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Le château de Kernevez

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Les autres manoirs et châteaux
de La Roche-Maurice
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  1. Situation et plans
  2. Les origines du château
  3. Propriétaires
  4. Les résidents d'après les recensements
  5. Famille d'Audibert de Lavillasse
  6. Famille de Dieuleveult
  7. Famille Berthelot
  8. Photos
  9. Revue de presse
  10. Sources des informations

Situation et plans

carte

Sur cette carte récente, quelques châteaux et manoirs : Keraoul, Le Pontois, Kernevez et Keramer. Kerfaven et Kerlys ne sont pas visibles ici.
Il y eut d'autres manoirs à La Roche : Creac'h-Guinou (Kerguinou) et Pen-ar-Vern.
 

    Vue aérienne de 2015 (IGN)Afficher / Effacer les repèresCadastre napoléonien de 1811 - Section B3 de Keraoul   
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Le château de Kernevez n'apparaît pas sur le cadastre napoléonien de 1811 car il a été construit postérieurement au cours du 19è siècle, sur la parcelle B 889
 

Zoom sur les parcelles au lieu dit "Kernevez" en 1811
 
Nom de la parcelle et n°   PropriétaireNature
Parc bras88730Gme Dumaine de LanderneauLab.
Parc bras88830Gme Dumaine de LanderneauLande
Parc Leur88930Gme Dumaine de LanderneauLab.
Liorz a leur89067Jacolot de LanderneauCourtil
Jardin89130Gme Dumaine de LanderneauJardin
Jardinou892131 Mde Tabareux de LanderneauJardin
Vaguerez89330Gme Dumaine de LanderneauJardin
89430Gme Dumaine de LanderneauM et dép.
89525Hrs Jn Croguennec de PloudiryM
89631Gme Dumaine et Crs Landerneau (indivis) Dép.
89767Jacolot de LanderneauDép.
89867Jacolot de LanderneauM et dép.
899131Mde Tabareux de LanderneauPâture
Jardin bras90067Jacolot de LanderneauJardin
Foenec an ty90167Jacolot de LanderneauPré
Foenec an ty90267Jacolot de LanderneauLande
Jardin guénen90367Jacolot de LanderneauCourtil
Ar vagueureuz90467Jacolot de LanderneauCourtil
Jardinou905131Mde Tabareux de LanderneauCourtil
Jardin bihan90667Jacolot de LanderneauCourtil
Parc Benoit9074Ve Barbaroux de LanderneauLab.
Parc Anna9084Ve Barbaroux de LanderneauLab.

Les origines

L'année 1861 est la date la plus lointaine, où le nom de "manoir de Kernevez" apparaît, dans les recensements de La Roche. A cette date, le résident est Paul Marie de Lavillasse, 22 ans, agriculteur. Une "fille de confiance" et 3 domestiques habitent avec lui.
En 1866, on va y retrouver le même Paul Marie de Lavillasse, propriétaire, avec son épouse Nathalie Belhommet, et 6 domestiques.
Le couple et ses deux filles y sera présent jusqu'au recensement suivant en 1872.

En 1876, les résidents seront Paul de Dieuleveult, avec sa dame Pauline de Coatgoureden, leurs cinq enfants, et trois domestiques. Le 3ème des enfants est né au manoir de Kernevez le 4/4/1874, les deux premiers étants nés à Tréguier.

Il semble donc que le manoir de Kernevez a été construit par la famille d'Audibert de Lavillasse,
qui habitait alors le manoir du Pontois, où Paul est né.

Les propriétaires

  1. A partir de 1861, la famille d'Audibert de Lavillasse.
  2. 1872, Paul de Dieuleveult (voir la famille de Dieuleveult plus bas)
  3. 1914, Charles de Coatgoureden, neveu de Paul de Dieuleveult
  4. 1916, Arthur de Dieuleveult
  5. 1921, Charles Berthelot, vice-amiral (voir la famille Berthelot plus bas)
  6. 1949, Jean Berthelot, vice-amiral, fils du précédent
  7. 1995, depuis cette date le château n'appartient plus à la famille Berthelot


Cf quelques actes notariés et extraits du cadastre plus bas

Actes notariés :

Charles Louis Armand Jean de COATGOUREDEN, né le 20/2/1814, Mortain (50), décédé le 29/10/1850, Château de Kerjean, St-Vougay (à 36 ans), maire de St-Vougay.
Marié le 20/1/1840, St-Vougay, avec Stéphanie Marie Adélaïde DE FORSANZ, née le 20/6/1820, Garlan, décédée le 28/2/1887, Château de Kerjean, St-Vougay (à 66 ans), dont X

Cadastre de La Roche - propriétés bâties

case 32 - transcription partielle

(Cadastre La Roche - propriétés bâties - 1882-1911 - ADQ 3 P 239/4)

EntréeSortieNatureTiré dePorté àCatégories
 . . . .   Paul de Dieuleveult à Kernevez

NB. La date d'entrée de 1882 n'est pas significative >>
car c'est la date de création du document.

