blason de Brezal

Les curés et prêtres de Pont-Christ

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  1. Liste des curés et prêtres de Pont-Christ jusqu'à la Révolution
  2. Le presbytère : la maison curiale et la maison du second prêtre
  3. Annexe : Source des informations

 

Liste des curés et prêtres jusqu'à la Révolution

 

Pour la période qui suit la Révolution, voir le chapitre "Le culte religieux à Pont-Christ au 19è siècle".

Voici un essai de reconstitution de la liste des écclésiastiques qui ont exercé à Pont-Christ, à l'époque où notre église était une trève autonome, c'est-à-dire avant la révolution. On y trouvera :
- la liste des curés en remontant dans le temps de 1792 à 1653. Il manque donc les années 1533 (date de création de l'église) à 1652.
- celle des seconds prêtres qui assistaient le curé,
- et, enfin, quelques aumôniers de Brezal.
Les qualifications en italique sont celles qui accompagnent le plus souvent leur signature sur les registres B.M.S. On lira, ensuite très souvent, avec la mention "Registres", les dates extrêmes où leur signature apparaît.

 

Curés
1791 à 1792Bernard Marie CAROFFVicaire de Pont-Christ (depuis la révolution les curés de Pont-Christ étaient appelés ainsi). Il apparaît en tant que tel sur les B.M.S. pendant les années 1791 et 1792. Mais il avait ponctuellement exercé à Pont-Christ avant ces années-là pour seconder les curés précédents G. Guillou, J.M. Bouroullec et Ursin Le Gall.

Naissance : "Bernard Marie, fils légitime de François Caro et de Marie Cann, son épouse, du haut de ce bourg de Pont-Christ en Ploudiry, né le 24/1/1749 et baptisé le même jour sur les sts fonds baptismaux de cette église tréviale dudit Pont-Christ par le soussignant ptre curé. Parrain a esté Bernard Moulin du moulin à papier. Marraine a esté Mademoiselle Marie Victoire Roussell de Penanguer qui signent et le père aussi. Signatures : Marie Victoire Roussel de Penanguer - bernard moulin - F:CARO - p. herrou, ptre curé de Pont-Christ Bresal".
Son père était tisserand, mais exerçait aussi la fonction de sacristain, comme son grand-père.
Son parrain, Bernard Moulin, est donc l'un des papetiers qui a exercé au moulin à papier de Brezal.
Sa maraine, Marie-Victoire Roussel de Penanguer, qui n'avait alors que 20 ans, résidait au château de Brezal. En effet, sa soeur était l'épouse de Yves François Larcher de Kerascoet, procureur fiscal et intendant du château. Il était habité à cette époque par Marie Angélique Bonaventure Julienne de Brezal, veuve de Jacques-Gilles de Kersauzon depuis 1743.
Il n'était pas rare que les nobles de Brezal soient parrains ou marraines d'enfants nés dans des familles du peuple de Pont-Christ. Le père de Bernard eût pour parrain, escuyer Guy François de Coetnempren, et pour marraine, mademoiselle Anne de Carné qui "l'ont tenu sur les fonds de cette treve de Pont-Christ Bresal en Ploudiry".

Chapelain de Saint-Jean de Ploudiry : Avant même d'avoir été ordonné prêtre, il est nommé, par acte notarié, chapelain de la chapelle de Trebrit : "15 fevrier 1778 - Présentation de bénéfice faite par Monsieur de Tinteniac au sieur Bernard Caroff, acolyte. ... Lequel dit seigneur de Tinteniac, connoissant la capacité du sieur Bernard Caroff qui doit incessamment prendre les ordres sacrés, déclare par le présent lui présenter la chapellainie de Saint Jean Trebrit fondée par le seigneur de ladite terre et seigneurie de Trebrit, aujourd'hui possédée par ledit seigneur de Tinteniac, ... pour par ledit sieur Caroff jouir de la ditte chappellainie de tous les droits fruits et émoluments y attribués, aux charges et conditions de la fondation de la même chappellainie. Ladite presentation ainsy faite sous le bon plaisir de Monseigneur de La Marche, illustrissime et révérendissime évêque comte de Léon, ..."

