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L'Elorn et ses humeurs

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Autres chapitres sur l'Elorn :
- l'Elorn
- la station de pompage de Pont-ar-Bled
- Le milieu naturel
- Le pont de Pont-Christ
- Les gués de l'Elorn
- La pêcherie "royale".
- Des bateaux appelés Elorn.

L'Elorn n'est pas toujours "un long fleuve tranquille". Sans parler de sa longueur rire, sa tranquillité, que l'on peut admirer sur la page d'accueil de ce site, disparaît parfois en hiver avec la montée des eaux et les conséquences qui en découlent.
N.B. - L'Elorn est un "fleuve" car il se jette dans la mer, dans la rade de Brest, précisément. On a l'habitude de le qualifier de "côtier".

Les crues de l'Elorn à Pont-Christ

Dans la seconde moitié de XXe siècle, on relève une quinzaine de crues importantes, dont notamment les crues de :

A Pont-Christ : Le pont est recouvert de 0,15 mètre d'eau ainsi que la route longeant la rive droite de l'Élorn (D712) et la chapelle sur la rive gauche baigne dans l'eau.

Pont-Christ est classé dans les 5 principales zones inondables avec la traversée de Landerneau, Traoñ-Elorn, Pont-ar-Bled et la traversée de La Roche-Maurice.
(source PPRI - 2004)

La photo de droite a été prise lors de la crue de 1995.
 Comme on le voit, c'était assez impressionnant.
Pour une photo supplémentaire, cliquer ICI.

Les photos, ci-dessous, sont de l'hiver 2013-2014.
 
Le niveau des eaux en 2014 est assez proche de celui atteint en 1995. L'eau du ruisseau de Brezal, qui dévale par la chute du moulin et par le déversoir de droite de l'étang (qu'on ne voit pas ici), n'est pas d'un apport négligeable à l'inondation.
Dans la propriété de Marc Berregard, en aval du pont, la petite maison, dont on ne voit que la moitié de la fenêtre, aurait pu disparaître sous les flots. Elle a certainement subi des dégâts importants.

Quelques exemples complémentaires dans la presse. Certains mettent en évidence que l'étang de Brézal déborde souvent et inonde la route située à ses pieds.

Crue de 1995 à La Roche

Entre le mardi 17 et le jeudi 26 janvier 1995, Météo France relève des hauteurs de pluie comme rarement l'Ouest en a reçu. 218 mm à Landivisiau et 175 mm à Guipavas, alors que la station de Brest-Guipavas enregistre habituellement 138 mm pour un mois de janvier moyen.

Toute cette eau met à mal le pont de La Roche dont l'arche centrale s'effrondre en partie. Sa voûte s'est partiellement détachée, en effet, sous la violence du courant, pendant la nuit du jeudi au vendredi. Les services de l'équipement ont donc préféré fermer le pont à la circulation.

François Marc, le maire de la commune à cette époque, nous montre ici les dégâts et la brèche vue du tablier. Il est évident que dessous c'est pire.

(Photo Télégramme du 27/1/1995).

Particularité de l'ouvrage : "Nous n'avons pas un mais deux ponts, rappelle François Marc. Le premier date de 1675. L'autre a été construit contre lui en 1968 pour élargir la route. C'est la vieille enjambée qui est blessée, côté amont. Le pont récent (côté aval) est solide c'est sur lui que la circulation devrait ré-ouvrir, en alterné, après qu'un auto-pont (structure de renforcement) ait été déposé sur le tablier".

L'auscultation de l'arche effondrée a nécessité la venue de spécialistes de l'Equipement. Il a fallu employer une grue de levage et une nacelle pour descendre voir au ras des flôts l'ampleur des dégâts. Les agents ont été impressionnés : l'arche centrale est creusée sur une profondeur de quatre mètres, soit la largeur de la voie amont (le pont fait 9 m. de large). En bordure, la chaussée ne tient que par l'enrobé et une conduite ! C'est très fragile.