18821889B 889Kernevezmaison augm.26
18821889B 894   id.maisondémolie4
1882B 898   id.maison7
18891891B 889   id.maisonaugm.3233
1891B 889   id.maisonid.47
18821892B 701Moulin K/meurmaison+moulindémolie4
18821889B 701Moulin K/meurmaisondémolie3
case 23

(Cadastre, propriétés bâties, La Roche 1911-1932 - ADQ 3 P 239/5)

SortiePorté àNatureRevenuRev. 1926Nb ouvert. imposables
 . . . .   Arthur de Dieuleveult à Kernevez 1916111B 889Kernevezmaison431,2547
23B 889 bis   id.écurie et remise56,25
23B 898   id.maison45,007
case 111

(Cadastre, propriétés bâties, La Roche 1911-1932 - ADQ 3 P 239/5)

EntréeTiré deNatureRevenuRev. 1926Nb ouvert. imposables
 . . . .   M. de Coatgoureden Charles à Kernevez

1921  Berthelot Charles, épx Le Noar, amiral, 55 rue des Mathurins, Paris
191623B 889Kernevezmaison431,75568,7547
23B 889 bis   id.écurie et remise56,2575,75
23B 898   id.maison45,0055,007
192251B 955   id.maison67,5092,506
1923CNB 889   id.maison de garde45,0055,001 à 4

Les résidents d'après les recensements

 

Famille d'Audibert de Lavillasse

Joseph Marie François Etienne d'AUDIBERT de LAVILLASSE 1, né le 30 juillet 1780, Toulon, décédé le 18 septembre 1846, Pontois, La Roche-Maurice (à 66 ans).
Marié le 10 février 1814, Morlaix, avec Louise Olive DERRIEN, née le 3 octobre 1789, Carhaix, décédée le 23 janvier 1827, Morlaix (à 37 ans), dont Marié le 14 avril 1828, La Roche-Maurice, avec Louise Denise GUYMAR de COATIDREUX, née le 30 novembre 1803, Plouneventer, décédée le 11 décembre 1872, Les forges du Vaublanc, Plemet (22) (à 69 ans), dont

Personnes remarquables

1 Pour plus d'informations sur la famille d'Audibert de Lavillasse voir le chapitre qui lui est consacré.
 
2 Paul d'Audibert de Lavillasse

Avant de venir résider au manoir de Kernevez, Paul de Lavillasse habitait chez ses parents au Pontois. Curieusement, la famille de Lavillasse n'apparaît plus dans les recensements de 1851 et 1856 à La Roche. Le père Joseph Etienne étant décédé en 1846, la veuve dont les enfants étaient encore jeunes est allée s'installer à Saint-Brieuc près de chez sa soeur, Claire Marie Anne Perrine Guymar de Coatidreux, pour revenir au Pontois avant 1861.

Quant à Paul, qu'on retrouve dans les recensements de Kernevez à partir de 1861, il est qualifié d'abord d'agriculteur, puis de propriétaire, plus tard de lieutenant de louveterie et propriétaire. En 1876, à La Roche-Blanche, il est minotier.

En 1865, il a donc épousé Nathalie Belhommet, la fille de Nicolas Barthélémy, qui fonda une fabrique de bougies à Landerneau, et la soeur d'Amédée, véritable industriel, qui poursuivit l'oeuvre de son père.  .

Noël BELHOMMET. Marié le 17 janvier 1809, Landerneau, avec Marguerite DRANT, dont X

En tant que lieutenant de louveterie, il semble efficace car, le 24 novembre 1868, le maire de La Roche, qui n'est autre que son frère Léon, "écrit à M. le Sous-Préfet pour lui transmettre les pièces de M. Paul de Lavillasse constatant ses droits à des primes pour destruction de loups, avec prière de mandater la prime et de dire à l'ayant-droit quand et où il pourra toucher cette prime" (Correspondances du maire de La Roche - ADB 592 E DEPOT 5).

En 1873, Paul de Lavillasse et Amédée Collet, mari de sa belle-soeur, de Landerneau, déposent un brevet concernant un "procédé d'incinération de goëmons et principalement des goëmons verts"  .