Les tourments de la révolution : Insermenté. Il fut arrêté par la gendarmerie à Saint-Servais en septembre 1792, puis conduit au château du Taureau, d'où il fut ramené à l'hôpital de Morlaix, à cause d'une très grave maladie. Transféré à Quimper, le 4 Juin 1793, il fut interné à Kerlot, puis aux Capucins de Landerneau, d'où il fut déporté à Rochefort. Il fut libéré à Saintes en l'an III.
En 1795, il se cachait dans le canton de Ploudiry chez différents particuliers, comme 10 autres prêtres réfractaires, mais sans qu'il soit possible de connaître leur demeure.
Caroff fut arrêté une deuxième fois par un détachement de la force armée, à Pont-Christ, le 19 Février 1799. Conduit à la maison d'arrêt de Landerneau, puis à Quimper, il fut condamné à la déportation le 21 Février. Il arriva à l'île de Ré le 26 Mars, et mourut à la citadelle, le 29 Décembre 1800.
Sa fin fut certainement atroce, car voici les conditions de détention des prisonniers : "A la fin de 1798, 1.023 prêtres réfractaires qui croupissaient sur les pontons de Rochefort furent transférés à la citadelle de Saint Martin ainsi que 133 autres détenus. Ils furent entassés sans aucune distinction à plus de 1.000 dans des locaux à peine capables d'en loger 500. Les survivants ne virent la fin de leur calvaire et leur libération qu'à la suite de la signature du concordat le 14 juillet 1801". Ce ne fut pas le cas, hélas, de Bernard Marie Caroff : il avait succombé avant.
1790 à 1791 Ursin LE GALLCuré puis vicaire de Pont-Christ.
Ursin Le Gall, né à Landouzan en Le Drennec, le 29 Mai 1763, prêtre le 28 Mars 1789. Assermenté. Il fut successivement ensuite vicaire à Pont-Christ, curé de Ploudiry (pendant 2 mois seulement). Il préféra quitter Ploudiry pour la place de professeur de logique au collège de Quimper. Ensuite il fut nommé à la cure de Ploudaniel puis de Plounéour-Trez. Il délaissa toute fonction écclésiastique, pour remplir différents emplois à Lesneven (agent national du district de Lesneven sous la Terreur, juge de paix du canton sous l'Empire), se maria le 22 Avril 1794 à Plounéour-Trez avec Renée Rosalie Le Veyer, et mourut à Lesneven, le 9 Juin 1821.

Il prêta donc serment à la Constitution Civile du Clergé, le 6 février 1791. Mais avant, comme pour se justifier, il éprouva le besoin d'exposer son point de vue à deux prêtres qu'il connaissait fort bien, les recteurs de Plouedern (J.M. Bouroullec, ancien curé de Pont-Christ) et du Drennec ainsi qu'à son évêque, Mgr de la Marche, en leur adressant un courrier assez volumineux. Sur ce sujet délicat, ses relations furent quelque peu difficiles avec le prélat et peut-être parasitées par le comportement des chatelains de Brezal. Le curé de Pont-Christ était en relation avec ses voisins du château de Brézal, notamment Hyacinthe de Tinténiac et son beau-frère René de Montbourcher, ainsi que leur aumônier M. Sionville et les châtelains avaient des contacts assez fréquents avec Mgr de La Marche. Voici ce qu'en dit Ursin Le Gall :
  • J'avois composé un petit écrit intitulé : "Réflexion sur l'écrit de Mr Corolleur". Les dames de Brezal en avaient informé l'évêque. Il me disoit en conséquence, que j'étois bien jeune pour faire gémir les presses ; que lui-même avoit étudié quarante ans la théologie et qu'il ne livroit qu'en tremblant sa production au public.
  • Un certain jour, j'allois à Plouneventer. M. Montbourcher (qui lors étoit chez M. Tinteniac à Brézal) me rencontre : "Eh bien ! L'abbé ferez-vous votre serment ? - Monsieur, je n'en sais rien ; j'aurai huit jours pour me décider et pendant huit jours on fait bien des réflexions. - Mais, mais ..." Enfin il me quitte brusquement et vole à l'évêché (il y alloit dans le temps une ou deux fois par semaine ; c'était un ami et une des mouches de l'évêque ; ou plutôt ils concertoient ensemble leurs projets)".
    De là une lettre du seigneur La Marche qui cherche visiblement à l'intimider en lui parlant "d'aveuglement et d'excomunication".
1786 à 1790 Joseph Marie BOUROULLECJoseph-Marie Bouroullec est né à La Martyre, le 28 Octobre 1757, prêtre le 5 Avril 1783, il fut successivement curé de Pencran, de Pont-Christ, et recteur de Plouédern avant et après la Révolution. Il mourut en 1825 curé de Ploudiry. Sa signature apparaît sur les B.M.S. de Pont-Christ entre 1786 et 1790, mais il fut remplacé par Ursin Le Gall lors de sa nomination comme recteur de Plouedern. Il fut le confident d'Ursin Le Gall quand celui-ci se justifiait sur sa décision de prêter serment à la constitution civile du clergé. Mais Bouroullec y était opposé, il sera donc insermenté, prêtre réfractaire. Il se réfugia en Angleterre. Recteur de Plouédern au Concordat, puis de Guipavas, il mourut curé de Ploudiry, le 13 Octobre 1825.

Il connut donc aussi les malheurs de la Révolution : "Le jour de l'Ascension 1792, les gendarmes, d'intelligence avec M. Mocaër, curé constitutionnel de Ploudiry, l'attendaient au pardon de La Roche, pour l'arrêter. Flairant un danger, il n'y vint pas. Mais la nuit suivante une troupe de soldats entourait son presbytère. Appelé, il crut qu'on le demandait auprès d'un malade et répondit lui-même : "Piou zo aze, petra zo ?" (qui est là, qu'y a-t-il ?) Ayant vu ses interpellateurs, il se cacha. Les soldats trouvèrent son lit encore chaud, et près du lit ses sabots. Sa domestique ne put que leur dire : "Il était là, mais il a dû sortir". Il était dissimulé derrière une simple planche. Le jour venu, deux jeunes gens, ses neveux, arrivés prendre leurs leçons, fouillent le presbytère en s'éclairant d'une chandelle, et y trouvent un soldat caché. M. Bouroullec se décida tout de suite à partir pour l'Angleterre".

