blason de Brezal

Chronologie : Pont-Christ à travers les âges

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Les ères géologiques La formation de la vallée de l'Elorn : des traces sont mises en évidence par l'exploitation de la carrière de Kerfaven. Formée il y a 300 millions d'années dans le pli des monts d'Arrée, la roche a subi une telle pression au moment de la tectonique des plaques, qu'elle s'est positionnée dans tous les sens. Grâce aux coupes faites dans la roche, on peut admirer les différentes couches et voir la trace des ondulations de la mer, présente il y a des millions d'années.
 Modification du cours de l'Elorn à l'ère quaternaire.

La préhistoire La roche percée à l'orée du bois de Gorrequer
 Le tumulus de Kerdonnars et autres sites sur la section de Brezal en Plouneventer

L'époque gallo-romaine Une piste gauloise : un très ancien chemin, partant de Kerilien (*), en Plouneventer, traverse l'Elorn à Pont-Christ - où la présence d'un toponyme ancien, d'une vieille chapelle, d'un pont gothique atteste l'antiquité du passage -, remonte vivement sur le plateau pour atteindre La Martyre, continue vers le Trehou, St-Eloi et, au-delà, vers Quimerc'h et l'embouchure de l'Aulne. Cette piste, qui a encore par endroits 12 m de largeur ne semble pas correspondre au réseau romain et pourrait dater de l'époque gauloise (source BSAF 1971)
   (*) Occismor ? C'est là, en tout cas, que l'érudit Miorcec de Kerdanet place la capitale des Osismes avant l'an 409 de notre ère.
  Les thermes romains de Valy Cloître, créés entre les années 60 et 80 de notre ère.

Les invasions "bretonnes" 
du IVè au VIIè siècle
Pont-Christ devient une trève de la paroisse de Ploudiry, plus grande paroisse du Léon, dépendant de l'abbaye de Daoulas.
La paroisse-mère de Ploudiry, comprend six trèves : La Martyre, Loc-Eguiner, Pencran, La Roche-Maurice, Pont-Christ et Saint-Julien de Landerneau. Dépendante de la paroisse-mère, chaque trève, ou succursale ou encore fillette, était administrée par un curé trévien que le recteur de l'église matrice choisissait et faisait approuver par l'évêque. La dépendance de l'église tréviale à l'égard de la paroisse-mère s'exprimait notamment par le fait que les trèviens devaient participer aux dépenses de la paroisse et qu'ils étaient tenus de faire, une ou deux fois l'an, une procession en l'église paroissiale, en reconnaissance de la prééminence de celle-ci.

Les attaques des Normands
du VIè au IXè siècle
Que les habitants de Pont-Christ aient eu à souffrir des invasions normandes, ne fait aucun doute. Une déclaration faite en 1683 par les fabriciens de La Martyre, le confirme. L'église dédiée à Notre Dame a été bâtie dans les temps très anciens, c'est-à-dire, celui des incursions et des ravages par les Danois et Normands dans les 6è, 7è et 8è siècles". Voir Ploudiry aux marches de l'Arrée, son passé, ses monuments. Gurvan, qui fut présent à la Martyre, aida-t-il à les repousser ici. On sait qu'il mourut en 875 dans son combat contre les envahisseurs.

Le IXè siècleLutte contre les Francs : On connait la guerre que mena Morvan "Lez-Breizh" contre les armées franques. L'érudit Miorcec de Kerdanet en situe une partie à Brezal : "une ancienne chanson bretonne nous apprend qu'au IXè siècle le roi Morvan avait soutenu un siège, dans son château de La Roche, contre un des lieutenants de Louis-le-Débonnaire, qui s'était retranché près du château de Brezal, dans un lieu nommé Camp-Loïs, c'est-à-dire, Camp-de-Louis. Un grand nombre de Bretons avaient abandonné leur prince pour passer à l'ennemi, ce qui avait fait donner à ce dernier château le nom de Brez-Al ou Breiz-Al, qui signifie autre Bretagne ou Bretagne opposée. Après la mort de Morvan, en 818, les Bretons élurent pour roi Gwiomarch, prince de Léon, lequel, après avoir bien tourmenté la France, fut pris et massacré dans son château de Brezal, en l'an 825." Voir Le Lycée Armoricain, 1825. Mais ceci n'est-il pas du domaine de la légende ?

Le Moyen-Age blasonL'histoire ancienne de Pont-Christ est liée aux seigneurs de Brézal. Propriétaires des bois et d'une grande partie des terres de Ploudiry, dont Pont-Christ est une trève, les châtelains de Brézal étaient des nobles puissants, prévôts de la foire de La Martyre.

