant le château et d'y établir une fontaine.

Je ne vois aucun inconvénient pour M. le Duc de Rohan à autoriser la demande de la commune.

Mais, il est bien entendu que c'est à titre de simple tolérance, que la fontaine restera la propriété du duc de Rohan et que jamais la commune ne pourra se prévaloir d'un droit de propriété par suite de prescription, quelque longue qu'en ait duré la jouissance.

Avant de commencer les travaux, je vous prie donc, Monsieur le Maire, de m'écrire une nouvelle lettre me faisant connaître que vous acceptez les conditions.

Agréez, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments distingués.
Robert

Le sentier dont il est fait mention ici est évidemment le "riboulic".

Je n'ai vu, dans les délibérations du conseil municipal, aucune décision concernant la construction de cette fontaine. 1
A-t-elle existé un jour ?

Les "fouilleurs" de l'enceinte basse, de 2013 à 2021, ont-ils trouvé quelque chose de ce genre ? Il est très possible que la source dont il est parlé ici soit une résurgence de l'eau qui arrivait dans la citerne de la muraille nord de cette partie du château ...


1 Pourtant, 8 ans plus tard, le sujet de l'eau potable reste préoccupant :
Dans la délibération du Conseil Municipal du 7/8/1904, on trouve un projet de construction d'une nouvelle fontaine au bourg : "Quelques membres du Conseil exposent que le bourg manque complètement d'eau potable ; le puits n'en a plus et la vieille fontaine est à vide. Il y a lieu de rechercher un autre emplacement pour y construire une nouvelle fontaine. Le Conseil décide qu'il faut nommer une commission chargée de faire exécuter des fouilles sur le terrain communal pour y découvrir une source. Si les fouilles donnaient de bons résultats, on voterait à une session ultérieure, les fonds nécessaires pout y construire une fontaine publique".

Le Conseil Municipal, dans sa délibération du 20/8/1905, vote d'une somme de 30 francs pour transport de pierres pour la construction d'une fontaine publique au bourg. La source a donc été trouvée et la construction de la fontaine décidée.

Entretien des ruines

Pendant un moment, le château sera quelque peu délaissé... mais pas pour toujours.


Le Télégramme du 25/6/1968

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En 1926 :

La base de la tour Est fut dégagée. On y découvrit une salle polygonale de 15 m2 accessible au Nord par un corridor de 4 m. de long. Une petite salle attenante au corridor fut aussi exhumée.

Une trappe de 0,80 x 0,50 au Nord-ouest laissait voir une salle carrée voûté en berceau servant de salle d'artillerie. (source BM 04/93 octobre)

En 1967 et 1968 :

Des bénévoles viennent pour le déblayer le château (voir article du Télégramme du 25/6/1968) :
Après qu'un groupe d'étudiants belges ait consacré, lors de l'été 1967, une partie de leur congé à déblayer les ruines, voici qu'en 1968, un quatuor international (une jeune fille venant de Suisse et trois garçons, l'un Allemand, l'autre Ecossais et le troisième Français), s'attaquent à la même tâche en 1968. Et il est prévu que d'autres groupes prennent le relais.

En 1968 :

L'association Mein Breiz travailla sur la tour circulaire du Nord-est et permit à H. Sicard de lever un plan des existants et de la configuration supposée de l'ensemble du château au XVè siècle. (source BM 04/93 octobre).


Dans les années 1968 à 1975, il y avait à La Roche une association appelée Les Amis de Roc'h Morvan, dont l'objectif était de restaurer et de consolider le château. Sa présidente était Mme Auffret.

Changement de propriétaire et décision d'aménagement


Ouest-France des 21 et 23/11/1985

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En 1985, le duc de Rohan offre le château au département

L'état de délabrement de l'édifice impose des travaux urgents pour préserver la sécurité aux abords du château. Ne souhaitant pas les prendre en charge le Duc a, dans un premier temps, proposé à la commune un bail emphytéotique. Celle-ci devait alors assumer les frais de restauration trop lourds pour son budget.

Pour cette raison, Josselin de Rohan change d'interlocuteur. Il fait don de son château au département. Avant d'accepter le cadeau, une délégation du conseil général, conduite par le président Orvoën, vient examiner les lieux.

"Affaire conclue !" François Marc et Roger Bras ont tenu à présenter au président Orvoën l'autre trésor de la commune : le site de Pont-Christ.



Télégramme du 22/7/1988

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Télégramme du 4/8/1988

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Télégramme du 30/4/1988

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Les premiers travaux d'aménagement sont décidés. Voici le résumé des trois articles du Télégramme des 30/4/1988, 22/7/1988 et 4/8/1988) :
 

En 1985, Josselin de Rohan cède le château à la commune de La Roche. Mais, se sachant dans l'incapacité d'assumer les frais des travaux nécessaires, la commune décide à son tour de le confier au département. Après bien des hésitations, en 1986, le conseil général accepte le cadeau que certains n'hésiteront pas à qualifier d' "empoisonné".

La première urgence est d'assurer la sécurité des visiteurs. L'état de vétusté de l'édifice provoque notamment des chutes de pierres et ses abords ne sont pas protégés.

Pour ce faire, 100.000 F en 1986, puis 200.000 F. en 1987 sont inscrits au budget du conseil général. Mais le donjon continue à se détériorer. Pierre Abeguilé, conseiller général, demande d'évaluer le coût d'une restauration. Le chiffre de 142.000 F est avancé et accepté, les travaux vont donc pouvoir commencer en 1988.

Grands travaux à La Roche-Maurice

On ne ménage pas les moyens pour la réhabilitation du château, le Roc'h Morvan du temps jadis. L'impressionnant donjon sur son piton rocheux avait de quoi intimider les agresseurs.
(source Yves-Pascal Castel : articles du Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon - 4/2/1993).

Il s'agissait de la 3è tranche de travaux de consolidation des murailles depuis l'acquisition du site par le Conseil Général en 1986 (source BM n° 04/93 octobre).

Création de l'association Château et Patrimoine rochois

 L'association "Château et patrimoine rochois" est créée le 2 mai 2001.

Elle a pour objet de :
- diffuser et exploiter touristiquement toutes les données issues des fouilles engagées par la D.R.A.C. sur le château ;
- exploiter touristiquement les sites formant le patrimoine de la Roche-Maurice ;
- contribuer à entretenir ces sites en association avec les services communaux et les valoriser dans leur environnement.

Siège social : salle municipale, mairie, 29800 La Roche-Maurice. Déclaration : le 02/05/2001 à la Sous-préfecture de Brest.

