blason de Brezal

Le latin dans notre histoire

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Pour reconstituer l'histoire de Pont-Christ et des lieux limitrophes sur les communes voisines, il a fallu consulter de nombreux documents en français et en breton, mais aussi quelques textes en latin. Ce chapitre propose un petit inventaire des sources rédigées dans la langue de Julius Caesar.

Les vieux écrits

  1. A propos de l'Elorn
    En se jetant dans la rivière Dour Doun, le seigneur de La Roche lui donna son nom. Depuis lors, et cela est confirmé par Arthur Le Moyne de La Borderie dans son tome 1er de l'Histoire de Bretagne, on dit en latin :
    Elorn Elornis nomen fecit aquis. = Elorn donna à ces eaux le nom d'Elorn.

    Voir l'histoire d'Elorn et de Dour Doun, l'eau profonde voir
  2. A propos de Morvan Lez-Breizh
    Sa demeure, le château de La Roche-Maurice, a été décrite sommairement par d'Ermold-le-Noir (en latin Ermoldus Nigellus), écclésiastique, connu surtout comme auteur d'un poème en l'honneur de Louis le Pieux, une des sources de l'histoire de cet empereur. Voir l'histoire de Morvan voir. Le château de La Roche est décrit par les vers qui suivent :
    Est locus hinc sylvis, hinc flumine cinctus amaeno,
    Sepibus et sulcis atque palude situs.
    Intus opima domus, hinc inde recurserat amnis,
    Forte repletus erat milite seu vario.
    Haec loca praecipue semper Murmanus amabat ;
    Illi certa quies, et locus aptus erat.
    Il est un lieu fortifié par des haies (sepibus), des fossés (sulcis)
    et un marécage qu'entourent d'un côté une forêt, de l'autre un beau fleuve.
    A l'intérieur s'élève une riche habitation
    que le fleuve, revenant sur lui-même, enveloppe dans son repli ;
    elle était remplie de soldats de toutes armes.
    Morvan avait une prédilection particulière pour ce lieu,
    où il trouvait une demeure commode et un asile assuré.
  3. Naissance d'Hervé VIII de Léon au château de La Roche-Maurice
    Anno Domini MCCXLI, die jovis post translacionem beati Martini, de nocte, quasi per duas leucas ante diem, apud Rocham seu Rupem Mauricii, fuit natus Herveus de Leonia, ex nobilissimis parentibus procreatus, patre scilicet domino Herveo de Leonia, matre autem domina Margareta de Alvalgoria, et hoc tempore guerre super ducatu Britannie inter Karolum Blesensem, dominum de Penthevreia, ex una parte, et comitem de Monteforti, ex alia, et fuit conceptus in reditu guerre dominorum regum, Francie scilicet et Anglie. Sit longevus ut Matusale, sapiens ut Salomon, robustus ut Samson, salvatus ut Petrus Symon. Amen, Amen.     L'an de Notre-Seigneur 1341, le dimanche après la translation de Saint Martin, la nuit, deux heures environ avant le lever du soleil, naquit à La Roche-Maurice, Hervé de Léon, issu de parents de la plus haute noblesse. Il eut pour père monseigneur Hervé de Léon et pour mère madame Marguerite d'Avaugour. C'était du temps que la guerre existait, relativement au duché de Bretagne, entre Charles de Blois, seigneur de Penthièvre, d'une part, et le comte de Montfort, d'autre part. Hervé fut conçu au retour de la guerre entre nos seigneurs les rois de France et d'Angleterre. Puisse-t-il atteindre la vieillesse de Mathusalem, être sage comme Salomon, fort comme Samson, sauvé comme Saint Pierre. Ainsi soit-il, ainsi soit-il. (Traduction A. Ramé)

    Ce texte, en latin, est une annotation figurant sur la bible des seigneurs de Léon. Vers 1330, Hervé VI de Léon commande à un enlumineur parisien une Bible historiale, c’est-à-dire un ensemble de récits et textes bibliques, richement illustrés. Nous savons que cette Bible, conservée aujourd’hui à la Bibliothèque Saint-Geneviève (ms 22), se trouvait à la Roche-Maurice en l’an 1341, à cause de cette fameuse annotation manuscrite qui se trouve sur le feuillet 451.

    Mais si l'annotation est en latin la bible elle-même est en français, elle débute ainsi : « Cy commence la Bible hystoriaus ou les hystoires escolastres. Ce est li prohesmes de celi qui mist cest livre du latin en François » (Ecriture en rouge sur la photo ci-contre).