Le seigneur de Brezal participe aux croisades. Son blason était "de gueules à six besants d'or 3-2-1", le besant étant la représentation de la monnaie byzantine du même nom, sa présence sur le blason est le fait que le seigneur du lieu est allé en Terre Sainte à l’occasion d’une des croisades. Sa devise était "Spes mea deus" : "Mon espoir est dans le Seigneur".
 Création de la croix qui se trouve sur le mur d'enclos de l'église de Pont-Christ. L'église ayant été construite plus tard, il s'agit d'un réemploi.

Le XIVè siècleAu début du siècle, construction du vieux manoir de Brézal qui durera jusqu'au XIXè siècle
 1350 : Hervé est le premier seigneur de Brézal qui apparaît dans les archives.
 1372 : Décès de Jeanne de Léon. Par sa mort, elle apporte le Léon aux Rohan, après en avoir hérité de son frère Hervé VIII, en 1363. En tant que nouveaux princes de Léon, les Rohan marqueront de leur empreinte les terres, entre autres, de Daoulas et de Ploudiry, où se trouve Pont-Christ. Voir notamment les verrières des églises de La Roche-Maurice et de La Martyre, la reconstruction du château de La Roche en 1490. Les seigneurs de Brezal fourniront aveux aux vicomtes de Rohan, après l'avoir fait aux comtes de Léon.
 1378 : Yvon de Brezal est signalé à la montre de la noblesse de Gouesnou le 15/10/1378.
En Bretagne, chaque suzerain avait besoin d'une force armée pour faire respecter ses droits, aussi bien sur son territoire que par rapport à ses voisins. Mais il n'était pas assez riche pour entretenir une armée tout au long de l'année. Contre des moyens militaires (hommes, chevaux, armes) il accordait, à certains, des titres de noblesses transmissibles selon les coutumes de l'époque. Ces titres permettaient aussi de bénéficier d'avantages financiers considérables dans certains cas, d'où l'apparition d'une noblesse "de contre-façon".
Périodiquement le suzerain réunissait "ses troupes" et chaque noble devait alors faire la preuve c'est à dire "montrer" (d'ou le nom de ces réunions) qu'il détenait bien l'équipement militaire nécessaire et en bon état, et ainsi prouver que son titre n'était pas usurpé. Ceux dont le titre de noblesse n'était pas validé se voyaient sévèrement sanctionnés. Généralement tous leurs biens étaient confisqués et des peines d'emprisonnement venaient leur faire regretter leur tricherie. Les "montres" étaient donc l'occasion de consigner par écrit la généalogie de chacun des participants depuis l'ancêtre qui avait reçu ou mérité le titre en question. Ceux dont les quartiers de noblesse étaient avérés étaient déclarés de "noble extraction". Il faut rechercher un manuscrit établi lors d'une montre : c'est impressionnant (cf le Montre générale de Léon en 1481).

Le XVè siècleYvon de BREZAL, né vers 1450, est capitaine des Francs Archers de l'Evêché de Léon en 1479 et Capitaine aux Compagnies d'Ordonnance du Duc de Bretagne en 1481.

Le XVIè siècleGuillaume de Brezal, époux de Marguerite Le Senechal, est page à la garde d'Anne de Bretagne.
 1512 : Gabriel de Brezal, frère de Guillaume, meurt lors du combat de la "Cordelière" contre les anglais, près de la pointe St-Mathieu.
 1520 : construction du moulin de Brezal. Maîtrise d'ouvrage : Guille de Brezal et Marguerite Le Senechal, maîtrise d'oeuvre : Olivier Garric.
 1533 : début de la construction de l'église de Pont-Christ qui sera achevée en 1560.
 1581 : le 9 mai, l'église est consacrée par Rolland de Neufville, évêque de Léon, elle est dédiée à Dieu et à Notre-Dame de Bon-Secours. Il existait autrefois une inscription sur bois à l'intérieur de l'église qui rappelait cet événement (cf fonds Bourde de la Rogerie - ADIV 5 J 89 et 91, voir aussi la traduction du texte anglais en encadré sur la page "La fontaine de Brezal"). Il était écrit que "quarante jours de pardon à perpétuité" attendaient tous ceux qui visiteraient la chapelle, par "dévotion", le 9 mai, anniversaire de sa consécration, date à partir de laquelle commencerait l'Indulgence. Rolland de Neufville était évêque de Léon depuis 1562, il décéda en 1613.
  Les guerres de la Ligue :
  • Guillaume de Brézal, époux de Jacquette du Louët et fils d'Olivier, prend part aux guerres de la Ligue sous la bannière de la Sainte-Union et assiste au siège de Kerouzere en 1590 (Louis Le Guennec, Les korrigans de Brezal dans Nos vieux manoirs à légendes).
  • Jean de Brézal, son oncle, seigneur du Rest et de Mestiniou à Plouenan, est fait prisonnier doit payer une rançon pour sa libération, au gouverneur Louis Le Prestre, nommé par le duc de Mercoeur à Concarneau.
  • La famille de Brezal semble très liée aux célèbres ligueurs qu'étaient Gabriel de Goulaine, Sr dudit lieu, et son frère Jean, Sr du Faouët, qui ont mené l'attaque contre le château de Kerouzere. Ledit Guillaume de Brezal était parrain d'Anne de Goulaine, fille de Jean ; alors que Mauricette de Goulaine, soeur de Gabriel et de Jean, était la marraine de Mauricette de Brezal, fille dudit Guillaume.
  • Vers 1595, l'affreux Guy Eder, dit La Fontenelle, rôde dans le coin. Il kidnappe et épouse la jeune orpheline et héritière de Mézarnou en Plouneventer, la jolie Marie Le Chevoir de Coadezlan. Elle avait tout juste 10 ans ! Il l'emmène au travers de sa selle vers son repère de l'île Tristan face à Douarnenez. Que n'a-t-il fait subir, au passage, aux villageois de Pont-Christ ? On peut craindre le pire, vu les tortures, massacres et pillages qu'il commit dans le Sud-Finistère, mais aussi dans le riche Léon et à Landerneau en 1592, 1593, 1594 et 1595. Après avoir pillé Landerneau en 1592, les bandes de Guy Eder sont passées par La Martyre et ont incendié une partie de l'agglomération.