C'est Bouroullec que l'on retrouvera recteur de Ploudiry et qui écrira des lettres à l'évêché, en 1813 et 1822, pour réclamer un prêtre à Pont-Christ et la réparation de l'église, voir le culte au 19è siècle.
1778 à 1786 G. GUILLOUcuré de Pont-Christ. Sa signature apparaît dans les registres des B.M.S. de 10/1778 à 5/1786. Mais je n'ai pas pu l'identifier avec certitude.
1773 à 1778 G. LE FURcuré de Pont-Christ. Registres : 11/1773 - 8/1778.
Bien que son identification ne soit pas facile : il n'indiquait que l'initale de son prénom dans sa signature, je pense qu'il s'agit de Goulven Le Fur, né à Ploudaniel, le 4 janvier 1748, prêtre à Saint-Brieuc, le 23 avril 1772, pourvu le 25 juillet 1781. Insermenté. Il s'embarqua pour l'Angleterre, à Roscoff, le 20 octobre 1792, et débarqua au même port, en avril 1801. Recteur de Plougourvest au Concordat, il fut nommé curé de Landerneau, le 20 mars 1813, et y mourut, le 14 mars 1833.
1769 à 1773 J. TOULLECcuré de Pont-Christ. Registres : 02/1769 - 11/1773.
1767 à 1768 Yves LETTYPrêtre, assure le relai entre P. Herrou et J. Toullec, d'octobre 1767 à décembre 12/1768. Voir plus bas en tant que second prêtre de la trève.
1736 à 1767 Pierre HERROUptre curé de Pont-Christ Bresal. Registres : 11/1736 - 9/1767. Il décèdera à Pont-Christ le 8/1768 : "Missire Pierre Herrou, curé de cette treve de Pont-Christ y mourust le 24 d'aoust 1768, âgé d'environ 67 ans et fust son corps inhumé le lendemain au cimétière de cette église en présence de Cristophe Le Guenn, de Jean Person et d'Allain Le Gall soussignants. Paul Tanne - E. Madec, ptre - Guillaume Bras, curé de Plouneventer - G. Rogues, curé de La Roche - G. Le Bris, P.R. de Ploudiry".
1730 à 1736 Jean QUEMENEURptre curé de Pont-Christ Bresal. Registres : 02/1730 - 10/1736. En 1736, il quitta Pont-Christ pour devenir vicaire à Plouneventer de 1736 à 1739, puis recteur de Lanneufret. Il mourut à Lanneufret le 6/6/1764 à l'âge de 57 ans.
1728 à 1729 Yves LE ROUXptre curé de Pont-Christ. Registres : 03/1728 - 10/1729. Il est décédé à Pont-Christ le 15/11/1729 : "Ce jour 15è novembre 1729 mourut en la communion de notre mère la ste église missire Yves Le Roux, curé de cette trève de Pont-Christ munis de ses sacrements et à luy administré par monsieur Louboutin ptre de St-Servais. Son âge était d'environ 32 ans et est inhumé en cette église tréviale en présence de ses parents et amis. Jean Trevien, curé de Plouneventer".
1727 à 1728 François PAUGAMdesservant de Pont-Christ, ptre de Ploudiry - Registres : 10/1727 - 02/1728. Il semble assurer l'intérim. Yves Cann était-il malade ?
1726 à 1727 Yves CANNptre curé - Registres : 11/1726 - 10/1727. Peu d'information directe sur ce prêtre, mais le décorticage des B.M.S. nous apprend qu'il était né le 16 mai 1698 à Kerivin en Plouider, de Gabriel Cann et de Marie Bodenes, qui vinrent habiter Kerdonnars en Plouvenenter. Sa mère, son père et sa soeur Jacquette, en 1733, sont enterrés à Pont-Christ, il est clairement identifié à ce dernier enterrement, "en présence de v. et d. missire Yves Cann ptre son frère, de Paul Cann, de François Penguilly". Le 20/04/1735 à Pont-Christ, "Messire Yves Cann prêtre" est parrain de Anne Penguilly née à Kerdonnars en Plounéventer, Anne n'est autre que sa demi-nièce.
Je n'ai pas trouvé son acte de décès, mais il ne semble pas présent à l'enterrement de Paul Cann, son frère aîné, le 21 mars 1747 à Pont-Christ.
1720 à 1726 Renan FLOCHptre curé de Pont-Christ - Registres : 09/1720 - 11/1726
1716 à 1720 Goulven NEDELECptre curé de Pont-Christ - Registres : 03/1716 - 06/1720. Il était né le 12 juillet 1678 au Moulin du Forestic en Plouedern, de Jean et Marie Le Cuziat, d'une famille de meuniers donc : d'ailleurs sa soeur Marguerite épousa un meunier de La Roche, Louis Nicol. Avant d'être curé à Pont-Christ, il fut recteur de La Roche-Maurice à partir de 1708. Sur les B.M.S. on lui doit quelques notes savoureuses.