    Voir les vicomtes de Léon, suzerains de Brezal voir

  4. Testament d'Hervé VIII de Léon (extrait concernant La Roche-Maurice)
    Rédigé le 21 août 1363 à l'abbaye de Prières, près de Muzillac, où le testateur mourut la même année (source Dom Morice Preuves tome 1, col. 1561 et suivantes).
    Fundo et creo duas perpetuas capellanias in capella beati Yvonis apud Rocham-Morvam per duos capellanos in perpetuum obtinendas, quorun electionem
    prima vice committo probitati et discretioni domini Hamonis Taule praesbyteri, et ipsis primis duobus capellanis cedentibus vel decendentibus presentationem futurorum et sequentium capellanorum dictarum capellaniarum et jus patronatus ipsarum in futurum mihi et meis heredibus
    retineo et reservo : collationem vero seu institutionem earundem ad Dom. Episcopum Leonensem pro tempore dispono pertinere,
    et quemlibet dictorum capellorum onero de celebrando pro salute meae et praedecessorum meorum animarum in dicta capella unam missam qualibet die in perpetuum : ad quorum capellanorum sustentationem et dictarum capellaniarum dotationem do, lego et concedo et realiter tradi volo centum libras, videlicet quilibet ipsorum quinquaginta libras annui et perpetui reditus, levabiles situandas in parochiis de Sizun, de Trehou et de Ploediri.
       Je fonde et je crée deux chapellenies perpétuelles dans la chapelle du Bienheureux Yves près de La Roche-Morvan, avec chacune un chapelain ;

    pour la première désignation, je réunis le double bénéfice au profit de l'estimé et discret messire Hamon, prêtre de Taulé, et moi-même et mes héritiers nous nous réservons le droit de patronage pour les deux futurs chapelains chaque fois que l'un ou l'autre viendra à quitter ses fonctions de son vivant ou par sa mort ;

    et j'ai distingué la collation ou l'installation effectives (des chapelains) qui appartient le moment venu à Monseigneur l'Evêque de Léon,

    et je donne, concède et veux léguer formellement, pour l'entretien de ces deux chapellenies et les deux chapelains 100 livres de rente, à savoir 50 livres pour chacune d'entre elles et d'entre eux, à charge pour ces chapelains de célébrer une messe quotidienne à perpétuité pour mon salut et celui des âmes de mes ancêtres, rentes à prélever dans les paroisses de Sizun, du Tréhou et de Ploudiry.

    L'église de La Roche-Maurice a remplacé une simple chapelle, dédiée, comme elle à Saint Yves, et dont l'existence nous est révélée, pour la première fois, par le testament du vicomte de Léon Hervé VIII, daté du 21 août 1363 et rédigé en latin à l'abbaye de Prières, près de Muzillac, où le testateur mourut la même année.

    Dans cet acte, Hervé VIII fondait pour cette chapelle, la chapelle de son château de Roc'h Morvan, sise en dehors des murailles de la forteresse, une double chapellenie desservie chacune par un chapelain choisi par lui, en vertu de son droit de patronage et dotée d'une rente de 100 livres pour la célébration d'une messe quotidienne et perpétuelle pour son salut personnel et les âmes de ses ancêtres. La rente devait être prélevée sur ses droits perçus dans les paroisses de Sizun, du Tréhou et de Ploudiry.

    Rohan

    Les vicomtes de Rohan, ses successeurs, continuèrent à assurer le service de cette fondation, apparemment à moindre frais ; par contrat de 1432, Rohan assignait une rente annuelle de 4 livres 5 sols pour l'entretien d'un prêtre qui devait dire une messe chaque lundi pour lui-même et ses parents tant vivants que décédés.

    Le 28 janvier 1511, un de ses successeurs, Jehan II, vicomte de Rohan, charge son chapelain de célébrer cette messe et lui attribue la même rente à prélever "sur les deniers d'un péage qui fust autrefois de soubz ladite seigneurie de Douzour (lire Daoudour) perçue par feu Jean de Coëtmeur, décédé sans hoirs de son corps, par le décès duquel ledit péage est écheu en notre main".

    A la chapelle, propriété du seigneur, succéda au XVIè siècle l'église que nous admirons aujourd'hui, devenue église paroissiale mais, jadis, simple église tréviale dépendante de la grande paroisse-mère de Ploudiry.