REVUE DES BREVETS FRANÇAIS. 97653. Procédé d'incinération de goëmons et principalement des goëmons verts. COLLET et De LAVILLASSE, Landerneau (Finistère), 7 janvier 1873 et addition du 24 mai 1873. On a substitué, pour l'incinération des goëmons, aux anciens fours creusés dans le sable, des fours semblables à des fours à chaux, mais ce procédé lui-même est très défectueux et entraîne des pertes d'iodure, etc., par volatilisation.

L'appareil breveté par les auteurs, se compose d'un fort blocage en maçonnerie, avec revêtement intérieur de briques réfractaires, permettant l'incinération des varechs en vase clos, immédiatement après leur récolte, sans obliger de recourir à une dessiccation préalable, opération qui entraîne une grande perte de temps et nécessite un emplacement considérable. L'incinération se fait en vase clos, sous vent forcé, avec condensation des vapeurs résultant du traitement des matières humides. A la base du four est une grille formée de barreaux en fer creux dans lesquels circule soit de l'air froid soit de l'eau pour les empêcher d'être brûlés. A mesure que les matières sont incinérées, elles tombent sur une plaque où elles achèvent de se brûler à la faveur du courant d'air et du rayonnement du foyer ; elles prennent alors un état pâteux qui permet de les mouler en blocs. Les vapeurs et matières solides entraînées passent, avec les gaz, dans une chambre où elles se condensent tandis que les gaz sont renvoyés à l'aide des ventilateurs sous la grille du foyer. Le chargement du varech se fait par un gueulard muni d'un registre qu'on ferme après chaque chargement.

4166. Amédée Collet, Paul de Lavillasse, and Felix Alexandre Testud de Beauregard, of Rue Lafayette, 162, at Paris, for an invention of "an improved mode of treating in the humid way sea-wrack, sea-weed, and like plants and apparatus employed therein." Dated 18th December, 1873.

X

En 1881, le recensement de Landerneau le situe rue de la Tour d'Auvergne, il est horticulteur, vit avec sa femme, ses deux filles Louise (15 ans) et Jeanne (13 ans) et une domestique. Il y décèdera donc au n° 55 en 1884.

 

Famille de Dieuleveult

Paul Timothée de DIEULEVEULT. Marié le 2 mai 1829, St-Pol-de-Léon, avec Olympe de KERMENGUY, née le 4 juillet 1807, St-Pol-de-Leon, dont

Personnes remarquables

1 Paul de Dieuleveult :

Adjoint au maire et président du conseil de fabrique. "En tant que président du conseil de fabrique, il est parrain de la seconde cloche de l'église, dont la marraine n'est autre que l'épouse de Léon d'Audibert de Lavillasse. Deux de ses fils, Alain et Joseph, domiciliés au manoir de Kernevez, font partie du comité d'organisation des fêtes de La Roche en 1895" (Jean-Yves Choquer - Bulletin Municipal de La Roche - automne 2015).

 

2 Philippe de Dieuleveult : Philippe de Dieuleveult

Philippe naquit à Versailles le 4 juillet 1951, de Marc de Dieuleveult et de Jeanne Thomé, après 7 autres garçons. Il fit ses classes primaires à Viroflay, puis ses études secondaires au lycée Hoche de Versailles, mais ne manifestait pas une passion effrénée pour les exercices de l'esprit !

Dès son plus jeune âge en effet il avait fait preuve d'une vitalité et d'un tempérament sportif très développé qui le poussaient à préférer le physique à l'intellect. Scout après avoir été louveteau il avait trouvé dans ce mouvement un début d'accomplissement à son besoin d'aventure. En 1971, il partit pour 3 mois avec un ami accomplir un raid au travers du Sahara et en Afrique de l'Ouest, par les pistes du Tanezrouft et de Mauritanie et réaliser ainsi enfin son rêve ; qu'il renouvela en 1973 puis en 1974. Au troisième raid parmi ses 3 coéquipiers figurait une amie, Diane de Torquat, qu'il allait épouser le 28 mai 1977 et avec laquelle il eut 3 enfants : Erwann, Tugdual et Anaïd (née quelques jours après sa disparition).

Entre-temps, après avoir d'abord raté son bac, il le passa en candidat libre (ce qui lui laissait plus de loisir pour préparer ses expéditions !) puis obtint un diplôme de conducteur de travaux et effectua son service militaire au 1er R.C.P à Pau d'où il sortit officier de réserve et instructeur parachutiste. Il avait, pour subvenir à ses besoins, occupé toutes sortes d'emplois : livreur de paquets-cadeau, vendeur sur les marchés versaillais, agent de trains voyageurs, valet de chambre, peintre en bâtiment, surveillant d'études dans un lycée, colleur d'affiches, Père Noël, etc. A la même période, attiré par l'idée d'une carrière de comédien, il suivit le cours d'art dramatique de René Simon.