En 1718, sous le titre "La bannière neuve", il écrit la phrase suivante : "Le quatrième dimanche de juillet faisant le 24è jour dudit mois en 1718, François Le Roux, jeune homme du bourg de Pont-Christ en Ploudiry, a porté pour la première fois la grande bannière dudit Pont-Christ, achetée la même année à la grande foire de La Martyre pour la somme de 300 livres des deniers de la fabrique par Hervé Abgrall de K/faven lors fabrique. Ledit Le Roux la porta solemnellement en procession en présence de messieurs les prestres de ladite trefve soussignants ainsi signé dans l'original françois le roux, françois le guenn ptre, G. Nedelec ptre curé de Pont-Christ."

... et le 30 mars 1719, sous le titre "Curiosité" : "Comète vue en 1719, le 30è mars à 7 h. du soir. Elle consistoit en un grand éclair, suivi d'une espèce de queuff de cheval ardente du côté du nord, qui a duré un quard-heure après l'éclair".

Il décéda à Pont-Christ le 24/7/1720 : "Le 24è jour du mois d'aoust 1720 mourut, en la communion de notre sainte église muni des sacrements, vénérable et discret missire Golvin Nedelec, ptre sieur curé de cette trefve de Pont-Christ, âgé de 43 ans et le lendemain fut son corps inhumé en cette église en la présence des soussignants et autres, de lesquels curé de Ploudiry Pinson P.R. de Ploudiry, G. Mobian ptre, François Omnes ptre de Ploudiry, Renan Floc'h ptre".

Nous possédons le compte-rendu des scellés apposés sur sa demeure après son décès. Il nous renseigne sur le logis qu'il occupait à Pont-Christ : "... une armoire bois de chesne, fermée à cleff, estante dans la chambre où est décédé ledit deffunct dans laquelle armoire sont les habillements dudit deffunct, ses livres et pappiers, lequel sceau j'ay apposé par le moyen d'une bande de pappier armoyée à chaque bout des armes et empreinte de cette seigneurie, ensuitte de quoy j'ay annotté dans ladite chambre une petite table ronde, un pot de fer, un petit bassin d'airain, un trepied, un lit carré garny de ses rideaux et de charge (serge) de Caen verte, une couette, traversier et oreiller de plume, deux linceuls et une couverture de laine, auttre bois de lit sans habillements, une armoire servant de garde-manger, une petitte table de Louargat, un coffre bois de chesne, trois cheses, ...

L'inventaire après décès réalisé le 16/7/1720, nous apporte quelques précisions : "... perquisition des papiers tiltres et cahiers y estant il sy est trouvé le nombre de 54 cahiers tant baptistaires, sépultures, rendition de compte que delliberations, avec un contrat de fondation faite au proffit de l'église de Pontcrist le 5è feuvrier 1708 par la dame de Mesambellec estant sur velin, et une copie sur papier du contrat de vente d'entre le Sr Gardehaut pbre et la demoiselle de Mesambellec, ... ".