Le XVIIè siècle1623 : Vincent de Brézal est capitaine de huit paroisses riveraines de l'Elorn.
  1675 : La révolte des Bonnets Rouges. Certains insurgés se cachent dans le "trou du Bonnet Rouge" à Gorrequer.
Anecdote à ce propos : La grand-mère de Mauricette de Ploeuc, marquise du Timeur en Poullaouen, amie de Sébastien Le Balp et épouse du marquis de MontGaillard, était la marraine de Mauricette de Brezal.
 Création du moulin à papier de Brezal. Ce moulin est fondé au XVIIè siècle sur la propriété de Brézal. Il fut créé avant 1688, car cette année-là on note la naissance d'Anne de La Broise au moulin à papier.
     H. DU HALGOUET, dans "Coup d'oeil sur l'industrie rurale du papier dans la province de Bretagne" 1939, indique que le moulin de Brezal en Plouneventer a été fondé en 1636. Il aurait donc été bâti par Guy de Brezal.
     YB. KEMENER indique une construction plus tardive : "Ce moulin situé sur l'Elorn entre Pont-Christ et La Roche-Maurice est fondé au XVIIIè siècle sur la propriété de Brezal dont M. de Tinténiac est le seigneur en 1789. Celui-ci reçoit à l'époque une rente convenancière de 150 livres de François Huet qui exploite le moulin. Ce dernier est acquis nationalement en date du 6 floréal an VI par S.G. Saligny de Paris pour la somme de 14.300 livres. En 1776, Pierre Huet produit 3.000 rames de papier dans ce moulin qui possède une roue, une cuve et 5 piles à maillets. Au XIXè siècle, il va devenir l'un des plus importants de la région.
En 1828, il emploie 18 ouvriers qui fabriquent par an 28,5 tonnes de papier à partir de 55 tonnes de drilles. En 1836, c'est Michel Le Hideux, 60 ans, qui y est chef de ménage et emploie une dizaine de papetiers. Il décède peu après et c'est sa veuve (*) qui s'occupe de la production. Auguste Le Hideux prend alors sa suite jusque vers 1870 et emploie une dizaine de papetiers."
(*) Précisions : Il ne s'agit pas de sa veuve, mais de sa soeur, Mme Pichard. Quant à Auguste, il était le neveu de Michel.