Roger Bras, son créateur, en sera le 1er président de 2001 à 2012  .
Jean-Yves Choquer sera le président de 2012 à 2020 et
Hervé Le Bras en est le président depuis 2020, il a été nommé par l'assemblée générale de début décembre 2019  .
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Le bulletin municipal de mai 2001 donne des précisions sur la création de l'association Château et Patrimoine Rochois :

Initiée par Roger Bras, ancien 1er adjoint et professeur d'histoire en retraite, l'assemblée des passionnés des vieilles pierres et d'histoire locale, s'est tenue le 12 avril 2001. L'Assemblée Générale a étudié et adopté les statuts de la nouvelle association, intitulée Association Château et Patrimoine Rochois. L'association a pour buts essentiels de :

L'association regroupera toutes les personnes volontaires accueillies à leur demande, en contrepartie d'une cotisation annuelle de 15 euros (env. 100 F). A ces membres volontaires, s'ajouteront des membres de droit : le conseiller général du canton, représentant le Conseil Général, propriétaire du château médiéval, le maire de La Roche-Maurice, ainsi que 2 conseillers municipaux de la commune, laquelle est propriétaire des bâtiments historiques classés et non classés.

Ultérieurement, sera élu un conseil d'administration de 9 membres. Dans l'attente, un bureau provisoire a été élu et constitué comme suit :
- Président : Roger BRAS - Vice-Présidente : Martine ROULLEAU, adjointe à l'animation
- Secrétaire : Michel FICHOU - Trésorière : Monique PICHON.

François MARC, Conseiller Général, vice-président du Conseil Général et Jean-François JAOUANET, maire de La Roche-Maurice, ont, chacun en ce qui le concerne, assuré l'association de leur intérêt pour cette initiative et affirmé leur volonté de faire participer activement les instances, auxquelles ils appartiennent, aux travaux de la nouvelle association.

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« Château et Patrimoine » en assemblée générale (Télégramme du 8/12/2019)

L’AG de l’association « Château et Patrimoine » s’est réunie ce vendredi.

Les projets 2020 ont été précisés : poursuite de l’accueil des groupes et des visites guidées (30.000 visiteurs du château pour l’année 2019 - 500 participants aux visites guidées château et église), entretien du château, ouverture de la Maison du Patrimoine, mise en place de la signalétique programmée par la mairie, nouveaux dépliants et documents avec textes en anglais, présence sur le net, projet de livre sur le patrimoine rochois, chemins de randonnée en lien avec la CCPLD, Journées du patrimoine.

Suite à l’assemblée générale, Jean-Yves Choquer quitte la présidence de l’association, qu’il assurait depuis 2012. Le nouveau bureau a été constitué pour 2020 : Hervé Le Bras, président ; Michel Le Neun, vice-président ; Pierrot Dantec, trésorier ; Nathalie Riou, secrétaire ; Patrice Jacolot, secrétaire-adjoint. Le tarif des cotisations 2020 est fixé à 10 € en individuel, 15 € en famille. À noter que l’association recherche des bénévoles pour l’accueil à la Maison du patrimoine.

Lancement des fouilles archéologiques


Ouest-France du 6/12/2010

En 2001, des fouilles archéologiques sont lancées...

Fouilles au château : le programme se met en place (Ouest-France du 26/04/2001)
Réunion de chantier mardi après-midi. Le rendez-vous avait lieu au château de Roc'h-Morvan. Accompagné du premier adjoint, Georges Lannuzel et de Roger Bras, président de la nouvelle association chargée de valoriser le patrimoine local, Jocelyn Martinaud, castellologue, responsable des fouilles, était sur place avec son équipe de 'fouilleurs'. Pour le moment, il s'agit de préparer le terrain, d'effectuer un relevé topographique des lieux, de dégager les remblais accumulés au pied du donjon (1,80 m de profondeur de terre et cailloux à retirer) pour permettre, dès l'année prochaine, d'entreprendre véritablement les fouilles.

En prenant les premières mesures des restes du château, les techniciens sont impressionnés par les probables dimensions que devait avoir cette fortification au temps de sa splendeur. Les prochaines fouilles le diront sans doute. En même temps, Bernard Léopold, architecte de Morlaix, conduit les travaux de consolidation des murailles et de mise en sécurité. Un chantier qui va durer neuf mois environ. Présence aussi de M. Tynevez, du Service régional d'archéologie et de Michel Le Goffic, archéologue départemental. Du beau monde autour du vieux donjon, mardi dernier. Ce ne peut être que prometteur pour l'avenir du programme des fouilles.


 L'enceinte haute a été fouillée pendant sept ans (2001-2007) par Jocelyn Martineau de l'INRAP. Ce fut une fouille exhaustive et programmée. La photo représente les fouilles de l'entrée du château en 2007.

Entre 2007 et 2010, après la première période de fouilles, est venu le moment d'aménager les lieux pour permettre l'accès aux visiteurs.

Les fouilles sur l'enceinte basse seront menées à partir de 2013 par Ronan Pérennec, archéologue au Centre Départemental d'Archéologie. (à lire plus bas)

Inauguration du site et ripailles


Télégramme du 14/6/2010

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Le samedi 12 juin 2010, le site a été inauguré.

Après 9 ans de fouilles archéologiques, le château est réouvert au public. Le Roc'h pris d'assaut. Des milliers de personnes ont célébré la réouverture officielle du Roc'h-Morvan, samedi, à La Roche-Maurice. Prélude aux futurs assauts de touristes et habitants du coin ? Le site vaut en tout cas largement le détour.

(photo : Sous le regard de Josselin de Rohan, ancien propriétaire, les élus
locaux ont officiellement rouvert le Roc'h au public, samedi matin)

Comment valoriser le site exceptionnel du Roc'h-Morvan, «vrai musée à ciel ouvert», selon les termes de la conseillère régionale rochoise Laurence Fortin, comptant parmi les derniers exemplaires de forteresses médiévales encore récupérables dans le Finistère ? La problématique imposée par le conseil général, propriétaire du Roc'h-Morvan, a guidé la réflexion de Dominique Lizerand, architecte du patrimoine, à qui le Département a confié la tâche d'organiser un circuit d'interprétation dans l'enceinte. Mission dont elle s'est acquittée avec un certain brio, usant d'efficace sobriété pour retranscrire les éléments fournis par les érudits.

«Le faire vivre maintenant»
Ceci étant accompli et dans l'attente de nouvelles découvertes archéologiques dignes d'autant d'intérêt, d'autres questions se posent. Comment motiver le déplacement des visiteurs ? Les élus locaux vont devoir monter au créneau. «Il nous appartient de faire vivre ce Roc'h, insiste Jean-François Jaouanet, maire de La Roche-Maurice et président de la communauté de communes, au travers d'actions à l'attention des scolaires, des animations ou des visites guidées». À ces fins, la transformation de la maison située à l'entrée du site, récemment acquise par la commune de La Roche, en maison d'accueil et d'interprétation devrait révéler sa pertinence. Encore faut-il faire connaître son existence et plus encore, celle du site. L'idée d'ériger un panneau touristique en bordure de voie express a ses partisans. Il pourrait non seulement indiquer la présence du Roc'h-Morvan mais aussi celles du pont de Rohan, des enclos et autres éléments majeurs du patrimoine du pays de Landerneau. Mais l'État a engagé la marche arrière sur les panneaux publicitaires au bord des routes.