En 1976, après 6 mois de bénévolat à la Guilde Européenne du Raid et divers reportages photographiques, il participa à la mission Mercure, dont le but était de collecter des médicaments et de les transporter par voie routière jusqu'à Beyrouth.

La chance de sa vie fut sa participation en 1977-1978 à la Course autour du monde organisée par Antenne 2 ; en s'inscrivant à ce concours il expliquait ainsi ses motivations « La Course autour du monde est un jeu ? Je veux bien jouer ! Et si je joue, je jouerai à fond ! Pour moi la vie c'est l'action, et pour cela il faut être prêt avant même que le soleil se lève et foncer vers lui, en cueillant tout ce qu'il vous offre. Partir et revenir pour raconter.

Durant 4 mois il parcourut le globe terrestre envoyant chaque semaine à Paris, comme les 5 autres candidats, un sujet filmé et commenté : Classé troisième, il obtint la coupe de la meilleure interview. A l'issue de ce périple il avait trouvé sa profession : « journaliste d'images » et devint pigiste aux actualités télévisées d'Antenne 2. Dans ce cadre et pour des organismes tels que Médecins du Monde, il réalisa plusieurs reportages qui le conduisirent au Tchad, en Thaïlande, au Cambodge, au Kurdistan, etc.

En octobre 1980, Philippe occupa un nouveau rôle qui allait le faire connaître à travers la France et les pays francophones.
Reporter-animateur de l'émission télévisée la chasse au trésor , il avait rendez-vous chaque semaine avec les téléspectateurs et pendant 4 années allait leur faire partager son goût de l'aventure et les faire voyager à travers les cinq continents.

Parallèlement il poursuivit son activité indépendante avec des grands reportages, des conférences et même un disque ! En 1984 il publia J'ai du ciel bleu dans mon passeport livre de souvenirs. Le besoin d'aller toujours plus loin le poussa à organiser avec quelques amis et autres aventuriers une descente du fleuve Zaïre. L'Africa raft fut sa dernière aventure : avec les 7 compagnons qui participaient encore à l'expédition, il disparut le 6 août 1985, après avoir franchi le barrage d'Inga, non loin de l'embouchure, alors qu'ils atteignaient pratiquement le terme de leur périple.

Malgré les recherches, rien ne permit d'éclaircir les faits et il fut officiellement conclu à la disparition des membres de l'Africa raft par noyade. Cette disparition sur laquelle plane un mystère est digne d'un aventurier, et n'était-ce pas l'aventure à laquelle Philippe avait toujours aspiré !

Trouvé sur internet. Ecrit par x, en janvier 2005. Recopié par E.Polti.
 

3 Suzanne Marie Marguerite de Tinteniac :

C'est par cette personne que nous nous rapprochons des seigneurs de Brezal.
 

4 Marie Antoinette Adélaïde Anna de Kermenguy :

Avec cette dame, nous nous rendons au château du Pontois, dans un autre chapitre.

 

Famille Berthelot

Alain BERTHELOT, né le 18 janvier 1799, Bourg, La Roche-Maurice, décédé le 8 janvier 1858, Landerneau (à 58 ans), journalier cultivateur, cabaretier au bourg de La Roche, marchand de bois.
Marié le 26 avril 1823, La Roche-Maurice, avec Anne Louise GAULARD, née le 9 juillet 1795, Belle-Fontaine (Manche), décédée le 13 avril 1875, Lesneven (à 79 ans), cabaretière au bourg de La Roche, dont

Personnes remarquables

Charles Berthelot 1 François Marie Berthelot, ingénieur :

M. Berthelot est un ancien ingénieur des chemins de fer italiens. Il a participé, notamment, à la construction de la ligne de Catane en Italie.
 

2 Charles Alain Marie Berthelot, vice-amiral :

Charles Berthelot fit une brillante carrière dans la marine nationale. Il entra dans la Marine en 1889 au port de Brest.     
Il assura des missions difficiles pendant la première guerre et fut cité à l'ordre de l'Armée navale : "A exercé brillamment son commandement dans une croisière particulièrement rude et dangereuse et a fait preuve de belles qualités d'audace dans la lutte contre les sous-marins", et décoré de la Croix de Guerre. Nommé Vice-amiral, le 24 décembre 1930 et Grand officier de la Légion d'Honneur, le 3 juillet 1933. Il quitte le service actif en mai 1936, alors qu'il était préfet maritime à Toulon.
Il se retire à Kernevez et y décède en 1949. Il est enterré dans le cimetière de La Roche.
 

Il avait acheté le château de Kernevez à la même époque où son frère Louis achetait celui de Keraoul, de l'autre côté de la route de La Roche à Pencran.