1681 à 1716 François KERUZOREpbre Il signe sur les registres de 01/1681 à 10/1715. Son nom se trouve gravé sur le clocher de Pont-Christ. Il était né vers 1649 et décéda à Pont-Christ le 5/2/1716 à l'âge de 67 ans : "Missire François K/uzoré, prestre curé de Pont-Christ. Ce jour 7è février 1716 a esté enterré dans l'église de Pont-Christ, trève de Ploudiry, le corps de vénérable et discret missire François Keruzoré, prestre bachelier en la faculté de théologie en l'université de Bordeaux et curé de cette trève depuis 35 à 40 ans, mort en la communion de nostre mère la ste église le jour d'avant hier 5è de ce mois sur les 9 heures du soir aagé de 67 ans. Laquelle inhumation a esté faite apès la grande messe en présence des soussignants, ses parents et amis. Requiescat in pace. Amen. Signatures : yves goazglas, ptre, recteur de Lanneufret - pierre corbé, ptre - vincent tremen, p - fleroux, ptre, curé de Bodilis - G:Nedelec, ptre, curé de La Roche - Guillaume Pellennec, ptre - Claude Abhervé-Gueguen, ptre - N. De Lesquelen, ptre, curé de Ploudiry - Michel Guiader - françois omnes, diacre - Jacques de Coetnempren - Jacques Cam, ptre - Pinson P. R. de Ploudiry".
1678 à 1681 Yves ELEUOUETRegistres : 1678 1681
1677 à 1678 Yves GARDEHAULTRegistres : 1677-1678
Le 30 juillet 1689, il est à Pont-Christ au mariage de Yves Abgrall, de Keruzore en St-Servais, et de Marie Kerbrat, de Kerdonnars : "Lors esté présents honnorables gents, honnorable et discret missire Yves Gardehault qui ne peut signer par débilité de ses ners, ..." L'acte est signé, par ailleurs et entre autres : "Jan Eleouet, ptre curé de St-Servais et pour affirmation de ceste François K/uzore, ptre".
1671 à 1677 Hervé QUEFELEANSa signature apparaît sur les B.M.S. de cette période et il est désigné comme curé dans un aveu du 23/4/1671. En 1677, il quitte Pont-Christ pour devenir recteur de Plouedern, où on trouve son nom sur le linteau d'une fenêtre de la sacristie :
" M : H : QVEFELEAN : RECT / IAC : MORRI : PIER : COGN : FABRIQVE / 1680 "
1653 à 1670 Vincent LE MENEZLes B.M.S. de cette période n'ont pas été conservés, mais Vincent Le Menez est désigné commme curé de Pont-Christ dans des aveux de 1653, 1658, 1661 et 1670.
En 1670, il est secondé par Herve Queffelean.
Avant 1653 A partir de cette date et jusqu'à de nouvelles trouvailles qui vont être difficiles, nous nous enfonçons dans la nuit des temps !
Prêtres
 Alain-André CORCUFFAlain-André Corcuff est né à Pont-Christ, le 30 Novembre 1750, prêtre le 4 Avril 1778. Insermenté. Il s'embarqua pour l'Angleterre, à Roscoff, le 5 Octobre 1792, sur le sloop "L'aimable Denis". Il ne reparaît pas au Concordat et nous n'avons pas trouvé trace de son décès dans le Finistère.
A-t-il exercé son sacerdoce à Pont-Christ ? Nous n'en avons pas trouvé la trace.
1784 Cette année-là il n'y avait plus de second prêtre, voir délibérations du corps politique : "Le 21 mars 1784 ... la maison du second prêtre actuellement sans fermier, Monsieur le Curé de cette trève souhaite et la demande pour s'y loger, qu'elle luy sera plus commode que celle où il demeure, mais il demande qu'elle soit haussée d'un autre étage d'environ 5 ou 6 pieds de hauteur pour pouvoir faire une chambre et un cabinet au-dessus de la cuisine et petit salon, un escallier neuf pour y monter avec un grenier au-dessus de ladite chambre et dudit cabinet, que ladite maison soit mise en bon et deub état de réparations et bien propre pour s'y loger, ..."
1753 à 1776 Yves LETTYprêtre de Pont-Christ Il est curé de St-Servais au moins en 1745 et 1746. Il apparaît ponctuellement dans les registres de Pont-Christ de 1747 à 1753. En juin 1753, il signe "prêtre de Pont-Christ", il est donc affecté à la trève. Par ailleurs il est cité dans un aveu des biens de l'église le 3/9/1753 : "... Autre maison qu'on nomme la maison du second prêtre couverte d'ardoises & son grenier donnant pareillement sur le cimetière et un petit jardin joignant ladite maison du côté de la rivière d'Elorn jouy par le sieur Le Letty prêtre...". Dans les registres, sa signature apparaît surtout dans les actes de sépultures, il devait avoir un rôle prépondérant pour prendre en charge ces événements.

Yves Letty était né en 1703 à Tregarantec, de Gabriel et Guillemette Dantec, il est décédé le 26 décembre 1776 à Pont-Christ : "Messire Yves Letty, ptre de cette trève, âgé d'environ 73 ans, y mourut le 26 décembre 1776 et fut inhumé le lendemain au cimetière de cette église, en présence des soussignants. C: Le Bras Rr de Plouneventer - Gourvezan Rr de Plouedern - allain Letty - G: Le Fur curé de Pont-Christ".

De 1753 à 1776, il aura donc servi sous la houlette de trois curés : Pierre Herrou, J. Toullec et G. Le Fur. Il a laissé son nom à 4 parcelles de terrain : deux "Foenneg an Aotrou Letty" et deux "Park an Aotrou Letty". Les avaient-il achetées ? En était-il l'utilisateur ?

 

Une anecdote est liée à ce prêtre. Une étude a été publiée en 2007, par Nicole Mainet-Delair. Elle est intitulée Vins et négociants d'Aquitaine vers la Bretagne finistérienne de 1660 à 1795. Elle porte plus particulièrement sur le commerce du vin entre le port de Bordeaux et celui de Landerneau, notamment au travers du Registre de Déclarations de Nicolas Jacques François Cosson, "marchand de vin en gros ordinaire", de 1762 à 1767. Ce négociant installé à Landerneau avait pour cliente la marquise de Kersauson, Marie Angélique Bonaventure Julienne de Brezal, qui habitait à cette époque Quai Saint-Thomas, à Landerneau. En outre, à partir de 1765, le marquis de Kersauzon au Château de Brezal, son fils donc, s'approvisionne parfois chez le même marchand. Yves Letty aussi.