En cause, une des deux piles centrales. Tout est parti d'elle, d'un affouillement à ses pieds. Les hypothèses d'un choc avec un tronc ou d'un affaiblisssement de l'ouvrage, lié aux racines d'arbustes poussant sur la pile, ont été écartées.

Les travaux de réparation à mettre en oeuvre sont estimés, à vue de nez, à un million de francs (arche reconstituée en béton avec habillage en pierre). Reste à sonder le sol sous la pile creusée pour savoir exactement comment intervenir : un radier (socle) pourrait être créé pour stabiliser l'édifice. Les travaux de remise en état débuteraient en avril ou mai : le temps que les eaux baissent et que les consultations soient lancées.

(Résumé de l'article d'Ouest-France du 2/2/1995)


Dégâts dus aux inondations :

Le conseil municipal s'est réuni le vendredi soir 10 février en mairie sous la présidence de François Marc, le maire, conseiller général du canton de Ploudiry. Il a pris connaissance des derniers éléments relatifs aux dégâts occasionnés par les inondations.

En ce qui concerne le pont sur l'Elorn, les services de l'Equipement, après expertise, ont évalué ces dommages à 1.000.000 francs. Des aides pourront être obtenues de l'Etat, du département et de la région pour mener à bien ces travaux.

Le conseil s'est félicité de la diligence avec laquelle l'entreprise Novello et la Rollister ont installé, à la demande la commune, un sur-pont provisoire qui donne toute satisfaction aux usagers. Le coût de cette réalisation provisoire se situera aux environs de 60 à 70.000 F. On peut voir ce sur-pont dans l'angle supérieur droit de la photo ci-contre.

En ce qui concerne la voirie communale, il a été noté que plusieurs routes devront subir des réfections ou ont déjà été réparées en urgence, comme c'est le cas à Pont-Christ. le montant total est estimé à 250.000 F. pour les réparations de chaussées.

(Résumé de l'article du Télégramme du 13/2/1995)


Diagnostic : (source BM 05/1995)

Une étude très détaillée a été menée par les services départementaux des ouvrages d'art. Les sondages effectués au travers de la pile laissent apparaître, sous les fondations de la partie ancienne de l'ouvrage, un sol composé de blocs de quartz et graves qui peuvent s'altérer. C'est ce qui explique l'effondrement partiel de la pile n° 2. La découverte de deux affouillements par la visite des plongeurs, l'un sous la pile n° 2, coté nord, l'autre sous la culée nord, n'a fait que conforter l'idée de reconstruction des deux voûtes de la rive droite ou de la totalité de l'ancien pont.

Deux estimations sont donc proposées :
1 - remplacement des deux voûtes côté rive droite : 1.220.000 F. TTC
2 - remplacement total de la partie amont du pont : 1.420.000 F TTC.
     Cette solution oblige à reconstruire entièrement les culées.
Le conseil municipal considère que la solution n° 2, qui permet une remise en état complète du pont, est à privilégier car elle apporte plus de garanties. Le pont étant indispensable à la commune de La Roche, il est souhaitable de le reconstruire de façon idéale. A ces travaux, il faut ajouter un certain nombre de frais, comme par exemple l'installation d'un pont provisoire, etc... ce qui porterait le montant total à environ 1.700.000 F TTC.

Travaux de reconstruction du pont.
Photo d'Hervé Le Bras de La Roche. Merci à lui.
Elle montre bien l'ampleur des travaux en cours sur la moitié amont du pont et le sur-pont, sur la partie aval, dans l'angle supérieur droit de la photo.

 Travaux en cours, août 1995 - le pont vu de l'amont (photo Télégramme). La démolition du parapet et de deux arches laisse apparaître un vide important. Pour permettre la réalisation des travaux un talutage a été réalisé afin de dévier, à gauche, le cours d'eau pendant la durée du chantier. On y voit aussi le support mis en place suite aux inondations et consolidé avant les travaux afin de permettre la circulation des véhicules et des piétons.