Le XVIIIè siècle Village de paysans "journaliers" et "occupés d'industries" travaillant à façon le lin et le chanvre pour les "fabricants" qui revendaient les toiles à des négociants, Pont-Christ est pauvre. (cf "La Roche, 9 siècles d'histoire" - R. Bras/P. Kernevez et "La paysannerie de Ploudiry au XVIIIè siècle" - Louis Elegoet).
 1717 : le 11 juin, le marquis Joseph de Brezal est à Paris, il fait partie du groupe de 39 seigneurs et gentilshommes qui signent la protestation contre l'attribution donnée à une commission issue du Conseil d'Etat de trancher dans l'affaire des princes du sang et des princes légitimés (voir dans le chapitre consacré au marquis la note explicative).
 1718 : en juillet, Goulven Nedelec, prêtre curé de Pont-Christ, note, sous le titre "La bannière neuve" dans le registre des BMS, la phrase suivante :
"Le quatrième dimanche de juillet faisant le 24è jour dudit mois en 1718, François Le Roux, jeune homme du bourg de Pont-Christ en Ploudiry, a porté pour la première fois la grande bannière dudit Pont-Christ, achetée la même année à la grande foire de La Martyre pour la somme de 300 livres des deniers de la fabrique par Hervé Abgrall de K/faven lors fabrique. Ledit Le Roux la porta solemnellement en procession en présence de messieurs les prestres de ladite trefve soussignants ainsi signé dans l'original françois le roux, françois le guenn ptre, G. Nedelec ptre curé de Pont-Christ."
 1719 : le 30 mars, Goulven Nedelec, le même, note, sous le titre "Curiosité" dans le registre des BMS, la phrase suivante :
"Comète vue en 1719, le 30è mars à 7 h. du soir. Elle consistoit en un grand éclair, suivi d'une espèce de queuff de cheval ardente du côté du nord, qui a duré un quard-heure après l'éclair".
Se serait-il exclamé, à l'instar d'un autre recteur en admiration devant la pleine lune : " un si beau spectacle et dire que c'est dans ma paroisse " ? rire
 1734 : décès de Joseph de Brezal. Il meurt le 25 novembre 1734 sans laisser d'enfant du sexe masculin, si ce n'est un fils de 22 ans, mais qui décèdera le 15 janvier suivant. Avec eux s'éteint le nom des "de Brézal" qui avait brillé pendant 400 ans en ce château. Le domaine passe au nom des Kersauzon.
 1755 : baptême "sous condition" d'un "nègre" originaire de Pondichery.
 Pendant une grande partie du siècle, on continua d'enterrer les morts dans l'église. Un arrêt du Parlement de Bretagne du 12 juin 1758 et, plus tard encore, un décret de l'Assemblée Constituante du 25 septembre 1790, interdiront ces pratiques. Mais il semble que Pont-Christ ait légèrement anticipé l'arrêt du parlement : à partir du 20 avril 1758 (Jeanne Chapalain) les inhumations se font dans le cimetière.
 1770 : Pont-Christ compte 300 habitants environ. Ce chiffre est fondé sur le nombre annuel de baptêmes, il représente donc le nombre d'habitants du "grand Pont-Christ". Son église est, en effet, fréquentée par des habitants du sud-est de Plouneventer qui y font baptiser leurs enfants, s'y marrient et y font enterrer leur morts. Ils viennent de Brezal, Brezalou, Veuleury, Runpoulzic, Kerdonnars, Keradoret. Le village de Penhoat, aujourd'hui en St-Servais, fait également partie de la zone d'attraction de l'église de Pont-Christ.
 1772 : on peut noter l'existence d'un hôpital à Pont-Christ. Marie Pennec y meurt le 30 août 1772. Cet hôpital se trouvait au bourg de Pont-Christ : car on trouve mention de "liorz an hopital" dans le cadastre napoléonien en 1830, il s'agit de la parcelle 457 qui part de l'Elorn et s'étend vers le sud en longeant la route qui passe sur le pont.
Pourtant lors de l'enquête sur la mendicité lancée en 1774, par l'évêque de Léon, Mgr de La Marche, à la question posée : "Y a-t-il dans votre paroisse quelque hôpital, ... ?" Le recteur de Ploudiry, qui couvre la trève de Pont-Christ, répond : "Il n'y a dans cette paroisse aucun hôpital".
Mais, au moment de la révolution, dans les déclarations des biens des émigrés faites par les municipalités du canton de Landerneau (ADQ 1 Q 93) on trouve, le 27 septembre 1792, parmi les biens de "Mlle Kerdanet, au bourg de Pont-Christ, une maison donnée à Marie Mest comme hospitalière".
Cette maison appartient à la fabrique de Pont-Christ car Jacques Crenn, le fabrique en charge en 1792, note dans ses comptes pour l'année "s'excuse de prendre charge de douze livres dix sols dues par la dame de K/sauson pour prix de ferme d'une maison luy affermée pour servir d'hôpital au bourg de Pont-Christ, comme elle est émigrée" (ADQ 213 G 2).
 1776 : décès de Jean Jacques Claude de Kersauzon. Il meurt le 23 septembre 1776 au château de Brezal et il est inhumé le lendemain dans l'église de Pont-Christ. Il était le dernier représentant mâle de la famille, de ce fait le fief de Brezal devient propriété du marquis de Tinténiac, son gendre.

L'ancien régime Les nobles : armorial de Brezal.
 La population : aspects démographiques sous l'ancien régime.
 Les tréviens de Pont-Christ participent à la corvée des grands chemins : leur tâche se situe autour du pont de La Roche sur la voie du duc d'Aiguillon

