blason du Finistère

Pont-Christ du Kernic

accueil

S O M M A I R E

 

Introduction

 

Il ne faut pas confondre Pont-Christ Brezal et Pont-Christ du Kernic. Certains historiens l'ont fait quelquefois  , aussi le plus sûr moyen d'attribuer les faits historiques, de manière exacte, à l'un et à l'autre est de les étudier précisément tous les deux. De plus, le deuxième, comme le premier d'ailleurs, est tout à fait charmant, une bonne raison de plus.

Pont-Christ du Kernic se trouve, sur la droite du plan qui suit, en partie sur la commune de Plouescat et en partie sur la commune de Plounevez-Lochrist. La limite entre les deux communes est la rivière Kerallé. C'est le pont sur celle-ci ainsi que la chapelle et le calvaire, ceux-ci sur Plounevez, qui ont donné le nom au site.
 

Pont-Christ du Kernic

Anse du Kernic - Pont-Christ à droite de la carte, avec l'indication du calvaire

Baie de Goulven - carte de Cassini

Baie de Goulven - carte de Cassini - les lieux à la fin du 18è siècle.
Cette 2è carte couvre une étendue plus importante que la 1ère, qui va seulement de Canfrout jusqu'à l'ouest du bourg de Plouescat.

 

La chapelle

 

Le village de Pont-Christ en Plounevez-Lochrist
La chapelle de Pont-Christ en Plounevez-Lochrist


Les photos montrent les lieux en octobre 2016.

 

La chapelle, mentionnée dès 1387, et à nouveau signalée en 1647 par le père Le Pennec, porta depuis les armes de François Le Bihan, seigneur de Kerellon et d'Isabelle de Canaber, mariés en 1657.
Canaber : "D'argent au greslier lié en sautoir de sable, accompagné de trois merlettes de même"
Le Bihan de Kerellon : "D'hermines à une quinte feuille de gueulles".

le blason

Le blason est aujourd'hui incrusté dans le mur qui relie la chapelle à la maison à droite.

 

Principales étapes de sa construction :
"Chapelle probablement de l'ordre du temple ou de l'hôpital, fondée par la famille de Carman peut-être au 12è siècle ; reconstruite à partir de 1387 d'après les travaux historiques ; restaurée en 1680 ; détruite par la mer en 1731 et reconstruite ; nouvelle démolition en 1793. Granite ; moellon." (source OPR).

 

La chapelle était en ruines en 1832, quand Mayer en fit un dessin que nous présentons les textes qui suivent. Plus tard, "il ne subsistait qu'une partie du mur sud de la nef, les autres pierres avaient été utilisées pour la construction d'une maison de religieuses, au bourg, et le portail occidental de la chapelle servait d'entrée à la cour du presbytère." (source OPR). Ensuite, il ne resta plus que quelques pierres. C'est pour cette raison qu'elle n'apparaît pas sur la carte détaillée de l'IGN.

Mais, plus récemment, au 20è siècle, M. Gabriel Ballu de Plouescat se mit à reconstruire la chapelle. L'a-t-il fait en respectant sa forme d'origine ? L'édifice que l'on voit sur la photo est donc peut-être différent de l'ancien bâtiment. Notons déjà que la porte qui était autrefois sur son pignon occidental se trouve aujourd'hui à l'est et comparons ces quelques photos avec le dessin de Mayer.

 
La chapelle de Pont-Christ en Plounevez-Lochrist - Ph. A. Croguennec 27/10/2016 L'inscription

Sur l'arrière de la chapelle, un bloc de pierre porte une inscription... DOM. Y. CADOVR, P.

Autrefois il y avait d'autres inscriptions nous affirme Miorcec de Kerdanet, dans des notes qu'il a ajoutées à la Vie des Saints d'Albert Le Grand :
- sur l'autel : Jan Branellec. Chs. Poder fabriqve ;
- sur une petite porte au midi : Par Monsieur Cadouvr. 1605 ;
- sur une porte au couchant : Dom. Y. Cadovr P..

 

La chapelle de Pont-Christ, ajoute-il, qu'on assure avoir été jadis un prieuré, possédait 66 livres 10 sols de revenu. Elle était dédiée à "Nostre Dame du Pont-Christ, près du passage de mer qui était fort dangereux ; priez Dieu & sa bonne mère qu'il ne vous arrive ny peur, ny douleur", lit-on dans la vie des Saints.

"Veut-on savoir pourquoi ce pont était si dangereux ? C'est qu'avant de le construire, il avait fallu promettre au diable de lui livrer le premir être qui y aurait passé. Le diable avait compté sur quelque bon chrétien ; mais, le pont fait, on n'y avait fait passer qu'un chat : ce qui avait tellement mystifié Satan, qu'il avait juré, sur le pont même, qu'il aurait détruit sans cesse, et que, de plus, à ces côtés, il aurait formé deux gouffres, dont l'un aurait été pour les marquis et l'autre pour les pages (toul ar marquis, toul al laquez). Effectivement, depuis, le pont n'a jamais pu se conserver ; Satan détruisait la nuit ce qu'on y avait édifié le jour ; il n'y laissait que des dangers ; mais enfin, de guerre lasse, il a donné la paix à la digue qui remplace aujourd'hui le vieux pont" (note de Miorcec de Kerdanet).

 

Dessin de Mayer - La chapelle en ruines - 1832

Dessin de la chapelle de Pont-Christ en 1832 d'après Mayer Porte d'entrée de la cour du presbytère Presbytère de Plounevez-Lochrist

En 1832, Auguste Étienne François Mayer, le célèbre artiste-peintre brestois (1805-1890), a réalisé un dessin de la chapelle en ruines.