    Les Rohan l'ont-ils, comme on l'a écrit, bâtie de leurs propres deniers ? Je ne le crois pas  . Ils ont, sans doute, cédé gratuitement le terrain et continué à la favoriser de donations fréquentes et généreuses en tant que patrons et fondateurs, titres qui perdaient peu à peu leur contenu originel.

    D'ailleurs, très tôt, la trève, puis la paroisse qu'elle est devenue, prenait le caractère d'une entité juridique avec la gestion par un corps politique composé, entre autres membres, de deux "fabriques" (marguilliers), et jouissant de ressource propres alimentés, en grande partie, par la générosité des fidèles.

    Texte rédigé par Jehan Bazin et transmis à Roger Urien, recteur de
    La Roche, notes présentes dans un carnet de Charles Lyvolant,
    ancien recteur de La Roche (Archives de l'évêché à Quimper)

    C'est aussi l'avis de Guy Leclerc : "La fin du mécénat ducal à la mort, en 1514, d’Anne de Bretagne entraîne le tarissement progressif du mécénat seigneurial. Rappelons que les Rohan adhèrent au protestantisme de 1550 à 1645. À La Roche-Maurice comme ailleurs, les ressources paroissiales, gérées par des fabriques recrutés parmi la paysannerie aisée, permettent la mise en œuvre de chantiers aussi bien que la commande d’oeuvres d’art. . . . Les armoiries des Rohan et de leurs alliances qui figurent ou figuraient dans divers endroits de l’église rappellent moins leur mécénat que leurs droits de seigneurs prééminenciers. Les Rohan percevaient une chefrente sur certains biens que possédait la fabrique de l’église".

    La Roche-Maurice, église Saint-Yves et ossuaire par Guy Leclerc https://www.shabretagne.com/scripts/files/58e3e365148ef0.21808328/2012_31.pdf X
  5. Le jurisconsulte Eguiner Baron 1, à Brezal, cité par Miorcec de Kerdanet
    " En 1520, le château de Brezal n'était plus qu'un manoir, il appartenait à Guillaume de Brezal. Le jurisconsulte Eguiner Baron a vanté ses chiens de chasse, même en traitant du droit romain : Venaticos canes, dit-il, cujuscumque generis clarissimos vidimus in Baronia Leonensis Britanniae Armoricae, quum in amaenis aedibus viri genere, moribusque nobilis Gulielmi Brezalii ageremus, viri omnium quos novi in venatu felicissimi. Messire Guillaume, après avoir chassé la plus grande partie de sa vie, fit creuser un étang, puis bâtir un moulin, et puis après il trépassa, et coetera. "     Les chiens de chasse, de toutes races connues, que nous vîmes dans la Baronnie Léonarde de Bretagne Armoricaine, quand nous vivions dans l'agréable maison de Guillaume de Brezal, cet homme noble, honnête et de grand lignage, depuis peu le plus heureux de tous les hommes dans l'art de la chasse... etc...
    1 Eguiner Baron, célèbre jurisconsulte, fut, comme on le voit ici, un des hôtes de Brezal voir

Les B.M.S.

Les actes les plus anciens, qui ont été conservés pour la trève de Pont-Christ, sont ceux de l'année 1671, et ils sont déjà en français. Par contre, l'étude des familles Le Pontois et Le Gac de Keraoul de La Roche-Maurice m'a amené à consulter des actes en latin de différentes paroisses.

Voici quelques exemples  à Saint-Houardon de Landerneau et à Quimerc'h, concernant la famille Le Pontois voir
et à St-Julien de Landerneau pour la famille Le Gac

La lecture et la traduction de ces B.M.S. ne sont pas faciles quand il faut faire appel à ses souvenirs des cours de latin du collège, et déchiffer une écriture difficile et des abréviations particulières. Toutes remarques des lecteurs seront les bienvenues. X