Les Rochois font honneur
La maison du tourisme intercommunale devrait subir moins d'entrave dans son entreprise de communication. Ses animatrices attendent le feu vert des élus. Et s'il fallait trouver des ambassadeurs sur le terrain, les Rochois semblent naturellement les mieux désignés. Samedi, emboîtant le pas enthousiaste de l'association des artisans et commerçants locaux qui avait concocté les ripailles (repas, spectacles et feu d'artifice), ils ont démontré à des milliers de curieux leur attachement à leur vieux château, pierre angulaire de la renommée de leur commune. (source Télégramme du 14 juin 2010.

Télégramme du 14 juin 2010 - La Roche-Maurice. La renaissance du château


Panneaux d'interprétation et évocations vestimentaires de l'époque :
le Roc'h Morvan a retrouvé, samedi, des aspects de son passé. Photo Y. L.G.

Après neuf ans de fouilles archéologiques ayant mis au jour des éléments enfouis depuis des siècles, le Roc'h Morvan, se livre aux regards des contemporains. Une seconde vie pour cet édifice qui fut, six siècles durant, propriété de la famille de Josselin de Rohan.

« Lorsque j'ai découvert pour la première fois, en 2001, cette tour au sommet d'un rocher, envahie de ronces et de pierres tombées, je me suis dit qu'il y allait avoir du boulot ». Archéologue à l'Inrap, Josselin Martineau avait vu juste. Armés de brosses, de peignes et de beaucoup, beaucoup de patience, le directeur de fouilles et son armée de volontaire ont réussi, au prix de sept années de campagne, à dégager pas moins de 800m cubes de remblais de l'enceinte médiévale.

Mille ans d'Histoire
Samedi, tous les officiels invités aux ripailles du Roc'h, marquant la réouverture du château de La Roche, au public, s'accordaient à saluer la pertinence de cette entreprise de forçats. Les dégagements de la porterie «léonarde» caractérisée par un système original de portes en chicane, d'une partie du donjon ou encore d'une cache renfermant des éperons dorés ont ravivé la mémoire d'un édifice marqué, depuis près de mille ans, par les vicissitudes de l'Histoire.

De Morvan...
Érigé au XIe siècle par un certain Morvan, seigneur de Cornouaille, au-dessus de la vallée de l'Elorn pour surveiller ces coquins de Léonards d'en face, le Roc'h est finalement tombé dans l'escarcelle des seigneurs de Léon. Objet de moult autres disputes par la suite, son histoire est brillamment contée par le médiéviste Patrick Kernévez et retranscrite sur les panneaux d'interprétation (phases de construction, reconstitution de scène de la vie quotidienne) qui balisent le parcours dans le château.

... À Rohan
Parmi les premiers visiteurs, samedi, Josselin de Rohan s'est réjoui du résultat : « Ce château qui fut pendant près de 600 ans dans la famille, se trouve aujourd'hui en bonne garde entre les mains du conseil général du Finistère ». Avant d'ajouter, grand seigneur, au président Pierre Maille et au conseiller général François Marc : « J'abandonnerai mes droits au Département si de nouvelles fouilles découvraient un trésor ». Intervention à prendre évidemment au second degré puisqu'en 1987, le conseil général du Finistère a récupéré une ruine que les deniers personnels de l'élu morbihannais n'auraient pu restaurer si remarquablement. Le conseil général a investi 570.000 EUR (HT) dans la valorisation du site et de ses pans exhumés : « La moitié a servi à consolider les maçonneries mises au jour. L'autre moitié, à aménager un parcours sécurisé pour les visites libres, à réaliser les panneaux d'interprétation et à valoriser l'entrée du site (aménagement d'une placette) ainsi que les chemins piétons autour », précise Dominique Lizerand, architecte du patrimoine, retenue par le Département sur ce projet.

Encore beaucoup à découvrir
S'il pouvait choisir, Josselin Martineau préférerait le scénario inverse : d'abord trouver des sous puis poursuivre les fouilles. « Cette première phase n'est qu'un début. Seul un dixième du site a été fouillé. Il reste à examiner le village d'origine de La Roche et la partie orientale du site où l'on suppose l'existence ancienne d'un second logis ». Un dossier va être déposé dans ce sens à la Drac et au Département. Le Roc'h Morvan n'a peut-être pas fini de livrer ses mystères. Pratique Les visiteurs peuvent accéder au site tous les jours, de 10h à 18h. S'ils arrivent trop tard, ils pourront toujours apprécier la mise en lumière des vieux remparts, autre nouveauté. Visites libres et gratuites.

Les fouilles de l'enceinte basse à partir de 2013

Travaux préalables en 2013 :
Du 27 juin au 8 juillet, on a fait du terrassement et on a évacué des déblais. Il n'y a pas eu de sondages préliminaires à notre intervention, les informations que nous avions étaient suffisantes pour avoir une indication sur l'épaisseur des remblais de démolition, à savoir 2 m. Leur décapage s'est fait au moyen d'une mini-pelle, l'évacuation des déblais à la brouette à moteur chenillée. Du 21 au 30 octobre, décapage, nettoyage et fouille manuelle des structures mises à jour. La première campagne de fouille ce sera en été 2014.


Reprise des fouilles en 2014

Reprise des fouilles en 2014, mais sur l'enceinte basse, cette fois-ci.
Pendant cinq semaines, des jeunes bénévoles se sont relayés sur le site du château de Roc'h-Morvan. Cet été, de nouvelles fouilles archéologiques ont été menées au château de La Roche-Maurice. La résidence des seigneurs de Léon n'a pas encore dévoilé tous ses mystères.

Le château de La Roche-Maurice avait déjà livré une partie de ses secrets en 2007, lors de précédentes fouilles menées par le castellologue Jocelyn Martineau. Cette année, les recherches, financées par le conseil général et entamées, le 15 juillet, par l'archéologue Ronan Perennec, médiéviste, se sont focalisées sur le logis aristocratique situé en contrebas, sur la droite. À coups de truelles et de pelles, les apprentis archéologues venus donner un coup de main pendant quelques semaines, ont tenté de tirer des informations sur les différents niveaux de sols présents sur le site : « Nous souhaitons comprendre les circulations, les modes de vie du logis et saisir comment fonctionnait l'ensemble », note l'archéologue. En effet, pas facile de savoir à quelles époques appartiennent les différents parements qui apparaissent. Et pour cause, au fil des siècles, plusieurs bâtiments se sont superposés. Ce sera alors à l'archéologue de « faire parler les pierres » et de dater ces multiples strates : « On fouille, couche par couche, du plus récent au plus ancien. On a des traces de démolitions très marquées, à la fin du XVe siècle. Je dois vérifier, bien sûr, mais cela pourrait dater de la guerre d'Indépendance de Bretagne », ajoute l'archéologue. « Les fouilles constituent la première étape. Pour l'instant, on amasse des données », résume-t-il et les résultats sont « encourageants ».