Adjudication des travaux :

Un appel d'offre avait été lancé avec réponses attendues pour le 2 mai. Dans sa réunion du 3 juin, le conseil municipal décide de retenir l'entreprise la moins disante, à savoir l'entreprise Marc de Brest pour un coût de 1.062.342 F. TTC. A cette somme, il y aura lieu d'ajouter l'ensemble des dépenses déjà engagées, à savoir la réalisation d'un surpont, et des investigations complémentaires qui pourraient porter l'ensemble des dépenses à environ 1.500.000 F. TTC.


Travaux :

Les travaux de réparation du pont débutent le 3 juillet. Ils consistent à démolir le parapet et la chaussée côté amont de manière à pouvoir travailler sur les deux piles et les deux arches endommagées (la réfection de toute la partie amont n'ayant pas été retenue). Des bâtardeaux sont installés dans la rivière de manière à détourner les eaux de l'Elorn vers la 3ème arche non endommagée. L'entreprise soumissionnaire s'était engagée à respecter la possibilité de circulation pendant l'ensemble du chantier.

Les travaux devaient être terminés pour la mi-octobre. C'est l'information que rapportait le conseil municipal dans sa réunion du 15 septembre. La réception des travaux a eu lieu le 30 octobre.

Lors de la réparation du pont, on a découvert des vestiges très anciens au fond de la rivière, il s'agissait de "projectiles de catapultes".
(source Le Mot du Maire, dans le bulletin municipal de février 1997).

Embâcles à Pont-christ en 2018

En amont du pont

En amont du pont le 15/2/2018

A cette date quand la photo a été prise, on avait commencé à débiter l'arbre : les branches du sommet à gauche étaient coupées.

De nombreux grands arbres, au système racinaire faible (peupliers ou pins notamment) ou plantés trop près de la rivière, menacent encore de tomber dans l’Elorn et, ainsi, de créer de nouveaux embâcles. Ces gros arbres représentent un danger, non seulement, pour les ponts mais aussi les berges et le lit de la rivière que l’eau peut éroder en contournant l’embâcle.

Cependant, tous les arbres tombés dans les cours d’eau ne sont pas à enlever car leur présence est bénéfique à la biodiversité. Certains seront simplement taillés et le tronc conservé entièrement ou partiellement, dans la mesure où il ne risque pas d’être emporté par les crues.

Ces travaux de gestion des gros embâcles sont réalisés, dans le cadre du Volet Milieux Aquatiques – Cours d’eau de l’Elorn, par l’AAPPMA de l’Elorn, prestataire du Syndicat de bassin pour l’entretien et l’aménagement des cours d’eau du bassin versant.

Syndicat de Bassin de l'Elorn - Février 2018.

Au niveau du pont

Enlèvement

Enlèvement à Pont-Christ

le 16/2/2018

Le 16 février, de gros embâcles sont enlevés de l'Elorn devant le pont de Pont-Christ. Des arbres, tombés suite à la montée du niveau de l'eau et aux coups de vent de l'hiver ont été charriés par la rivière jusqu'au pont. Deux arbres, dont l'un faisait près de 1 mètre de diamètre à sa base. Ce travail est accompli par une entreprise spécialisée, qui était intervenue pour la même raison, le 6 février, devant le pont de La Roche.

Embâcles à La Roche en 2018

Enlèvement de 4 arbres au pont de La Roche

le 6/2/2018

Les arbres de Pont-Christ et de La Roche ont été retirés de l’Elorn par une entreprise spécialisée, en accord avec la Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas, qui a délégué la compétence GEMAPI au Syndicat de bassin de l’Elorn, maître d’ouvrage de l’opération.

Source des informations



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 André J. Croguennec - Page créée le 28/6/2019, mise à jour le 5/6/2021

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