1. Mariage le 12/2/1657 dans la chapelle du Pontois, de Jacquette Le Pontois avec Maurice de Poulmic, sieur de Traonhuel

Mauritius de Poulmic de Tronhual et Jacobea Maria Le Pontois de K/brat : Die duodecima mensis februarii anno post Christum natum millesimo sexcentesimo quinguagesimo septimo, servatis omnibus servandis rite, matrimonium per verba de praesenti contraxere scutifer Mauritius de Poulmic dominus de Tronhual, parochianus de Sancto Martino apud Montem Relaxum, et domicella Jacobea Maria Le Pontois, domina de K/brat ex parochia Sancti Hoarzoni Landernia, quibus in missa celebratione dedi nuptialem benedictionem apud Le Pontois in sacello Sancti Guillermi magister Joannes Ferret pbr et subcuratus parochia Sancti Hoarzoni, qua omnia acta fuerunt praesentibus multis testibus ut affirmare volum subsignantes.    Maurice de Poulmic de Traonhuel et Jacquette Marie Le Pontois de K/brat : Le 12è du mois de février de l'année 1657 après la naissance du Christ, en observant toutes les règles et le rite, contractèrent mariage par paroles de présents écuyer Maurice de Poulmic, sieur de Traonhuel, paroissien de Saint-Martin près de Morlaix, et damoiselle Jacquette Marie Le Pontois de la paroisse de Saint Houardon à Landerneau, à qui lors de la célébration de la messe Maître Jean Feret prêtre donna la bénédiction nuptiale dans le petit sanctuaire de St Guillaume près du Pontois, auquel acte furent présents de multiples témoins soussignants pour affirmer cette volonté.


2. Mariage le 29/8/1661 dans la chapelle du Pontois, de Jeanne Le Pontois avec René-Joseph Charles

Nobilis Josephus Charles, dominus de K/ynou, et domecilla Joanna Le Pontois, domina quoque temporalis de Traoun-Edern, rite per verba de praesenti matrimonium contraxerunt die augusti vigesima nona, anno salutis 1661°, eisque dedit servatis omnibus servandis in capella sacra Sancti Guillermi apud Le Pontois benedictionem nuptialem magister Joannes Feret, parrochia Sancti Hoarzoni, subcuratus, in cuius rei testimonium subsignant . . . . . Joannes Feret, subcuratus.    Noble Joseph Charles, sieur de K/ynou, et damoiselle Jeanne Le Pontois, dame aussi propriétaire temporelle de Traoñ-Edern, contractèrent mariage selon le rite et par paroles de présents, le 29 août de l'année de salut 1661, et la bénédiction nuptiale leur fut donnée en observant toutes les règles dans la chapelle sacrée de Saint-Guillaume près du Pontois par maître Jean Feret, sous-curé de la paroisse de Saint Houardon, en cette circonstance les témoins signent . . . . Jean Feret, sous-curé.


3. Mariage le 27/12/1666 dans l'église paroissiale de Quimerc'h, de René Le Pontois (1636-1703) avec Catherine Derrien (1644-1708)

Nobilis Renatus Le Pontois, dominus dicti loci, et domicella Catharina Derien, domina de Lana... matrimonium contaxerunt per verba de praesenti in ecclesia parochiali de Quimerch servatis servandis pro quibus celebravit scutifer Jacobus de Hegouzer pbr parochia de St Segal de consensu magistri Christophori Lisac praedictarum partium rectoris vigisima septimo decembris anno millesimo sexcentesimo sexagesimo sexto in cuius rei fidem signat die et anno quibus supra. Christophorus Lisac, rector Sancti Hoarzoni.    Noble René Le Pontois, sieur dudit lieu, et damoiselle Catherine Derien, dame de Lana..., contractèrent mariage par paroles de présents dans l'église paroissiale de Quimerc'h, en observant toutes les règles, pour lesquels écuyer Jacques de Hegouzer, prêtre de la paroisse de St Segal, avec l'accord de Maître Christophe Lisac recteur des parties précitées, fit la célébration le 27 décembre 1666, en cette circonstance et en foi de quoi, les jour et an que dessus, signe Christophe Lisac, recteur de Saint Houardon.


4. Baptême de Vincent Le Gac de Keraoul à St-Julien de Landerneau en 1619 voir

Vincentius Gac - Die vigesima prima mensis augusti anno a partu virginis millesimo sexcentesimo decimo nono ego Franciscus Briz in divi Juliani ad gubernator fano baptismati.. ..onte initiani Vincentius, filius naturalis et legitimus nobilis viri Francisci Le Gac et damisella Fransesa K/anguen D. et D. de K/lossouarn et Penannech, qui . . . . baptismati nobilis viri Alexandre Toulc'hoat D. de Launay cumpater et Maria du Cozquer D. de Bresal Coatelan cumater amboque subscrip.. Marie du Cozkaer - Alexandre Toulcoet - f. briz     Vincent Gac - Le 21 août de l'année suivant la naissance virginale 1619, moi François Briz à St-Julien . . . . j'ai baptisé . . . Vincent, fils naturel et legitime de noble homme François Le Gac et de damoiselle Françoise K/anguen S. et D. de K/lossouarn et Penannech, qui fut porté sur les fonds baptismaux par noble homme Alexandre Toulc'hoat, S. de Launay, parrain, et par Marie du Cozquer, D. de Bresal Coatelan, marraine, et les deux signent. Marie du Cozkaer - Alexandre Toulcoet - f. briz