Une douzaine de bénévoles
Des données récoltées par la douzaine de bénévoles venue de toute la France. Essentiellement des jeunes. Ils sont étudiants en histoire de l'art, en archéologie, en géographie, ou bien enseignant. Quelques néophytes sont aussi venus grossir l'équipe : « Par principe, il faut des débutants. Il y a des gens qui ne sont pas en archéologie mais qui sont très intéressés, donc j'essaye de panacher », explique Ronan Perennec. Débutante, Typhaine Bellat n'en est pas une. Cette ancienne étudiante en archéologie a passé cinq semaines sur le site. Protège-genoux en place, dos courbé et pelle en main, la jeune femme s'est focalisée sur la tour, qui n'avait pas été exploitée depuis les années 70. Après un travail minutieux et délicat, elle a atteint une partie charbonneuse, sous 30 cm de terre. Les recherches détermineront, par la suite, à quoi correspondent ces traces noires. Et ce n'est pas fini : après s'être débarrassé de tessons de bouteilles de bières (contemporaines celles-ci), Typhaine a atteint une fosse pleine d'ossements. De quoi attiser la curiosité des chercheurs. Pour Leslie Bohlay, en deuxième année d'archéologie à Strasbourg, c'est le premier chantier sur un site médiéval. Mais la jeune fille a déjà pris part à des fouilles paléontologiques, partout en France.

15.000 touristes chaque année
Tout ce petit monde est logé dans une auberge de jeunesse à Brest. Un bon moyen de nouer des liens : « L'ambiance est très sympa », confesse Leslie. Une fois les résultats connus, la ville espère exploiter ces nouvelles informations pour valoriser le village, qui accueille déjà, chaque année, près de 15.000 visiteurs. (Télégramme du 13 août 2014).


En 2018, le 16 juin, Ronan Pérennec présente l'avancée des fouilles sur l'enceinte basse, lors d'une conférence avec projection, puis amène les auditeurs visiter les lieux.


Une partie des auditeurs de Ronan Pérennec - 16 juin 2018 +

Lors des Journées nationales de l'archéologie, le public a profité de la présence de Ronan Pérennec, l'archéologue du Conseil départemental (au centre sur la photo), pour venir comprendre au mieux l'histoire du château de Roc'h Morvan. « L'extension régulière des surfaces ouvertes et la poursuite de la fouille dans tous les secteurs, permettent chaque année une connaissance plus fine du château et de son évolution », note-t-il. Peu de châteaux médiévaux ont fait l'objet d'études archéologiques en Basse-Bretagne, Roc'h Morvan, propriété départementale, « est de ce point de vue une exception et un site de référence ».

Tour d'artillerie, porterie, dallages...
Durant sept ans, l'enceinte haute a été fouillée et depuis 2014, le service d'archéologie départemental a pris le relais « et ces recherches ont fait émerger progressivement le château des remblais qui le recouvraient. Maintenant, on comprend mieux son organisation spatiale mais aussi ses évolutions au fil du temps et des modifications qui y ont été apportées », note Ronan Pérennec. Les éléments de défense ont ainsi notablement évolué, au fur et à mesure des progrès de l'artillerie, dont le château se dote aussi.

Les fouilles 2017 ont permis de « documenter davantage les modalités de construction du château du XIIe siècle ». Les fouilles de l'angle nord-est, jusqu'aux niveaux de fondations du XIIe siècle, permettent de mieux renseigner la destruction du château. Mais il est toujours impossible d'identifier les parties du château qui ont été reconstruites par les troupes royales en 1489. La fouille rend en revanche compte d'une destruction en grande partie volontaire, lors de la reconstruction.

Pour véritablement comprendre l'activité sur le château rochois suivons le guide Ronan Pérennec. Découvrons la tour d'artillerie, la porterie, les dallages... C'est la première fois depuis la reprise des travaux en 2014, que les résultats ont été montrés au grand public.
En mairie, avec une projection vidéo et, ensuite, visite commentée de la Maison du patrimoine et de la zone de fouilles avec des vestiges visibles depuis un petit belvédère. Les guides de l'association Château et Patrimoine assurent la visite guidée de l'enceinte haute qui a été aménagée voilà plusieurs années et qui a déjà reçu 20.000 visiteurs. (d'après Le Télégramme du 16/6/2018)


Télégramme du 19 juillet 2019 - Roc'h Morvan. Douze passionnés fouillent le site du château

Depuis lundi, douze bénévoles dont six « récidivistes », encadrés de Ronan Pérennec, archéologue départemental, ont repris, jusqu'au 9 août, les fouilles du château de Roc'h Morvan. Cette année est la dernière inscrite dans la convention triennale. Et les résultats des fouilles devront démontrer l'intérêt à les poursuivre. « L'objectif est de compléter la vision de l'enceinte basse sous le donjon. Cette année, le terrassement est manuel, car on rencontre du végétal, les engins ne peuvent avoir accès ». Ainsi, le site a été préparé lundi. Et depuis mardi, l'équipe s'attaque aux fouilles.

Forcément, les regards des visiteurs curieux sont inquisiteurs. « On continue l'étude des murs pour comprendre (l'architecture du château) et affiner les plans chaque année », explique Élodie Guézennec, régisseur des collections archéologiques. Et quand on lui demande si le groupe a trouvé quelque chose d'intéressant, la réponse est affirmative. « De belles céramiques », se satisfait Élodie Guézennec, qui vient pour la quatrième année pendant ses vacances.

« Plus de questions que de réponses »
Ce qui plaît à Ronan Pérennec dans ces fouilles, c'est qu'elles sont pleines de surprises. « L'archéologie apporte plus de questions que de réponses, et il y a toujours une part d'inconnu ». À l'en croire, elles sont aussi instructives : « Les poubelles dépotoirs nous apprennent beaucoup sur la vie des gens ». Armées de pioches, de piolets, de truelles et de brosses, Sophie Duhamel, en master d'archéologie, et Émeline Anciaux, en troisième année de conservation d'art à Liège, essaient de faire ressortir avec délicatesse « la roche mère, qui semble torturée », au pied de la tour d'artillerie. « Nous sommes des passionnés », s'exclame Élodie Guézennec. Chaque matin, voilà le groupe reparti dans les fouilles, motivé par le mystère que renferme le château médiéval. Un château qui se dévoile un peu plus chaque été.