La révolution Les prémices, vus par Mme de Tinténiac, née de Kersauzon, apparaissent dans sa lettre écrite de Brezal le 23 mars 1789. Lire dans la page "Les descendants de la famille de Brezal et successeurs audit lieu", la note concernant "Sansonne".
 Les cahiers de doléances.
 1790 : le nombre d'habitants est tombé à 206 habitants. En effet, la condition des plus pauvres s'est dégradée considérablement dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle et s'est traduit, entre autres, par de graves épidémies.
 1790 : Pont-Christ érigée en commune. Son maire était Pierre Cochart, signataire du cahier de doléances l'année précédente. Cultivateur à la métairie du bourg, il y décèdera en 1791 à l'âge 29 ans.
En 1792, Hervé Le Fur (1756-1827) était l'un des officiers municipaux. C'était le gendre de Jacques Larras, celui-là même qui avait présenté, avec Alain Richou, le cahier de doléances de Pont-Christ à la sénéchaussée de Lesneven.
La commune de Pont-Christ est supprimée en l'an VIII et réunie à La Roche-Maurice, après avoir été amputée du hameau de Guerrant (Goarem Hent), rattaché à Ploudiry.
 Chassés par la Révolution, les nobles doivent émigrer, les Tinteniac de Brezal aussi, leurs biens sont mis aux enchères et vendus comme biens nationaux.
 Ursin Le Gall, prêtre constitutionnel. Bernard Caroff, prêtre insermenté.

19è siècle1809 - 1810 : Pourquoi le préfet et l'évêque s'intéressent-ils au château de Brezal ?
 1821 : De cette année-là jusqu'à 1862, les avanies du pont de Pont-Christ (1821 - dégradation et restauration ; 1831 - écroulement et reconstruction ; 1861 : 2è écroulement et 2è reconstruction).
 1828 : Construction du moulin du Frout sur l'Elorn par Hervé Le Hir.
 1843 : Ouverture de la Route Nationale 12. La route de Landerneau à Landivisiau qui longe la rive droite de l'Elorn (aujourd'hui RD 712) n'a été ouverte qu'en 1843. Auparavant pour se rendre à Landivisiau, le voyageur de Landerneau passait sur le pont de Rohan, suivait la rue de Ploudiry (avant l'ouverture de la rue neuve), franchissait le pont sur l'Elorn au bas bourg de La Roche, gravissait le plateau situé en face, prenait enfin une longue route droite (encore existante et en partie utilisée par la voie express) qui par, la croix des Maltotiers, atteignait Landivisiau. Le passage de la RN 12 par Pont-Christ a encouragé la création d'auberges sur son bord, notammant les auberges de Kerfaven et a, très certainement, apporté bien du mouvement dans le petit bourg de Pont-Christ, mais peut-être pas autant que la traversée par le chemin de fer, quelques années plus tard.
Notons que ce sont les entepreneurs de Plouneventer, Soubigou, Prigent et Queinnec, qui emportent, en 1840, le beau chantier de 150.000 F pour la rectification de la route royale 12 entre Landivisiau et Landerneau.
 1852 : Démolition de l'ancien château de Brezal par Guillaume Le Roux.
 Construction de l'actuel château de Brezal par Guillaume Le Roux (avant 1858 ? voir texte de L. Bourles).
 1856 : Construction de la distillerie d'alcool de betteraves à Pont-Christ par Guillaume Le Roux.
 Construction de la chapelle de Brezal par Guillaume Le Roux.
 1861 : "Valy Nevez" apparaît pour la première fois dans les recensements, avec la famille Le Goff - Crenn.
 1862 : Création du PN 289 à Pont-Christ et du PN 290 à La Roche-Blanche, en prévision de l'arrivée du train
 1863 : En début d'année, les maires des communes environnantes demandent la création d'une gare à Pont-Christ, car la distance entre les gares de Landivisiau et Landerneau leur paraît excessive. On sait que Pont-Christ ne sera pas retenu au profit de La Roche.
 1865 : Le premier train passe à Pont-Christ. La voie ferrée de Guingamp-Brest est inaugurée le 25 avril 1865 et, au début de son exploitation, ne comporte qu'une seule voie : la voie n°1 qui est utilisée aujourd'hui dans le sens Paris-Brest.
 1866 : Le moulin à papier de Brézal produit encore du papier sous la direction de Auguste Le Hideux. En 1872, comme l'indiquent les recensements, le moulin aura cessé son activité papetière, mais sera toujours habité par Auguste Le Hideux jusqu'en 1876.
 1871 : Il y a encore des loups dans les bois de Pont-Christ. Dans la nuit du 22 au 23 juillet, une génisse appartenant Alain Tanguy de Valy Nevez est dévorée par les loups. Quelques années plutôt, en 1868, Paul de Lavillasse, minotier à La Roche-Blanche et lieutemant de louveterie de l'arrondissement de Brest, réclame une prime pour destruction de loups. (voir Archives de La Roche : correspondances - ADB 592 E DEPOT 5). Non loin du moulin à papier, il y avait deux parcelles appelées "le trou du loup", voir la page "quand les champs avaient un nom".
 1876 : Installation de la station de haras à Pont-Christ.