On pourra lire de détail de sa carrière sous couvert du petit livre vert  et, plus bas, un extrait de presse de la main de Louis Le Guennec qui associe le vice-amiral Berthelot à ses illustres prédécesseurs, Herve de Porsmoguer et Guy-François de Coetnempren de Kersaint, Léonards comme lui.

Entre dans la Marine en 1889 (port BREST). X
Aspirant de 2ème classe en août 1891, il embarque sur la "VICTORIEUSE", Escadre du Nord.
Aspirant de 1ère classe le 5 octobre 1892.
En 1893 sur le "SUFFREN, puis en novembre sur le "SALVE".
Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1894.
En 1895, Second sur le torpilleur "DAUPHIN", Escadre du Nord.
Au 1er janvier 1897, Second sur l'aviso torpilleur "SALVE", Escadre du Nord (Cdt Ferdinand De BON).
Officier breveté Torpilleur.
Au 1er janvier 1899, sur le croiseur "GUICHEN", en essais à TOULON (Cdt Jean DE PERCIN).
En mai 1899, sur le "COSMAO", au Levant et à CONSTANTINOPLE (Cdt Antoine BARRY).
Au 1er janvier 1901, sur le contre-torpilleur "LAHIRE", Escadre du Nord (Cdt Goulven PRAT).
Lieutenant de vaisseau le 4 janvier 1902.
Au 1er janvier 1903, sur le croiseur "CHANZY", Escadre de la Méditerranée (Cdt Adolphe SOMBORN).
Au 1er janvier 1904, Second sur l'aviso "ÉLAN", École des pilotes (Cdt Victor BOITOUX).
En 1905-1906, sur le croiseur "GUEYDON", pour une campagne en Extrême-Orient.
Le 1er avril 1907, Commandant un torpilleur numéroté, de la 1ère Flottille de torpilleurs de la Manche à CHERBOURG.
Chevalier de la Légion d'Honneur le 9 juillet 1907.
Idem au 1er janvier 1908.
Breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1909.
Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "DÉMOCRATIE", 1ère Escadre (Cdt Alexandre YTIER).
Le 17 août 1911, Commandant le contre-torpilleur "LANSQUENET", 1ère Escadre.
En février 1913, Aide de camp de l'amiral CHOCHEPRAT, Préfet maritime du 2ème arrondissement à BREST.
En novembre, Officier d'ordonnance du Ministre de la Marine.
Le 27 novembre 1913, à PARIS, 4ème Section (Opérations militaires de la Flotte et Matériel) de l'État-Major général de la Marine.
En septembre 1914, sur le "COURBET".
Officier de la Légion d'Honneur, le 5 mai 1919
Capitaine de frégate le 22 juillet 1915.
Il passe ensuite sur le "DIDEROT", puis en août 1916, Commandant le croiseur auxiliaire "CHAMPAGNE", assurant de difficiles missions d'escorte de convois en NORVÈGE, en ISLANDE, jusqu'à ARKHANGELSK.
Cité à l'ordre de l'Armée navale : "A exercé brillamment son commandement dans une croisière particulièrement rude et dangereuse et a fait preuve de belles qualités d'audace dans la lutte contre les sous-marins".
Croix de Guerre.
En juillet 1917, Chef de la 4ème Section de l'État-Major général.
Capitaine de vaisseau le 26 septembre 1918.
Commandant le croiseur cuirassé "AMIRAL-AUBE" de janvier à octobre 1919.
Officier de la Légion d'Honneur le 5 mai 1919.
Au 1er janvier 1921, Commandant le croiseur cuirassé "MARSEILLAISE", port-pavillon du Contre-amiral Henri PUGLIESI-CONTI, Commandant la Division navale de la Baltique.
Contre-amiral le 29 juin 1926.
Major général à Brest (septembre 1929), nommé vice-amiral (décembre 1930), il devient préfet maritime de Cherbourg en janvier 1931 puis commande en chef les forces navales d'Extrême-Orient avec pavillon sur le croiseur "Primauguet" en décembre.
Préfet maritime de Toulon le juillet 1934.
Commandeur de la Légion d'Honneur, le 8 juillet 1927.
Vice-amiral le 24 décembre 1930.
Grand officier de la Légion d'Honneur, le 3 juillet 1933.
Il quitte le service actif en mai 1936.