Télégramme du 12 août 2019 - Roc'h Morvan. Un éclairage riche sur la vie des habitants

Une partie de l'équipe fouillant, grattant, au pied du donjon, et prenant des mesures dans l'enceinte basse.

Après un mois, la sixième édition des fouilles au château de Roc'h Morvan s'est achevée jeudi, sous une pluie fine. Secondé de dix bénévoles, de Bertrand Grall, dessinateur topographe et d'Anne Kergournay, archéologue du Conseil départemental d'archéologie, Ronan Pérennec, archéologue départemental, est le responsable des fouilles. Il précise que « les murs découverts cette année sont la suite de ce qui a été mis à jour en 2015 ». Chaque année, les fouilles permettent d'affiner et de comprendre l'architecture et sa chronologie. Le site escarpé du château complexifie les fouilles réalisées à la main sous le donjon, mais elles permettent de compléter sa vision. Les remblais évacués par des bennes vite remplies ont freiné le travail minutieux des fouilleurs monopolisés par cette tâche nécessaire. L'archéologue préfère « conserver des paliers de sécurité » afin d'éviter des glissements de sol possible avec l'argile.
À ce jour, « la moitié de l'enceinte basse est connue, mais sa partie ouest, sous le donjon, reste à découvrir ». Ce sera l'objet des fouilles intermédiaires.

Des petits caniveaux découverts
L'histoire de la vie des habitants du château se révèle peu à peu grâce au rejet de mobiliers, de céramiques, d'ossements de poissons, de mâchoires d'animaux. Ainsi aura-t-on la possibilité d'étudier l'alimentation des habitants du château, leur espèce animale préférée. « C'est un éclairage riche sur la vie des gens, poursuit l'archéologue. De plus, on a découvert que les déchets culinaires étaient jetés de l'étage de l'enceinte haute ». Cette année, des petits caniveaux ont été dévoilés. Ils permettaient ainsi de récupérer l'eau de pluie. Elle était recueillie dans la citerne découverte lors des fouilles de l'été dernier, près de la courtine (rempart) nord. Cette réserve permettait aux gens de ne pas mourir de soif lors des offensives.

Actuellement, cinq belles céramiques, coloris ocre, dont les débris ont été trouvés lors des fouilles de 2017 et 2018, trônent dans la salle des mariages de la mairie. Elles ont été apportées avec beaucoup de précaution par Ronan Pérennec, car très fragiles, lors des Journées archéologiques les 15 et 16 juin derniers. Reconstituées délicatement par Clément Le Guédard, céramologue, elles seront prochainement conservées au Dépôt de fouilles départemental en attendant une restauration et des possibilités d'exposition plus étendues.


Cette campagne de fouilles sur l'enceinte basse s'est achevée lors de l'été 2020. Elle a été suivie par un chantier de cristalisation, commencé en janvier 2021, pour permettre l'accueil des touristes en toute sécurité lors de l'été 2021. Voir ici.

Les fouilles intermédiaires

Eté 2021 : Chaque été, une partie de l’édifice est mise au jour. La partie ouest de l'enceinte basse, sous le donjon, reste encore à découvrir... L’équipe de fouilleurs se trouve, donc, cette année devant l’entrée de l’enceinte haute, au pied du donjon, non loin du logis seigneurial et de la porterie qui verrouillait l’accès vers les autres enceintes. Le chantier, petit et en hauteur, est physique... et il ne faut pas avoir le vertige.

L’objectif est d’éclaircir encore davantage l’histoire, parfois chaotique du château : l’édifice avait servi de prison et même de carrière pour la reconstruction du bourg de La Roche-Maurice. « Pour le moment, on enlève des remblais du XXe siècle ou du XIXe siècle. L’idée, c’est d’atteindre les couches du XVe siècle », explique Valentine, étudiante... et de mettre en évidence la liaison entre l'enceinte haute et l'enceinte basse.

Un travail de fourmi, qui ne rebute jamais Ronan Perennec, l’archéologue. « On touche concrètement du doigt l’histoire des Hommes, c’est ça qui est passionnant ! »

(D'après Le Télégramme du 22/8/2021)

 Les fouilleurs bénévoles évoluent dans un périmètre réduit, au pied de l’enceinte haute du château. (Photo Anna Quéré / Le Télégramme)
 

(A suivre)

Les fêtes autour du Roc'h

  1. 1992, samedi 23 mai : les premières fêtes médiévales de La Roche-Maurice
  2. 1993, samedi 15 mai : deuxième édition des médiévales
  3. 2010, samedi 19 juin : première édition des Ripailles du Roc'h, organisée par la municipalité et l'ACAR (Association des Commerçants et Artisans Rochois)
  4. 2012, samedi 2 juin : 2è édition des Ripailles, organisée par la municipalité et l'ACAR
  5. 2014, samedi 14 juin : 3è édition des Ripailles, organisée par la municipalité, l'ACAR et Château et Patrimoine
  6. 2017, samedi 8 juillet : organisée par Festi Roc'h en collaboration avec la municipalité
  7. 2019, samedi 29 juin : organisée par Festi Roc'h
1 - Les premières Médiévales à La Roche-Maurice (1992) :

Elles furent organisées après le rachat du Roc'h à la famille de Rohan, suivi de sa sécurisation et de sa mise en valeur.
C'était le samedi 23 mai 1992, et ces fêtes, dites Médiévales de l'Elorn, connurent un énorme succès, en attirant "800 personnes, malgré le temps frais qui reste un des aléas majeurs des rassemblements en plein air" (source BM 04/93).

Les vaillants marcheurs de la Compagnie Médiévale de La Joyeuse-Garde avaient fait à pieds le chemin de La Forest jusqu'au Roc'h. Le soir, après le banquet en plein air sur la place du château, on vit un cracheur de feu et un prestidigitateur, dans des spectacles étonnants. A la nuit tombée, une procession aux flambeaux descendit du donjon, tandis qu'un combat médiéval à l'épée, opposant de deux guerriers, s'engageait sur la place à la lueur des torches.

Commémoration : Naissance d'Hervé VIII de Léon au château de La Roche en 1341.

2 - Deuxième édition des médiévales (1993) : avec de nouveau la participation de l'association de la Joyeuse-Garde.

Commémoration : Un cortège en costume d'époque s'est formé près de l'école et remonte la rue du Morbic vers le château, accompagné de musiciens. Au pied de la forteresse, chevaliers et leurs dames, curés, manants et seigneurs assistent à la remise des clés  à Erard de Léon par Guillaume du Chastelier, son beau-frère. En effet, Erard est l'héritier légitime du Roc'h depuis le décès son neveu Herve VIII en 1363.

Plus tard, dans la journée, le nouveau seigneur rend la justice sur la place publique devant le peuple, puis les villageois sont invités à déguster l'hypocras, vin du moyen-âge. Ensuite, ce sera l'heure du cochon grillé, la soirée se termine avec l'adoubement d'un chevalier par Erard de Léon et des danses moyen-âgeuses.