Fin du 19è siècle1879 : Création de la "La Fonderie" de Brezal. La société en nom collectif, pour la fabrication du fer, est créée par acte du 7/10/1879, par Léon d'Audibert de Lavillasse et L. Marchant. Dès 1881, les ouvriers de "La Fonderie" apparaissent dans les recensements. L'établissement passera, ensuite, aux mains d'Eugène Cornec. Il aura cessé de fonctionner en 1896.
 1882 : à partir de cette année-là, Charles Le Bos acquiert le domaine de Gorrequer et des maisons et terrains au bourg de Pont-Christ. Charles Le Bos était le directeur de la "Grande Brasserie Flamande" Le Bos-Despinoy de Landerneau.
 1882 : dernière inhumation dans le cimetière de Pont-Christ.
 1882 : dernière fête patronale (le Pardon) dans l'église. "Selon l'antique coutume, il y avait une grande fête religieuse le dimanche le plus rapproché du 24 juillet, jour de la Sainte-Christine. On y disait la messe, on y chantait les vêpres puis, bannières en tête, une procession s'organisait. Pour la circonstance des boutiques en toile s'édifiaient tout alentour. On y vendait toute la bimbeloterie qu'il est de coutume de présenter aux fêtes campagnardes."
 1885 : dernière messe dans l'église de Pont-Christ.
1890 : effondrement de la toiture de l'église, son enlèvement ardoise par ardoise, planche par planche, suivi de l'abandon de l'édifice qui aboutira aux ruines actuelles. L'hypothèse du "mystérieux incendie" de l'église, trop souvent évoquée, peut être éliminée, voir l'argumentaire dans la page consacrée à cet édifice.
 Yan Dargent peint plusieurs paysages de Brezal.
 1894 : Fermeture de la station de haras à Pont-Christ.
1896 : érection du calvaire de Brézal, près du moulin par Albert Le Roux.
1899 : création d'une deuxième voie sur la ligne de chemin de fer. L'approbation ministérielle ne viendra que le 3 juillet 1897, des travaux ont eu lieu en 1898, le tronçon de Landivisiau à Kerhuon a été achevé le 10/05/1899. Les trains circuleront sur cette nouvelle voie le 1er juillet 1899, selon les nouveaux horaires modifiés en conséquence.
Le chantier de préparation de la plateforme et de constitution du ballast avait été confié, comme pour la création de la ligne, à des entrepreneurs privés. Sur la distance de Rennes à Kerhuon (il existait déjà une double voie de Brest à Kerhuon), 6 lots avaient été définis. Le 6ème lot de Pleyber-Christ à Kerhuon était de la responsabilité de Auguste Magistry, entrepreneur de Travaux Publics à Landerneau. Dès la fin décembre 1897, celui-ci avait ouvert une carrière près de La Roche-Plate : "à environ 2 km de la station de La Roche et à 600 mètres de la ligne. Cette carrière, qui sera exploitée à ciel ouvert, se compose de bancs de rochers de quartz d'une hauteur moyenne d'environ 6 mètres", écrit-il au maire de la commune.

Début du 20è siècle1904 : Le 10 août, le dernier locataire meunier du moulin de Brézal, Mathurin Menez, signe son bail pour 9 ans. Mais il délaissera le moulin avant le terme de son bail, entre 1906 et 1910.
Dès le début de l'année 1910 au moins, la famille Menez est installée dans la maison qui sera plus tard la discothèque "La Licorne". Mme Menez et sa fille y tiennent un restaurant. Elles joueront un rôle important dans les fêtes de Pont-Christ créées en septembre 1910. L'ancien meunier est qualifié de cultivateur dans le recensement de 1911.
1910 : Le 11 septembre, création des fêtes de Pont-Christ, qui auront lieu tous les ans, le 2ème dimanche de septembre.
Ces fêtes profanes, à la différence des fêtes religieuses (l'ancienne fête patronale qui s'était arrêtée en 1882 et celle qui sera créée en 1981 par l'abbé Urien), sont l'occasion d'organiser de multiples spectacles et activités : courses cyclistes et pédestres, courses en sac, au coq, aux canards, courses de brouettes avec deux grenouilles (1), course à l'oeuf, course de remplissage des bouteilles, jeu de la poêle (2), jeux de cartes, de quilles, de boules ou de pétanque, de palets, de casse-boîtes, concours de tir, concours de fumeurs (étonnant, non !), mât de cocagne, tir à la corde, radio-crochet, banquet, feu d'artifice, danse bretonne, bal, etc... Tel est l'inventaire des attractions que l'on peut trouver au fil des années dans les compte-rendus de la presse ancienne. Avec des prix, en argent ou en nature, offerts aux vainqueurs des compétitions.
   (1) course de brouettes avec deux grenouilles : il s'agissait d'aller le plus loin possible avec ses deux grenouilles. Il paraîtrait que certains assommaient à moitié leurs grenouilles pour ne pas qu'elles sautent de la brouette.
   (2) jeu de la poêle : une poêle était suspendue à un fil, à hauteur d'homme ; il s'agissait de décrocher un sou collé sur le fond sans les mains, donc avec la bouche. Ce jeu a disparu pour être remplacé par le jeu de la pomme, elle aussi suspendue à un fil, et qu'il fallait manger plus rapidement que ses concurrents, sans l'aide des mains.