On peut remarquer la belle signature, très affirmée, de Marie du Cozkaer, épouse de Vincent de Brezal, signature que l'on retrouve sur d'autres documents. Et l'on s'étonnera donc que Miorcec de Kerdanet ait décrit cette dame "comme vertueuse, belle et spirituelle, mais illettrée au point de ne savoir écrire son nom". A moins que Kerdanet ait voulu lui reprocher son orthographe peu commune, différente, d'ailleurs, de celle utilisée par le desservant dans l'acte. Cependant, l'orthographe de la châtelaine de Brezal permettait de justifier la devise de sa famille (voir plus bas).


Les devises des nobles

Quelques devises en latin




1. Brezal : Spes mea Deus"Dieu est mon espoir"voir
2. Le Gac de Keraoul :   Virtus unita et
Sicut sagittae in manu potentis.
"La vertu unie" et
"Comme les flèches dans la main du puissant"
voir
3. Rosnyvinen 1 : Non ferit nisi laesus "Il ne frappe que s’il est blessé"voir




1 Lieu dominant l'Elorn à Loc-Eguiner et famille dont l'un des membres, Louis, fut nommé, en 1478, par le duc François II de Bretagne au commandement de la place de La Roche-Morvan. Celle-ci venait d'être prise au vicomte Jean II de Rohan.
Ce lieu de Rosnyvinen échut en héritage à la famille de Brezal, via les seigneurs Le Senechal de Coatelan.


Blason de Brezal1  2  3

Parmi les nobles de chez nous, rares sont ceux qui avaient une devise en latin. Beaucoup en avaient une en breton et parfois en français.




Coatanscour"A galon vat"Alliés de Kersauson de Brezal
Coetivy"Bepred"
Coskaer"Mat ha kaer"Marie du Coskaer, épouse de Vincent de Brezal
Kersauson"Pred eo, pred e vo"i.e. ils seront toujours disponibles pour défendre le droit
Barbier (Kerjean / Lescoet) "War va buhez"
Huon de Kermadec"Atao, da virviken"
Huon de Kerezelec"Endra bado, birviken"
Parscau"Amzeriñ"
Porzmoguer"War vor ha war zouar"
Nevet"Perag"Alliés de Brezal



Carné"Plutôt rompre que plier"Alliés de Brezal
Rohan"A Plus" On leur attribue aussi "Roi ne puis, Duc ne daigne, Rohan suis"
X

Les inscriptions sur les monuments

  1. dans l'église de Pont-Christ   voir
    Une inscription était lisible autrefois sur une sablière, près du maître-autel :
    TRISTIS ES ANIMA MEA VSQUE AD MORTEM.
    FINIS OMNIUM MORS EST
    SCVTO FIDEI VINCO.

     
    Mon âme est triste jusqu'à la mort
    La fin de tous c'est la mort
    Grâce à la foi je vaincrai.
     