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En tête de sa troupe Erard de Léon arrive au pied de Roc'h morvan, pour recevoir les clés du château des mains de Guillaume Le Chastelier (OF 17/5/1993)

3 - Les premières Ripailles (2010) :

Le samedi 12 juin 2010, le site a été inauguré et réouvert au public suite à la première période de fouilles programmées et plusieurs années de valorisation et de sécurisation des lieux. Cette inaugurantion tant attendue méritait bien une grande fête. Le programme de la journée était prévu ainsi :
- de 10h à 18h, un jongleur cracheur de feu, un campement médiéval avec reconstitution d'activités d'époque par une troupe costumée tiendront le siège.
- à 11h, Pierre Maille du Conseil Général, préside la cérémonie de réouverture officielle du château aux visiteurs après huit années de fouilles archéologiques.
- à partir de 19h : cochon grillé accompagné d'animations musicales jusqu'à 1h.
- à 23h30 : embrasement du Roc'h Morvan et feu d'artifice.

4 - La 2è édition des Ripailles (2012) :

Pour sa seconde édition, les Ripailles du Roch se sont étoffées, pour le plus grand bonheur des visiteurs venus plus nombreux cette année, malgré une météo aléatoire. Deux ans après la réouverture du Château de la Roche-Maurice, les Rochois ont à nouveau vu débarquer des couloirs du temps, de valeureux seigneurs, des dames coiffées de hennin, de jeunes damoiseaux et un moine bien particulier. Ce défilé très coloré a sonné l'ouverture des Ripailles du Roch. Le public a su profiter, tant du marché médiéval que des attractions organisées pour l'occasion.

De vrais troubadours : Il y en a eu pour tous les âges et pour tous les goûts, à condition bien sûr d'être sensible à une époque de l'histoire vieille de plus de mille ans. Spectacle aérien, déambulations sur échasses, jonglerie arithmétique, les performances de la compagnie Cirque en spray ont transmis une énergie joyeuse tout au long de la journée. Si les aléas de la météo ont poussé certains sous les barnums, la pluie s'est éloignée et les cordes de la harpe celtique d'Anne Postic ont enchanté des spectateurs venus spécialement pour l'écouter.

Oeuf de dragon ne tourne pas rond : Les plus grands en ont eu plein les yeux et les oreilles, mais les enfants n'ont pas été en reste, avec une pièce drôle et pleine de mystère, jouée par la compagnie Lysandore autour de l'éveil d'un dragon. Pour satisfaire, les plus curieux, la visite du château a été un moment fort, les costumes de certains donnant un aspect très vivant à ces lieux pourtant abandonnés, mais qui ont abrité les fastes d'une époque révolue.

Une soirée au coin du feu : Une fois les concerts terminés et le repas achevé, dans une ambiance conviviale, le feu d'artifice et le feu de joie ont rivalisé pour illuminer le château de couleurs éphémères. Une bien belle journée. (Télégramme du 4/6/2012)

5 - La 3è édition des Ripailles (2014) :


Le groupe de musique médiévale Waraok participera à la fête médiévale samedi 14.

La troisième édition de la Fête médiévale et des ripailles, organisée par la municipalité avec l'Association des commerçants et artisans rochois ainsi que l'association Château et patrimoine, aura lieu le samedi 14 juin. Une grande journée de fête s'annonce autour d'un beau programme.
La Fête médiévale débutera à 15 h 30 avec le départ du défilé, qui sera formé sur le parking des Écoles pour se rendre dans le centre bourg. « Cent trente enfants costumés prendront part à cette animation », notent les organisateurs, qui mettent à l'honneur les jeunes Rochois.

Cracheur de feu, échassiers...
Pour ouvrir le défilé, le groupe des cavaliers en arme de Morlaix et les échassiers du centre équestre de Coat-Congar, de Morlaix également. Suivra le groupe de musique médiévale de Waraok, habitué des lieux pour y être déjà venu lors de la Fête médiévale de 2012.

Ensuite, viendront les invités du seigneur Hervé VI du Léon. Tous se rendront sur l'esplanade « où ils seront accueillis par Hervé VI avant de gravir les marches du château où seront postées les figurines des légendes, réalisées par les Patrouilleuses de La Martyre », précise Jean-Yves Choquer, président de Château et patrimoine.
Puis, ce sera l'heure, pour Hervé VI, de recevoir en audience, en bas des marches, une délégation de bourgeois de Landerneau à qui il remettra la Charte de la fondation de leur hôpital. Il recevra aussi les moines de l'abbaye de Daoulas pour l'instauration de la Coutume du vin.

De 16 h 30 à 19 h, place aux réjouissances autour des deux campements installés sur l'esplanade. Un combat de chevaliers, un cracheur de feu, des déambulations d'échassiers... Mais aussi les aubades du groupe Waraok.

Lors de la visite des campements, seront présentées les armures et des armes de l'époque médiévale.
Vers 17 h 30, place aux légendes du château racontées par Isabelle Diverrez, conteuse, accompagnée à la harpe par Anaëlle Fichou.
À 18 h 30, concert avec la chorale l'Air du Temps.
À 19 h, les commerçants-artisans seront sur le pont pour les ripailles. Billetterie du cochon grillé, dès 18 h 30. « Nous pourrons servir environ 600 couverts. »
Trois groupes animeront la soirée. À 23 h, feu d'artifice et embrasement du château.
Repas sous chapiteau : 10 Eur, adulte ; 5 Eur, enfant. (source Ouest-France du 07/06/2014)

6 - Festi Roc'h (2017) :


L'assaut contre les remparts - 9 juillet 2017

De nouvelles fêtes ont été organisées, le 8 juillet, par l'association Festi-Roc'h, créée en 2016   pour prendre le relais de l'ACAR.

Montfort et Blois remettent ça ! L'assaut contre les remparts du Roc'h Morvan mettait aux prises les soldats de Jean de Montfort et ceux d'Hervé VII.

Après avoir dormi au pied des remparts du Roc'h Morvan, la troupe d'Ar Soudarded les a pris d'assaut, hier après-midi. Du moins les membres qui campaient les rôles des soldats de Jean de Montfort et de leurs alliés anglais. Plus haut, entre les créneaux, les attendaient de pied ferme leurs camarades de jeu qui avaient endossé les costumes de la garde d'Hervé VII, seigneur de Léon. Ce dernier avait viré casaque en faveur de Charles de Blois, l'autre prétendant au trône du duché de Bretagne. Cet épisode de la guerre de succession (victoire des Montfort), datant de 1342, a été remis en scène (avec quelques licences sur les faits réels), sous les applaudissements du bon peuple de La Roche, dont une partie avait relevé le défi lancé par la mairie et l'association Château et patrimoine rochois de se parer des chatoyants atours médiévaux. 800 convives devaient participer au banquet nocturne, clôturant les gentilles fêtes médiévales comme il en est de bon aloi. (Télégramme du 09 juillet 2017).