X

 

Jean Marie Joseph Berthelot 3 Jean Marie Joseph Berthelot, vice-amiral :

Né le 22 février 1906 à Paris (16è). Décédé le 29 juin 1992 au château de Kernevez.     
Fils du Vice-Amiral Charles Alain Marie, promotion 1889.
Entre dans la Marine en 1925.
Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 1er octobre 1927, port Cherbourg.
Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 1er octobre 1929.
Lieutenant de vaisseau le 12 octobre 1935.
Au 1er janvier 1937, port Cherbourg.
Capitaine de corvette le 21 mars 1944.
Capitaine de frégate le 1er juillet 1950.
Au 1er janvier 1953, Chef d'État-Major du Commandant de l'arrondissement maritime de La Pallice.
Capitaine de vaisseau le 1er février 1957.
Idem au 1er janvier 1959.
Port matriculaire Cherbourg.
Breveté Fusilier.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Officier de la Légion d'Honneur
 

soldat 4 René Jean Cherdel, contre-amiral :

Entre dans la Marine en 1918. Enseigne de vaisseau 2è classe le 1er octobre 1919, port Toulon. Au 1er janvier 1921, sur l'aviso "Alouette", bâtiment de remplacement, division navale de la Baltique (Cdt Auguste Moiroux). Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 1er octobre 1921. Officier breveté torpilleur. Lieutenant de vaisseau le 17 juillet 1926. Chevalier de la Légion d'Honneur. au 1er janvier 1932, port de Brest. Capitaine de corvette le 6 janvier 1937. Capitaine de frégate le 1er juillet 1943. Capitaine de vaisseau le 15 décembre 1947. Aux 1er janvier 1953, 1954 et 1955 : port de Brest. Brevet d'aptitude à la navigation sous-marine. Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de la Légion d'Honneur. Contre-amiral le 1er octobre 1955. Au 1er janvier 1959, dans le cadre de réserve.
 

5 Joseph Berthelot, clerc de notaire, négociant à Brest, puis libraire à St-Brieuc :

Soldat en 1916, comme son frère jumeau Louis, et il est cité dans La Dépêche de Brest du 21/12/1916 :
Nos concitoyens au feu.

Le sous-lieutenant Joseph Berthelot, du 120è régiment d'infanterie, a été l'objet des deux citations suivantes à l'ordre de la division : la première alors qu'il n'était qu'adjudant :
- Sous-officier très dévoué. S'est distingué par son entrain à la tête de sa section lors de l'attaque du 29 octobre 1915.
- Officier brave et courageux. Le 6 septembre 1916, a pris le commandement de la compagnie à la disparition de son capitaine et a fait preuve du plus grand mépris du danger dans la défense d'une position.

Le sous-lieutenant Louis Berthelot du 120è régiment d'infanterie, a été cité à l'ordre du jour de l'armée dans les termes suivants :
Officier d'un courage à toute épreuve. Le 6 septembre 1916, s'est élancé à la tête de sa section à l'assaut d'un village puissamment organisé et fortement défendu par l'ennemi. Pris sous un violent feu de mitrailleuse, a été blessé. Malgré la gravité de sa blessure, a commandé à ses hommes de progresser, les encourageant de la parole et du geste.

Les sous-lieutenants Joseph et Louis Berthelot qui sont frères jumeaux, étaient négociants à Brest avant la mobilisation. Toutes nos félicitations.

Joseph Berthelot avait été mobilisé le 2/8/1914 et était arrivé au corps le 3/8/1914. Démobilisé le 5/2/1919, il se retire à Brest, 26 rue de Siam. En 1923, il est témoin au mariage de son beau-frère Léon Hautin et il est qualifié de "négociant, 26 rue de Siam, à Brest".
Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le 13 juillet 1934, en raison de ses états de service pendant la guerre. A cette date, il réside 4, rue Saint-Gilles à St-Brieuc et, du point de vue militaire, il est lieutenant de réserve.
 

6 Louis Berthelot, négociant :

Quand il s'est marié à 23 ans, en 1906, Louis était déjà négociant au 4 quai de la Douane à Brest. En 1912, le couple étend ses activités et rachète un fonds de commerce de Fournitures à la marine, situé au n° 12 dudit quai de la Douane. Marie-Marguerite possédait, en commun avec sa soeur, Léonie, et son frère, Léon, une quincaillerie en gros et détail exploitée à Brest, au 102 rue de Paris. Ils l'avaient héritée de leur père, décédé en 1904, et vendent leurs parts à leur mère en 1913.

Désiré Vincent Firmin Gabriel HAUTIN, né le 24 novembre 1856, Lambezellec, décédé le 2 octobre 1904, Brest (à 47 ans), quincailler.
Marié le 25 octobre 1881, Lambezellec, avec Marie Désirée LANNUZEL, née le 8 février 1851, Cherbourg, dont X

La guerre éclate et Louis Berthelot est appelé par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Il arrive au corps dès le lendemain. On a vu dans le paragraphe qui précède la citation dont il a fait l'objet. Sa fiche matricule nous précise qu'il a été "blessé au bras et à l'épaule gauche par balle le 6/9/16 à Berny en Santerre". Le 15 juillet 1917, il passe dans l'armée territoriale "comme père de 4 enfants". Mais ne sera démobilisé que le 7 février 1919 et "se retire à Brest, 12 quai de la douane", où il reprend vraisemblablement ces activités.