  2. sur la façade l'ossuaire de La Roche   voir
    Memor esto judicii mei : Sic erit et tuum mihi hodie tibi cras = Mémorise mon jugement : Ainsi sera le tien, à moi aujourd'hui, à toi demain.
  3. sur le pignon de l'ossuaire de La Roche   voir
    Memento homo, quia pulvis es = Souviens-toi, homme, que tu n'es que poussière.
  4. sur la cloche de Lampaul-Guimiliau, on peut y lire le nom de la marquise de Brezal voir et de son gendre.
    Iesus Maria anno domini 1715 illustrissimo reverendissimo Domino Ioanne Ludovico De La Bourdonnaye sedem leonae episcopalem occupante &M: Ioanne Labouce rectore de Guimiliau impensis fabricae de Lampaul fusa
    Laudo deum verum plebem voco congrego clerum tempestatem fugo demones repello defunctos ploro festa decoro
    Nob: & pot: dominum Iacobum Aegidium de Kersauson esquitem dicti loci & coetera nec non supremae rhedonensis curiae consiliarum agnosco nob: vero & pot: domina Francisca Antonia de Marniere marchonissa de Bresal & coetera Francicae Iacobae me nomine donavit
    Ve: & dis: Mi: Laurens Gueguen pbre cure Ioannes Lariviere Le Beuriée et Ioannes Franciscus Le Beuriée me fecerunt
    Iacques Abgrall & Herve Pouliquen fabriques.
        Jésus, Marie. L'an du Seigneur 1715, du temps de Illustrissime et Révérendissime Seigneur Jean-Louis de La Bourdonnaye, évêque de Léon, et de Missire Jean Labouce, recteur de Guimiliau, j'ai été fondue aux frais de la fabrique de Lampaul. J'ai pour mission de louer Dieu, d'appeler les fidèles, de réunir le clergé, de chasser la tempête, de repousser les démons, de pleurer les morts, d'embellir les fêtes. J'ai pour parrain noble et puissant seigneur Jacques-Gilles de Kersauson, chevalier de Kersauson et autres lieux, conseiller de la haute cour de Rennes, et pour marraine noble et puissante dame Françoise-Antoinette de Marnière, marquise de Brésal et autres lieux, qui m'a donné le nom de Françoise-Jacquette. Vénérable et discret Missire Laurens Guéguen, prêtre curé. Jean Larivière Le Beuriée et Jean-François Le Beuriée m'ont faite. Jacques Abgrall et Hervé Pouliquen, fabriques.
    IESVS s MARIA s ANNO s DNI s 1715 s ILLVSTRISSIMO & REVERENDISSIMO s D: s IOANNE s LVDOVICO s DE s LA s BOURDONNAYE s SEDEM s LEONAE s EPISCOPALEM s OCCVPANTE s & M: IOANNE s LABOVCE s RECTORE s DE s GVIMILIAV s IMPENSIS s FABRICAE s DE s LAMPAVL s FUSA s
    LAVDO s DEVM s VERVM s PLEBEM s VOCO s CONGREGO s CLERVM s TEMPESTATEM s FVGO s DEMONES s REPELLO s DEFVNCTOS s PLORO s FESTA s DECORO s

    NOB: s & POT: s DOMINVM s IACOBVM s AEGIDIVM s DE s KERSAVSON s EQUITEM s DICTI s LOCI s & COET: s NEC s NON s SVPREMAE s RHEDONENSIS s CVRIAE s CONSILIARIVM s AGNOSCO s NOB: s VERO s & POT: s DOMINA s FRANCISCA s ANTONIA s DE s MARNIERE s MARCHONISSA s DE s BRESAL s & COET: s FRANCISCAE s IACOBAE s ME s NOMINE s DONAVIT s

    VE: s & DIS: s MI: s LAVRENS s GVEGVEN s PBRE s CVRE s IOANNES s LARIVIERE s LE s BEVRIÉE s ET s IOANNES s FRANCISCVS s LE s BEVRIÉE s ME s FECERVNT s
    IACQUES s ABGRALL s & HERVE s POVLIQVEN s FABRIQVES

Divers

  1. Noms de lieu ou de famille : Letty
    Dans son Histoire des églises en Bretagne, l'abbé Déric dit que les villages nommés Letty ou Laeti marquent qu'ils ont été fondés par des colons. C'étaient des terres que les Romains donnaient à leurs soldats pour les récompenser. Ces soldats devenaient ainsi des colons ou laetes - de laetus, joyeux, contents de leur récompense. (rapporté par Auguste Soubigou dans son Histoire manuscrite de Plouneventer)
    On trouve un village nommé Letty à Plouneventer
    Un prêtre de Pont-Christ s'appelait Yves Letty (1703-1776). Il fut prêtre affecté à Pont-Christ de 1753 à sa mort.
  2. Les ruines de la villa gallo-romaine de Valy-Cloître voir ne nous ont pas conservé d'inscription latine, si ce n'est quelques noms latins sur deux pièces de monnaie.

    Un aureus de Vespasien daté de 69-71 après J.C.

    Un denier de Trajan daté de 98 après J.C.

Source des informations

ADQ = Archives départementales à Quimper


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 André Croguennec - Page créée le 5/3/2020, mise à jour le 28/5/2020.

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