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Télégramme du 11 novembre 2016 - Ripailles. Naissance de Festi Roc'h

Lundi soir, les bénévoles souhaitant s'impliquer dans l'organisation de la fête des Ripailles qui se dérouleront le samedi 8 juillet se sont retrouvés afin de lancer la nouvelle association qui chapeautera cette manifestation. Issus de diverses associations de la commune, les membres de ce nouveau groupe ont décidé de nommer celle-ci « Festi Roc'h ». Le bureau : président, Pierrot Dantec ; vice-présidents, Jean Martin et Mathieu Sol ; secrétaires, Christophe Hili et Michel Le Néen ; trésoriers, Pierre Laudrin et Emmanuel Cabic.


Télégramme du 3/1/2022 - À La Roche-Maurice, un élan multigénérationnel pour Festi Roc’h

À la suite de la démission de Pierrot Dantec de la présidence de Festi Roc’h (voir le Télégramme du 7/12/2021), un nouveau bureau s’est constitué, à sa tête trois présidents (Éric Morel, Nathalie Riou et Emmanuel Cabic). Le secrétaire est Mickaël Pont, le trésorier Pierre Laudrin, le vice-trésorier Éric Guen et le responsable de l’activité char Arnaud Abily. Festi Roc’h compte plusieurs nouveaux membres, parmi lesquels des jeunes Rochoises et Rochois souhaitant entrer dans la vie associative (la plus jeune est âgée de 14 ans).

Des projets pour 2022 : « Nous accueillerons avec plaisir toutes nouvelles personnes intéressées. Nous avons également parmi les nouveaux membres de l’association des commerçants, artisans et agriculteurs de la commune, ce qui est complètement en phase avec les statuts de l’association : animer la commune en relation avec les différentes associations, la municipalité et nos artisans et commerçants », précise Emmanuel Cabic, coprésident de l’association. Il ajoute : « Concernant les projets à court terme, nous participerons en avril au carnaval de la Lune étoilée, à Landerneau, avec un char. Par ailleurs, nous étudions l’éventualité d’organiser une course de caisses à savon à la fin du printemps ou cet été... ».

7 - Festi Roc'h (2019) :

L'équipe de Festi Roc'h, association présidée par Pierre Dantec (à gauche),   
est en pleine préparation de la fête des Médiévales, prévue le samedi 29 juin.

La seconde édition par Festi Roc'h des Médiévales aura lieu le samedi 29 juin, au pied du château Roc'h Morvan. Elle proposera un savant mélange de jeux, de spectacles et de festins, couronnée par l'embrasement de la forteresse. Elle investira les places, les rues et le château Roc'h Morvan.
Dès 11 h, les troupes de soldats, Ar Soudarded, installées sur la Grand-place et au pied du château, feront une montre d'armes.
À 14 h, le défilé des enfants partira de l'école vers le bourg, accompagné par les gueux, les hommes en arme, enfants et adultes costumés. Enfiler une cotte de mailles ou batailler à l'épée sera permis à côté des tireurs à l'arc, du cracheur de feu et des balades à cheval. Le public pourra jouer aux jeux anciens bretons fabriqués par l'association La Lunaire.
Vers 16 h, l'assaut du château et les combats dans la montée au donjon démarreront. Hervé Le Bras, responsable de la communication à Festi' Roc'h, promet « des animations permanentes et une plongée dans l'esprit médiéval tout au long de la journée ». Les ripailles débuteront à 19 h. Au menu, un grand festin avec cinq cochons grillés, rôtis dès le matin sur la place du château.
Vers 20 h, un bal populaire, orchestré par Patrice Rousseau, débutera en attendant le feu d'artifice à 23 h. « Le feu d'artifice, tiré du donjon, se voit de très loin. Les lumières et la fumée révèlent les ombres du château, c'est une véritable féerie », annonce Pierre Dantec, président de Festi Roc'h. Ce sont 85 bénévoles qui préparent les Médiévales et attendent le public pour une journée de fête populaire.
Samedi 29 juin, Médiévales de Roc'h Morvan, à La Roche-Maurice. Entrée gratuite. Toute la journée, visites du donjon et du chemin de ronde, la maison du patrimoine sera ouverte. Il est conseillé de réserver pour le repas du soir. Les tickets sont en vente dans les commerces rochois. (source Ouest-France du 10/6/2019).

Il a dit "5 cochons grillés", mais pour cela il faut du bois  1.073 repas ont été servis.

Quelques compléments sur les festivités ICI.

J'crois bien, qu'il en faut du bois !!!                Photos Hervé Le Bras - 4/3/2019 X

Le site touristique


Les guides

2012 - Un point sur les visites libres et guidées

Sur la photo : Jean-Yves Choquer, Amélie Bousquier, Clotilde Martin, Régis Le Gall-Tanguy et Hervé Le Bras (vice-président de Château et Patrimoine rochois).

Cent personnes par jour
L'ancienne résidence des seigneurs de Léon attire, tous les jours, de nombreux visiteurs. Cet été, une centaine de personnes ont franchi, quotidiennement, les marches du château de Roc'h-Morvan. Après une longue période de fouilles architecturales, l'édifice a été consolidé pour offrir, aujourd'hui, un bel ouvrage. L'aménagement du parcours par des panneaux signalétiques permet aux curieux de replonger dans l'époque médiévale.

20 à 50 visites guidées par jour
Un guide a été recruté par la communauté de communes pour assurer l'accueil du Point information et mener les personnes sur le chemin du château. Régis Le Gall-Tanguy parle de « vingt à cinquante visiteurs, par jour, intéressés par la visite guidée. Les autres se déplacent à leur gré sans guide. Les retours sont toujours très satisfaisants. »

Les Italiens en nombre...
Les Italiens sont des gens friands de patrimoine. « Contrairement aux années précédentes, ils sont nombreux, cette année », se réjouit Jean-Yves Choquer, nouveau président de l'association Château et patrimoine de La Roche-Maurice, qui compte une douzaine d'adhérents.

... les Anglais absents
Quant aux Anglais, « ils sont moins nombreux mais les Allemands sont là. On a quelques visites de Tchèques, de Japonais, Thaïlandais ou Néerlandais. La majeure partie de l'accueil concerne les locaux ou les Finistériens, en général », confie Régis Le Gall-Tanguy. Archéologue-historien, il vient de passer sa thèse en histoire médiévale, après avoir suivi les campagnes de fouilles (2002 à 2007) à La Roche-Maurice. Côté fréquentation, « juillet a été atone ». Août affiche de bons chiffres.