Vers 1922, Louis Berthelot achète le domaine de Keraoul (alors que son frère, Charles, achetait à la même époque le château de Kernevez) ... et se lance dans l'agriculture et l'élevage, car en 1927 il obtient un prix au concours général agricole (source La Dépêche du 19/3/1927).
En 1933, il cherche à louer les fermes du Guip et de Keraoul (annonce dans La Dépêche des 30/07 et 20/08/1933). En 1946, il vendra château de Keraoul à l'Association Don Bosco et repartira sur Brest.

 

Photos


Carte postale ancienne du temps de Dieuleveult, début du 20è siècle


Le château aujourd'hui (côté ouest)
 


Dessin de Louis Le Guennec en 1914 (côté est)
 

L'allée dans le bois de hêtres menant au château
 
 

 

A Kernevez, on trouve une croix en kersanton de 3 mètres de haut érigée en 1936. Deux degrés. Socle cubique. Croix de section octogonale, au bas de la hampe : A LA MEMOIRE DE MME CH. B. 1876 1936. (source Croix et calvaires du Finistère par Y.P. Castel - 1980).

Elle se trouve précisément à l'angle de la route de Kernevez, sur la droite, et de celle de Pencran, face aux bâtiments de Keraoul. Cette croix a été placée là par Charles Berthelot en mémoire de son épouse Marguerite Marie LE NOIR, née le 1/7/1876 au Château de La Chauvènerie à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne), décédée le 16/3/1936 à Toulon et inhumée le 23 mars 1936 à La Roche-Maurice.

Revue de presse

Ploudiry. (La Dépêche de Brest du 29/7/1915)

Nous venons d'apprendre la nomination de M. Charles Berthelot au grade de capitaine de frégate. Le nouveau promu est le fils de M. Berthelot, ancien ingénieur des chemins de fer italiens, et le frère de MM. Louis et Joseph Berthelot, négociants à Brest, actuellement au front. Sincères félicitations.
 

Plouneventer. Berthelot et Kersaint. (La Dépêche de Brest du 13/04/1932)

Le journal La Bretagne à Paris, dans son numéro du 9 avril, nous apprend que le vice-amiral Berthelot, ancien préfet maritime de Cherbourg, nommé commandant des forces navales françaises en Extrême-Orient en remplacement du vice-amiral Herr, et qui vient de prendre possession de son commandement à bord du Primauguet, en rade de Toulon, est un Léonard de Plouneventer, où il naquit le 4 mai 1874 (Plus précisément à "Lez-ar-Ster" ou "Lez-Elorn" près au Bas-Bourg de La Roche, lieu-dit qui a été intégré à La Roche en 1947 - Note personnelle). L'amiral Berthelot entra à l'Ecole Navale en 1889. Il fit partie, en 1914, de l'état major de l'amiral Boué de Lapeyrière, désigné comme officier de liaison entre l'armée navale et la flotte italienne. En 1916, il fut chef d'état-majour de la première escadre. Il a commandé successivement la Champagne, l'Amiral Aube, l'Ernest Renan, et a été professeur au centre des hautes études navales. L'ombre du vaillant Porsmoguer doit se réjouir de voir le croiseur qui porte son nom (accomodé à la française), sous le commandement d'un compatriote aussi digne de lui. Le Primauguet quittera Toulon vers le 15 août. Les forces navales françaises en Extrême-Orient comprennent 23 navires. C'est une imposante escadre confiée à la vigilance et aux soins de l'amiral Berthelot.

Ce n'est pas la première fois que Plouneventer donne un officier de grand mérite à la marine française. Le 7 juin 1703, naissait au château de Brezal, Guy-François de Coetnempren de Kersaint, dont le père, Jacques de Coetnempren, bien qu'issu d'une très ancienne et noble famille originaire de la paroisse de Tréflaouenan, avait été contraint par sa médiocre situation de fortune, de devenir le régisseur du riche marquis de Brezal. Ce Jacques, dont la femme se nommait Yvonne de Pentrez, était fils d'autre Jacques, seigneur de Kerouchant de la paroisse de Taulé, et de sa première femme Marie de Crémeur.