Pour certains clients, dit l'auteur, "le détail des approvisionnements annuels est assez intéressant : Monsieur le curé Letty, curé de Pont-Christ-en-Ploudiry, achète deux à quatre fois l'an, en moyenne, une barrique. Il est un client fidèle. Que lui est-il arrivé en 1765 ? Nous l'ignorons comme nous ignorons la qualité du vin de messe qu'il achète". Suit le détail de ses achats par date que l'on peut résumer ici :

17624 barriques + 1 tierçon1765Aucun achat dans l'annéeLe tierçon correspond à un tiers de barrique. Une barrique a une contenance de 225 ou 187,5 litres, selon l'origine vignoble bordelais ou vignoble du haut pays.
On peut donc estimer les achats annuels moyen à environ 750 litres.
17633 barriques + 1 tierçon17664 barriques
17643 barriques + 3 tierçons17672 barriques + 2 tierçons

Que s'est-il passer en 1765 ? Nous n'avons pas noté cette année d'événement particulier. On est dans la constance au niveau des personnes de la cure, avec Pierre Herrou comme curé et Yves Letty comme second prêtre.

 G. QUINIOURegistres : 1728-1729
 Thomas KERMARRECRegistres : 1721-1724
 François CAMRegistres 1700-1716 : diacre en 7/1700, prêtre en 10/1700.
 Vincent TREVIENRegistres : 1690-1700. Il sera ensuite curé de Plouneventer en 1700.
1671 à 1677Jean QUENTRICRegistres : 1671-1677. Il mourut au village de Penhoat en 1777 : "Le 14è jour de Xbre 1677 a esté inhumé en l'église treviale de Pont-Christ Ploudiry le corps de vénérable et discret missire Jan Quentric ptre desservant audit Pont-Christ quoy qu'il faisoit sa demeure au village de Penchoat paroisse de Plouneventer ayant reçu tous ses sacrements et assisté de missire Herve Quefelean ptre et recteur de Plouedern et de Jan Helleouet aussy ptre de St-Servais en foy de quoy ay signé ceste acte ledit jour et an. Yves Gardehault, ptre.
1670Herve QUEFFELEANCf aveu à la seigneurie de Brezal. Il deviendra curé de Pont-Christ l'année suivante.
1669Jacques CHAPALAIN Voir en date du 6 avril 1669, "l'aveu et spécifique déclaration que fournit honorable marchand François Urvoaz à pésent fabrique de l'église tréviale de Pont-Christ Ploudiry d'une rente advenue à ladite église par leg et testament du deffunct vénérable Missire Jacques Chapalain, ptre de ladite église"
 Philippe GOURMELONVoir le 9/12/1662, le testament de Catherine Quentric qui lègue à la fabrice de Pont-Christ "parc an cleuz bras", le tout faict et gréé en présance dudit sieur curé et de Missire dom Philippe Gourmelon, prestre dudit Pont-Christ. Le curé était Vincent Le Menez (ADQ 213 G 9)
 François LE ROUXVoir en date du 8/11/1653, le contrat de don entre les héritiers de Michel Le Roux et les fabriques de Pont-Christ. Sont cités "Missire François Le Roux, ptre du dict Pont-Christ" et aussi "Missire Vinçant Le Menez, ptre et soubscuré de l'église treffiale de Pont-Christ" (ADQ 213 G 9).
Aumôniers à Brezal
1791M. SIONVILLEIl est cité dans les mémoires d'Ursin Le Gall, qui écrit en février 1791, à propos de la lettre qu'il avait reçu de l'évêque pour le dissuader de prêter serment : "La Marche m'a ensuite écrit une lettre bien scientifique ; il y avoit trois pages d'écriture et trois contradictions palpables. M. Sionville, aumônier de Brezal me la remit. Je la lus en sa présence : il fut indigné de la mauvaise foi du Prélat et des balourdises théologiques qu'il mettoit en usage pour vouloir m'en imposer. J'ai fait le serment le dimanche suivant : ce fut ma réponse. La lettre de La Marche n'était ni datée, ni signée. Mon ami Gomaire étoit si incrédule au sujet de ce que je lui disoit de la lettre du Prélat, que pour convaincre, je fus obligé de lui passer l'original. C'est ce qui fait que je ne l'ai plus".
1623Missire Melar TORIBEIl est cité comme procureur dans une "Donation à la fabrique de Pont-Christ, par la famille Heleouet, de ce qui leur compte en un lieu à Rochplat, à la charge d'un office et d'une messe à chant le dimanche de la passion". La citation est la suivante : "... lesdits bailleurs ont nommé et instituer procureur Missire Melar Toribe de Bresal et chapellain ô tout pouvoir..." (cf ADQ 213 G 9 donation Rochplat des 6/7/1623 et 30/11/1623.