La guerre 14-18 Morts pour la France : Jean-Louis Jezegou, Georges et Edouard Le Hideux (habitants de Pont-Christ ou apparentés).
 07/1916 : Citation. - Le soldat Joseph Ménez qui, blessé et fait prisonnier du 8 au 13 septembre 1914, a pu revenir dans les lignes françaises malgré les sentinelles allemandes, se trouve aujourd'hui au front devant Verdun ; il vient d'être cité à l'ordre de la brigade dans les termes suivants : "Très bon soldat qui en toutes circonstances fait courageusement son devoir ; a été blessé deux fois le 8 septembre 1914 et le 30 juillet 1915". Le soldat Ménez, décoré de la croix de guerre, est le fils de M. et Mme Ménez, commerçants à Pont-Christ.

L'entre-deux-guerresFévrier 1929 : la décision d'installer une cabine téléphonique dans le hameau de Pont-Christ est prise dans une délibération du conseil municipal de La Roche.
 Février 1939 : De nombreux espagnols fuient leur pays à cause de la guerre. Le 1er février, 2.000 réfugiés arrivent à Quimper par le train et doivent être répartis dans différentes communes du département. Pont-Christ accueille une famille de trois personnes et deux jeunes filles.

La guerre 39-451940/41 : les Allemands en quête de métaux à fondre pour renforcer leur armement, repèrent la cloche de Pont-Christ (récupérée à La Roche-Maurice et stockée dans un coin de l'église du bourg) et décident de la faire emporter. Mais au moment du transfert, la cloche avait disparu, cachée par des paroissiens.
  Les Allemands ont occupé le château de Brezal et brûlé de nombreux papiers (source Daniel Bernard in Cahiers de l'Iroise).
 Après la libération, un camion américain est tombé dans l'étang mais on dit qu'avant de se replier sur Brest, les Allemands ont jeté dans l'étang des caisses (source site de Plouneventer).
 Les forces basées au château de Brézal s'exercent dans les garennes en contrebas de Valy-Cloître près de Pont-Christ. Les réquisitions sont multiples et variées : réquisition de bois pour la fabrication de piquets hérissant les plages afin d'interdire le débarquement. Les bois de Pont-Christ et de Brézal, le bois du Pontois nécessitent de nombreuses journées de débardage imposées aux paysans de la commune de la Roche qui doivent fournir des chevaux. L’organisation Todt exploitait la carrière située le long de la RN 12 à la Fonderie, afin de fournir les pierres nécessaires à la construction des blockhaus du «Mur de l'Atlantique» (source site de La Roche).
 Mort pour la France : Bernard Goere. Prisonniers de guerre en Allemagne : Jean-Marie Coloigner et son frère Léon ; Jean-Louis et Rolland Fur ; Yves Le Bars, du moulin Barzhig. Ces personnes étaient des habitants de Pont-Christ ou apparentées.

La 2è moitié du XXè s. 1951 : Naissance d'André Croguennec, l'auteur de ces lignes, le 6 mai au PN 289.
 1953 : L'arrivée de l'électricité. Pont-Christ est desservi en 1953. En 1954, s'achève l'électrification de la commune de La Roche-Maurice.
 1956 : Manifestations paysannes, le 21 mai. La RN 12 est coupée par des troncs d'arbres, à Pont-Christ, entre la route de Plounéventer et le virage de Kerfaven. Voir article du Télégramme. Je m'en souviens très bien, j'avais 5 ans et j'ai été très impressionné par ce mouvement d'humeur des paysans et des usagers de la route. Les coups de hache dans les bois et le fracas des arbres qui s'abattent, puis les cris des hommes tout au long de la journée.
 1959 : Début de la restauration du moulin de Brezal.
 1961 : En janvier, construction du grand parking le long de la RN 12, sur le bord de la prairie à droite du moulin de Brezal. Un article du Télégramme du 20/11/1958 titrait : "Pluie de contraventions sur Pont-Christ. Les difficultés de stationnement vont-elles faire déserter un des plus jolis sites du Finistère ?" Effectivement l'afflût de touristes à Pont-Christ rendait le stationnement, le long de la route nationale, très dangereux, il était urgent de créer un parking.
 1961 : Première réception de la télévision au bourg de Pont-Christ
 1962 : Le "pardon de Pont-Christ" traditionnel, qui avait lieu le 2ème dimanche de septembre, depuis 1910, se fera en août à partir de cette année.
 1962 : Le nombre d'habitants du "grand Pont-Christ" est de 224 personnes réparties sur 54 familles.
 Entre 1963 et 1967, poursuite de la restauration du moulin de Brezal par Charles Huon de Penanster.
 Fin 1965 : Casimir Frontesac, restaurateur, succède à Yvonne et Marcel Amiry. Son restaurant s'appelle "Chez Casi".
 1967 : Le samedi 10 juin a lieu l'inauguration du restaurant "Moulin de Brezal" par M. et Mme Thuilliez. Ils y seront donc les premiers restaurateurs. Après leur départ, l'intérim sera assuré par Marie-Christine Bonnet elle-même (épouse de Vincent Huon de Penanster) et la participation d'un gérant qui se révéla être un escroc. Il "a sévi quelques mois, menant grand train".
 1969 : Le 1er janvier, Corentin Le Bris, restaurateur, dit "Tintin", succède à Mme Frontesac qui gérait l'établissement depuis le décès de son mari.
 1969 : Le 17 août, dernières fêtes traditionnelles de Pont-Christ (fêtes profanes).
 1972 : Le 1er septembre, Arsène et Michelle Heliez s'installent au Moulin de Brezal.
 1972 : Mme Birac achète la maison qui abrite son restaurant depuis 1970, avec l'abbé Urien comme client régulier (celui qui fondera plus tard le nouveau pardon de Pont-Christ).
 Avril 1973 : Mise en service du tronçon de voie express entre Landivisiau et Brest (date prévisionnelle indiquée dans Le Télégramme de Brest du 20 janvier 1973). La nouvelle RN 12 se retrouve donc sur une partie de l'ancienne route (de Landivisau à Plouneventer), celle qui était utilisée avant l'ouverture en 1843 de la route royale passant par Pont-Christ. L'histoire est un éternel recommencement.
 1973 : L'automatisation du passage à niveau 289 est opérationnelle le 28 novembre.
 1974 : La dernière garde-barrières quitte le passage à niveau.
 