L'enclos paroissial
Durant l'année, Clotilde Martin et Amélie Bousquier étudient respectivement les lettres modernes et les langues étrangères. Du haut de leurs 20 ans, durant le mois d'août, elles sont les représentantes de l'association de Sauvegarde du patrimoine religieux en vie (SPREV), dans l'église Saint-Thomas à Landerneau, l'enclos de La Martyre et de La Roche. « On aborde les aspects religieux, la lecture des vitraux... On s'adapte aux visiteurs, on rend la visite interactive pour intéresser vraiment », confient-elles. « Nous accueillons, en moyenne, trente personnes par jour, à La Roche-Maurice. » (Ouest-France du 23/8/2012)


2015 - Création d'un jardin médiéval


Une partie du jardin médiéval - été 2015

Un jardin médiéval est créé. Il contient des plantes médicinales et tinctoriales utilisées au moyen-âge. Elles proviennent de l'abbaye de Daoulas, qui possède 370 variétés de plantes différentes.

Fréquentation du site
Visiteurs annuelsSources
10.000Ouest-France du 10/12/2013
15.000Télégramme du 13/8/2014
20.000Télégramme du 16/6/2018
30.000Bulletin municipal
mars 2020
2017 : Création de la maison du patrimoine

Jusqu'à cette année-là les guides accueillaient les visiteurs dans l'ossuaire, qui servait aussi de salle pour de multiples expositions.

Construite entre la place du bourg et le Château de Roc'h Morvan, la nouvelle Maison du patrimoine a de quoi séduire. Bâtie sur les anciens fossés du château, la construction contemporaine d'une surface de 60 m2 est entièrement démontable pour poursuivre un jour des fouilles dans les sous-sols.

Édifiée en bois, la Maison du patrimoine offre deux salles lumineuses. Une scénographie remarquable invite le visiteur à découvrir trois espaces. « Celui de l'histoire du château de Roc'h Morvan et ses fouilles et celui du territoire de Landerneau-Daoulas, note Laurence Fortin. Le site est évolutif, on pourra y intégrer tout ce que l'on souhaite. Les objets archéologiques des fouilles seront aussi présentés ».

Deux tablettes tactiles ont été installées afin de choisir de s'intéresser à l'un des quinze thèmes diffusés sur les quatre écrans. (source Ouest-France du 02/07/2017).

2021 - À la découverte du château pendant l'été.

Dès le lundi 19 juillet 2021, la maison du patrimoine proposait de découvrir une partie du château de La Roche, accessible depuis quelques jours.

De gauche à droite, Morgane Beaudouard (guide touristique de Landerneau), Morgane Quentric Bowman (vice-présidente de la communauté de communes en charge du tourisme), Maureen Gautier, Hervé Le Bras, Rachel Sehedic et Lénaïc Blandin, ont mis en place les visites guidées du château.

La maison du patrimoine annonçait : " Des visites guidées de la partie droite du château seront organisées gratuitement. Maureen Gautier, étudiante de 23 ans, curieuse et très intéressée par l’histoire, sera en charge des visites, du jeudi au lundi, à 17 h. Pour ceux qui le veulent, Maureen proposera une visite en breton. « Cette idée semble logique, car je souhaite devenir professeur des écoles bilingues, section breton », explique-t-elle.

Après que des fouilles aient été organisées depuis 2013 avec l’archéologue Ronan Pérennec, des travaux ont pris place, cette année, pour sécuriser le lieu et accueillir des visiteurs. Vous pourrez ainsi, visiter la tour d’artillerie en bénéficiant d’explications sur l’histoire du château datant du XIe siècle. Matériaux utilisés, histoire de construction, et récit autour de la vie du château vous seront racontés.

La partie gauche, autour du donjon, actuellement fermée, fera l’objet de fouilles pour les quatre prochaines années.

La maison du patrimoine sera, elle, ouverte la semaine de 10 h à 13 h, et de 14 h à 18 h, sauf les mardis et les mercredis." (source Ouest-France du 17/07/2021).

A la rentrée, Claudia Guidat, guide à la maison du patrimoine, a remplacé Maureen Gautier.

Annexes

Extrait de Les Rohan par Eric Mension-Rigau, 2017

Pendant la Révolution "... Tous les biens du duc sont mis sous séquestre. En 1799, celui-ci est levé. Mais, sa situation financière ne cessant de s'aggraver, un homme d'affaires, Louis Henri Janzé, entré dans la Société des maîtres de forges à laquelle les Rohan, avant la Révolution, déléguaient l'exploitation des forges des Salles et de Lanouée, lui propose de louer tous ses biens moyennant une redevance. Janzé, qui a été avocat au parlement Rennes, puis fermier général des messageries de Bretagne jusqu'à la suppression de toutes les fermes générales, est riche. En 1802, lorsque la liquidation des biens du duc est rendue inévitable en raison de l'ampleur des hypothèques qui les grèvent, pour la plupart antérieures à la Révolution, il rachète tous les biens qui sont situés dans le Morbihan, la Loire-Atlantique, les Côtes-d'Armor ou le Finistère : le château de Kerguehennec avec ses 2.000 hectares, ses 21 métairies et ses douze moulins, les forges des Salles et la forêt de Quénécan, les forges et la forêt de Lanouée, les châteaux et terres de Blain, de Pontivy et de Josselin, les ruines du château de Rohan, celles de La Chèze, près de Josselin, et dans le Léon celles de La Roche-Maurice et de Joyeuse-Garde, château connu pour être celui où se seraient retrouvés les chevaliers de la Table ronde... Seuls Josselin et quelques biens que les Rohan tiennent à conserver en souvenir de leur ancienne position seigneuriale, tels les châteaux en ruine du Léon, font l'objet d'une promesse de rétrocession au prince de Léon. Celle-ci est effective en 1814. ...

22/11/1814 - Rétrocession ou vente par M. le baron Louis-Henri Janzé à M. Louis Auguste de Rohan-Chabot (ADQ 63 J 2)

... a vendu entr'autres choses : Tous les biens immeubles et droits que comportait le domaine de Léon, consistant y avoir à Landerneau les anciens bâtiments, une halle, l'auditoire, la prison et un moulin abandonné ; à Daoulas, une maison et un four ; une maison et un four à La Roche, commune de La Roche, plus l'emplacement du ci-devant château de La Roche et une maison sur les ruines du château de Joyeuse Garde, commune de La Forest, arrondissement de Brest. ...

V. PIERRE BRANLANTE.

Dans la commune de La Roche-Maurice, sur le sentier conduisant du cimetière au pont, se rencontre, au milieu d'un grand nombre de rochers, une énorme pierre, posée sur un roc en place, qu'un enfant branle facilement. (source https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1888_0206_0249.html)

Sources des informations

ADB = Archives Départementales du Finistère à Brest
ADQ = Archives Départementales du Finistère à Quimper


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 André J. Croguennec - Page créée le 18/1/2022, mise à jour le 10/4/2022.

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