 

Le presbytère : la maison curiale et la maison du second prêtre

 

Pour savoir où était logé le curé de Pont-Christ et le second prêtre, nous disposons de deux documents assez détaillés : il s'agit de deux aveux  fournis par la fabrique de Pont-Christ à la seigneurie de Brezal :

AVEU :

L'aveu consiste en une déclaration écrite du vassal, noble ou roturier, envers son suzerain. Cette formalité prévue par la coutume de Bretagne donne lieu à l'établissement d'un acte devant des notaires de la juridiction, acte dans lequel l'avouant décrit la totalité des biens qu'il détient de son suzerain.
- les seigneurs de Brezal fournissaient aveu aux ducs de Rohan, princes de Léon,
- de même, la fabrique de Pont-Christ fournissait aveu aux seigneurs de Brezal, comme à tous seigneurs de fief, sur lesquels la fabrique possédait des biens (le seigneur de Penvern en St-Servais, le seigneur de Poulbroc'h en Ploudiry, ... etc. .

L'objet ce sont les taxes ou charges liées aux biens. Autrefois le procureur fiscal d'un fief tenait à jour en temps réel, pour un bien parfaitement localisé, les taxes à payer et le nom du redevable. D'où ces aveux au moment des successions, ventes, échanges. Ils sont à comparer avec les actes d'achats ou de ventes que nous passons aujourd'hui chez le notaire, qui sont enregistrés aux impôts et qui servent à déterminer nos taxes locales.

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Nous utiliserons également les autres documents provenant des archives de la fabrique.

 
presbytère de Pont-Christ Pont-Christ au milieu du 20è siècle.

 

Extrait de l'aveu de 1753 concernant les maisons proches de l'église : "... ... Sçavoir est :

En la paroisse de Ploudiry audit bourg trévial de Pont-Christ, une grande maison couverte d'ardoises avec ses chambres et galletas, issues et franchises, donnant sur le cimetière du côté du septentrion avec une crèche couverte de genêt vis à vis de ladite grande maison & un jardin donnant au nord sur la rivière d'Elorn & le tout manoeuvré par le sieur Herrou, ptre curé dudit Pont-Christ, estimé valoir de revenu annuel la somme de 24 livres.

Autre maison, dite la maison à four couverte d'ardoises joignant au nord ladite grande maison et un applacement de crèche vis à vis desdites maisons avec le four étant vis à vis de la maison de l'auberge et une petite prée et jardin contenant environ un tiers journal de faucheur ayant ses fossés en son endroit, cerné au nord de la rivière d'Elorn, et au surplus des terres de ladite église, tenu en ferme par Constance Le Mercy, veuve de François Le Roux, pour en payer par an la somme de 33 livres.

Plus deux autres maisonnettes joignant au nord ladite maison à four couvertes de genêt dont l'une est tenue en ferme par Catherine Roparts pour en payer 3 livres par an et l'autre par François Plantec avec d'autres héritages ci-après describés.

Autre maison nommée la maison de l'auberge donnant au couchant sur ledit cimetière avec chambre & grenier & un perron de massonnage dehors pour monter dans ladite chambre, couverte d'ardoise, avec un cellier sous pareille couverture et une crèche vis à vis de la porte de ladite maison laquelle crèche est couverte de genêts avec deux petite prée se joignant dont le premier a son treilly et fossés à l'orient et son fossé au midy contenant un tiers journal de faucheur & l'autre partie sous bois taillis ayant ses fossés fors devers la prée des Simon contenant tant sous pré que sous bois taillis environ un demi journal de terre lesdites deux prées cernées des terres de ladite Dame de Kersauson à l'orient et midy, des terres d'Etienne Le Bourg ou cause ayant à l'occident, de la rivière d'Elorn au septentrion, le tout aussy tenu en ferme par ladite Constance Le Mercy, veuve de François Le Roux pour payer par an la somme de 33 livres.

Autre maison qu'on nomme la maison du second prêtre couverte d'ardoise & son grenier donnant pareillement sur le cimetière et un petit jardin joignant ladite maison du côté de la rivière d'Elorn jouy par le sieur Le Letty prêtre et estimé valoir de revenu annuel la somme de 12 livres.

Item deux autres maisons audit bourg de Pont-Christ avec un courtil joignant du côté de la rivière d'Elorn lesdites maisons couvertes de genêts, l'une desquelles avec la moitié du courtil est manoeuvrée par François Miorsec pour payer par an la somme de 10 livres et l'autre par la veuve de Goulven Ropartz pour payer par an avec l'autre moitié dudit courtil celle de 7 livres 10 sols.

Tous lesquels héritages cy-devant describés sont comme dit est cernés partie sur le cimetière et l'autre partie donnant au nord sur la rivière d'Elorn et au midy sur le chemin menant dudit Pont-Christ à La Roche-Maurice." ... ...

 

L'occupation des maisons en 1753 d'après l'aveu et les compléments descriptifs issus des autres archives :

 

1 - Le logement du curé était situé dans la grande maison bordant le cimetière.

 

Cette maison est représentée sur le cadastre napoléonien par les n° 443 et 442 et sur la photo par le repère  < 1 . La "crèche couverte de genêt vis à vis de ladite grande maison" correspond aux n° 445 et 444.