la licorne19xx ? : Ouverture de la boîte de nuit "La Licorne" par Odile Coloigner, dans l'ancien restaurant "chez Tintin". C'est aujourd'hui une maison d'habitation.

1976 ? : Vente du passage à niveau 289 : C'est le processus de la vente aux enchères qui a été retenu. Mise à prix : 30.200 F, le 20 avril à la préfecture de Quimper.

1980 : Extension du parking devant le moulin de Brezal et création d'un aqueduc supplémentaire pour les eaux de fuite du moulin.

1981 : Le nouveau pardon de Pont-Christ, créé à l'initiative de l'abbé Urien (messe du 15 août dans les ruines). Il n'a pas été célébré depuis 2009.

1982 : Ouverture du restaurant du Château de Brezal, par M. et Mme Robert Gourlaouen.

1989 : Electrification de la voie de chemin de fer. "Les travaux d'électrification, indique Le Télégramme du 9/8/1989, sont la phase la plus spectaculaire du plan ferroviaire entamé en 1979, confirmé en 1981 : un fil caténaire, parcouru par 25.000 volts alimentera les locomotives électriques sur la ligne Rennes-Brest à partir du 21 août et autorisera l'arrivée du TGV Atlantique à Brest dès le 24 septembre. Outre les travaux d'électrification des voies, de nombreuses modifications ont été réalisées : la réfection des ponts, la suppression de certains passages à niveau, [à Landerneau,] la démolition du vieux poste d'aiguillage et la reconstruction d'un nouveau poste, enfin le rehaussement et le bitumage partiel des quais. [...] Avec ses 300 km/h en vitesse commerciale, le TGV atlantique met Brest à 3h57 de Paris."
Le progrès c'est bien, mais notre beau Pont-Christ que devient-il : voyez le nouveau pont du Frout, tous ces caténaires et tous ces poteaux !

 1988-1992 : Consolidation et restauration partielle de l'église.

XXIè  siècle2007 : Fermeture du restaurant "Le moulin de Brezal".
 2008 : Mise en vente du moulin de Brezal et dépendances.
 2009 : Dernier pardon de Pont-Christ, le 15/8/2009.
 2013 : On parle de mettre Paris à 3h00 de Brest par le T.G.V. En créant, notamment, une voie toute neuve entre Morlaix et Brest qui ne passerait pas par Landerneau ? ou en modifiant la voie actuelle qui passe par Landerneau ? Dans ce cas, quid de Pont-Christ et de ses environs ?
 2014 : Le 5 septembre, "Le Télégramme" publie un article qui laisse entendre que la modification de la voie ferrée entre Morlaix et Brest n'est pas programmée dans l'offre ferroviaire à l'horizon 2030. Ouf !...
 2015 : Cela fait 150 ans que le train passe à Pont-christ. Nous avons vu beaucoup d'évolutions depuis la première locomotive : le 25 avril 1865, le train inaugural officiel à vapeur, parti de Paris-Montparnasse, était entré en gare de Brest à 17 h, après 622 kilomètres couverts en 16 heures et 20 minutes. Aujourd'hui, on annonce 3 h 27 pour le meilleur temps de parcours Paris-Brest à l'horizon de 2017.


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 A. Croguennec - Page créée le 23/01/2012, màj le 9/6/2016.