Le jeune Guy-François de Coëtnempren fit, en 1722, comme garde-marine, une première campagne à Saint-Domingue ; puis il devint garde du pavillon amiral (campagne à Tripoli en 1727), enseigne de vaisseau en 1731 (campagne de la Louisiane) et lieutenant de vaisseau en 1741. Etant lieutenant du port du Havre, il y épousa Jeanne Eustache de Lécluse, fille d'un échevin, et reçut en 1744 le commandement de la Méduse, puis de la Renommée, sur laquelle il força le blocus des Anglais à Louisbourg, en 1746, et enleva le Prince d'Orange, de 28 canons, sur la barre de Terre-Neuve.

Nommé chevalier de Saint-Louis en 1746, il livra un mémorable combat de quatre jours contre une frégate anglaise de force supérieure, au large des Açores, et un autre contre la frégate amirale de l'escade Anson, en vue de Lorient. Il fut grièvement blessé dans ces deux actions. Capitaine de vaisseau en 1747, il escorta sur l'Alcide les secours envoyés dans l'Inde à Dupleix. En 1756, il commandait sur l'Intrépide une division qui s'empara de tous les navires anglais de la côte de Guinée, et soutint l'année suivante, près de Saint-Domingue, un terrible combat au cours duquel il reçut neuf blessures. Enfin, il périt sur son vaisseau le Thésée, avec deux de ses fils, dans le désastreux combat de l'escadre de M. de Conflans, le 20 novembre 1759, à l'embouchure de la Vilaine. L'un des quatre fils qu'il laissait encore, Armand-Guy de Coetnempren de Kersaint, né à Paris en 1742, devait parcourir jusqu'en 1789 une brillante carrière maritime qu'il abandonna pour se lancer dans la politique, ce qui lui valut un siège à la Convention, mais aussi de porter sa tête sur l'échafaud révolutionnaire, le 4 décembre 1793. L. le G.
 

Obsèques de l'amiral Berthelot (Ouest-France du 11/8/1949)

En présence de nombreuses personnalités les obsèques de l'amiral Berthelot ont eu lieu hier à La Roche-Maurice. Hier matin ont eu lieu les obsèques de l'Amiral Berthelot. A la levée du corps au Château de Kernevez, assistaient de nombreuses personnalités du monde maritime. Nous avons remarqué la présence du contre-amiral Barthe, représentant le secrétaire d'état chargé de la marine, accompagné de son aide de camps, le lieutenant de vaisseau Breton, du contre-amiral Brannellec, commandant le groupe des bâtiments de ligne à Brest ; du lieutenant de vaisseau Balensi, aide de camp du vice-amiral Robert, préfet maritime ; des amiraux de Boisanger, Lucas, Odend'hal ; du contrôleur général Le Tarnec ; de l'ingénieur mécanicien général Pantier, des capitaines de vaisseau Robin, commandant en second le Jean Bart et Beaussant, commandant la Jeanne d'Arc.

Parmi les notabilités civiles : M. Herrechmidt, sous-préfet de Brest ; Jean-Louis Rolland, conseiller général ; Chossec, maire de Landerneau ; M. Simon, de l'Hôpital ; Berthelot, du Barreau de Brest ; Morvan, maire de La Roche-Maurice ; Le Gall, secrétaire général de la mairie de Brest, représentant M. Chupin ; Cuzannec, ingénieur principal de l'arsenal ; Barazer, président de l'Amicale des Anciens Marins ; Cabioch, vice-président ; Bénéat, directeur de la Banque Brestoise, etc...

Une section de marins du 2è Dépôt rendait les honneurs sous le commandement de l'officier des équipages Even.

Le cercueil sur lequel avait été déposée la casquette du défunt fut hissé sur le corbillard et le cortège se forma. Parmi les membres de la famille on remarquait le capitaine de corvette Berthelot Jean et le capitaine de vaisseau Cherdel, fils et beau-fils de l'Amiral Berthelot.

Sur la place de l'église une foule nombreuse se pressait et l'office religieux se déroula célébré par M. le chanoine Aubert, curé doyen de Landerneau qui donna l'absoute.

Dans le choeur on pouvait remarquer le Révérendissime Dom Colliot, abbé de l'abbaye de Kerbeneat ; le chanoine Dujardin, de Lesneven ; M. l'abbé Hily, de Plougerneau ; M. l'abbé Corre, de Ploudiry ; le directeur du Centre Don Bosco, etc...

L'office fut chanté par les Pères Bénédictins de Kerbeneat.

Sources des informations

ADB = Archives Départementales du Finistère à Brest
ADQ = Archives Départementales du Finistère à Quimper
AML = Archives municipales de Landerneau


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 André Croguennec - Page créée le 7/10/2018, mise à jour le 16/9/2019.

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