L'aveu de 1670 nous apporte les complément suivants : "La grande maison couverte d'ardoise avec ses chambres et galettas, issues et franchises donnant sur le cimetière du côté du septentrion manoeuvrés par Jan Bras en bas du bout de l'oriant et la chambre et galettas par Missire Vincent Le Menez, sieur curé de ladite trève et l'autre bout par Guillaume Urvoaz". Je comprends qu'au n° 442 ("du bout de l'oriant") Jan Bras y réside "en bas" et que le curé dispose du 1er étage et du grenier ("galettas"). Par contre, le n° 443 est occupé par Guillaume Urvoaz.

Bien que cela ne soit pas précisé dans l'aveu de 1753, on peut penser que la grande maison abritait encore d'autres personnes en plus du curé. En effet, G. Guillou, en 1783, désirait sans doute s'isoler un peu, car il émet la revendication suivante, rapportée par le compte-rendu du conseil de fabrique du 19/1/1783 : "... la maison du jeune prêtre où demeure actuellement François Le Carof (Ndlr : le bedeau) sans bail, Monsieur Le Curé de cette trève souhaite et la demande pour s'y loger, qu'elle luy sera plus commode que celle où il demeure, mais il demande qu'elle soit haussée d'un autre étage d'environ 5 ou 6 pieds de hauteur pour pouvoir faire une chambre et cabinet en dessus de la cuisine et petit salon, un escallier neuf pour monter, avec un grenier au-dessus de ladite chambre et cabinet, que ladite maison soit mise en bon et deub état de réparation et bien propre."

Sa demande sera réitérée lors de deux autres réunions du corps politique, les 21/2/1784 et 19/6/1785, qui décide alors de prendre l'avis de trois avocats. Il n'est pas donc pas certain que le curé en place ni les suivants aient quitté la "grande maison" pour aller loger dans la maison du second prêtre rénovée.

 

La "maison curiale" a été vendue comme bien national à la révolution le 24 messidor an IV et achetée par Guillaume Josse de Landerneau pour 552 livres. En 1811, les parcelles 442 et 444 appartiennent à Mr Clusel de Landerneau et ne sont plus la propriété de la fabrique de Pont-Christ, à la différence des parcelles 443 et 445 qui appartiennent toujours à la fabrique. Ces dernières parcelles n'étaient donc pas considérées comme faisant partie de la maison curiale.

 

2 - La maison du second prêtre.

 

Elle est représentée sur le cadastre napoléonien par le n° 439 et sur la photo par le repère  < 2 . L'aveu de 1670 ne nous apporte aucun détail supplémentaire sinon le nom de son locataire : "... autre chambre donnant à l'occident sur ledit cimetière et jardin et issues de jouxte aussi à l'occident de ladite maison où demeure à présent Missire Hervé Queffelean, prêtre servant en ladite trève...".

Cette maison appartient toujours à la fabrique de Pont-Christ en 1811.

 

3 - L'auberge.

 

Cette auberge est représentée sur le cadastre napoléonien par le n° 440 et sur la photo par le repère  3 > . Je pensais, avant cette étude, que cette maison pouvait avoir été le presbytère vu sa proximité avec l'église, il est donc bon d'en dire quelques mots pour supprimer des a-priori.

L'aveu de 1753 montre bien sa destination, "maison de l'auberge", et sa description précise, "un perron de massonnage dehors pour monter dans ladite chambre" et plus loin "le four étant vis à vis de la maison de l'auberge", l'identifie bien telle qu'elle est toujours aujourd'hui. Je l'ai bien connue dans les années 1960 : elle se compose au rez de chaussée d'une petite salle à manger et d'une cuisine, un étage accessible par l'escalier extérieur et des combles.

Un pierre gravée incrustée sur sa façade donnant sur le cimetière indique qu'elle a été construite, ou reconstruite, en 1718. En 1811, elle appartenait à Keroualin de Landerneau.

 

4 - La maison à four, résidence de l'aubergiste.

 

Cette maison est représentée sur le cadastre napoléonien par le n° 438 et sur la photo par le repère  4 > .
La taille de la maison "auberge" ne pouvait permettre de loger à la fois la famille de l'aubergiste et les voyageurs ? La question trouve sa réponse dans l'aveu de 1753 qui montre que l'auberge et la maison à four étaient "tenues en ferme par Constance Mercy, veuve de François Le Roux". L'explication me paraît limpide : la famille Le Roux habitait la maison à four, le fournier y cuisait le pain et autres aliments, et sa femme faisait marcher l'auberge sans y habiter, celle-ci était donc réservée aux voyageurs.

En 1811, la maison à four appartenait encore à la fabrique de Pont-Christ.

 

bourg et gorrequer

Plan du cadastre napoléonien de 1811

 

 

Annexe - Sources principales des informations

 

(*) Archives notées pour mémoire, mais non consultées pour raison d'incommunicabilité. Nous ne pouvons qu'encourager les Archives Départementales du Finistère à traiter ou à photograpier ces documents pour les rendre accessibles à tous. Merci d'avance. Notons qu'il existe de nombreux demandeurs.


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 A. Croguennec - Page créée le 31/5/2014, màj le 15/11/2016.