Un siècle plus tard, Louis Le Guennec a inséré ce dessin dans son livre "Le Finistère monumental, tome II : Brest et sa région", avec le sous-titre : "Chapelle près Pont-Christ, dessin d'après Mayer, 1832". Il est fort probable qu'il s'agisse de l'ancienne chapelle de Brezal, disait-il.

En fait, il s'agit bien de celle de Pont-Christ en Plounevez-Lochrist. Voici pourquoi :
Nous avons vu, plus haut, que la porte d'entrée de la cour du presbytère de Plounevez provenait de la chapelle en ruine de Pont-Christ du Kernic.

Ici, sur la photo du presbytère et le zoom qui l'accompagne, on se rend compte que la forme de la porte d'entrée correspond tout à fait au dessin qu'avait fait Mayer en 1832.

De plus, l'autel est visiblement en pierre pour avoir résisté aux intempéries, alors que celui de la chapelle de Brezal, était en bois de châtaignier.

 

Autrefois, les reliques de la Vraie Croix étaient déposées à Lochrist-an-Izelvet, elles sont maintenant à l'église paroissiale de Plounevez. La chapelle de Pont-Christ accueillait, deux fois par an, ces reliques. C'est ce que nous affirme Anatole Le Braz dans La Légende de la Mort :

Là [à Lochrist], tenez-le pour certain, il y a des reliques,
qui sont entre les plus belles du pays,
et qui ont une efficacité toute spéciale.
Deux fois par an on les porte (en procession).
À Pont-Christ on les porte d'abord,
dans la maison de Madame Marie.
À la fête de mai, entendez-le bien,
puis à la fête du Christ, on les sort.

 

Quelques chapelains de Pont-Christ :
en 1607 François Le LannIl était dit "gouverneur de la chapelle", voir le paragraphe sur le pont plus bas.
Question : Qui était le "Monsieur Cadour" de 1605 ? Son prédécesseur ?
vers 1670Guillaume Baugé M. Bourde de la Rogerie a trouvé un document aux archives d'Indre et Loire B 34 Jon de la Bie de Rillé 1679-86, qu'il décrit ainsi : "Chapelain de Pont-Christ - 1679 : Procès entre Ives Le Cadour, titulaire de la chapelle de Pont-Christe en Bretagne et les héritiers de Guillaume Baugé, précédent chapelain au sujet de réparations à faire aux bâtiments dépendants de ladite chapelle."
(source ADIV 5 J 89)
av. 1679 - 1699 Yves CadourYves Cadour est décédé en 1699 alors qu'il était chapelain de la chapelle, cf son acte de sépulture :
27/05/1699 - Plounévez-Lochrist - CADOUR Yves Prêtre et gouverneur de pontchrist. Témoins : Edern François son beau-frère, Yves, François et Constance Cadour ses neveux et sa soeur.

 

Le calvaire

 

Calvaire de Pont-Christ du Kernic Calvaire de Pont-Christ du Kernic

Le calvaire est placé à quelques mètres de l'angle de la maison à tourelle. Sur la première photo, on devrait pouvoir lire 1676, si le lichen en ce mois d'octobre 2016 n'avait pas recouvert la partie haute de l'édifice  .

On trouvera d'autres photos du calvaire sur le site d'Olivier Guéganton. Merci à lui. Fermer X

"Il comporte quatre degrés posés sur une corniche et supportant le fût à pans. Le croisillon à volutes, orné en son centre d'un écu portant, d'un côté, la date de 1676, soutient deux statues géminées : un apôtre au dos de la Vierge et saint Jacques au dos de Jean. La croix, de section ronde avec des écots, porte un crucifix et au dos une Vierge à l'Enfant. Bien qu'on distingue mal l'attribut qu'il porte, l'apôtre "inconnu" est probablement saint Pierre, fréquemment présent sur les calvaires finistériens. Saint Jacques est bien reconnaissable. Doté d'une chevelure luxuriante et d'une courte barbe, il est vêtu d'une robe ou long surcot et coiffé d'un chapeau aux bords relevés. Le livre est à sa main droite et un court bourdon à la main gauche. Alors qu'il est omniprésent dans les calvaires de Haute-Bretagne, sa présence est beaucoup plus rare dans le Finistère où il est souvent remplacé par des saints locaux".

C'est peut-être Isabelle de Canaber, dame douairière de Kerellon, qui a fait ériger le calvaire, car en 1676 François Le Bihan était déjà décédé depuis 14 ans.

Kerelon en 1837 François LE BIHAN, seigneur de Kerellon, décédé le 18 octobre 1662, Lesquiffiou, Pleyber-Christ, enterré le 19 octobre 1662, Plounevez-Lochrist.

Marié avec Jeanne du POULMIC, décédée le 25 mars 1656, Plounevez-Lochrist, dame de Kerellon, dont Marié en 1657 avec Isabelle de CANABER, décédée le 7 juillet 1687, Plounevez-Lochrist, dame douairière de Kerellon, dont Un "François Bihan, sr. de Kerhellon" est mentionné parmi les nobles de Plounévez-Lochrist (Ploenevez) à la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557.
Kerellon (ou K/elon sur le cadastre de 1837, ci-contre, ou Kéréloun sur la carte IGN) se trouve non loin de Pont-Christ vers le sud.

 

La fontaine

 

Fontaine de Pont-Christ du Kernic

Cette croix et socle, du XVIIè siècle, protègent la source qui ressurgit ici. L'ensemble est en granit et mesure 3 mètres de haut. Le soubassement est élevé, doté d'une large niche vide et de corniches. La croix est de section octogonale avec un crucifix.

L'auge où s'écoule l'eau a été recouverte d'une pierre plate par un proche résident de Pont-Christ. Sans doute, pour éviter qu'elle ne soit piétinée par les troupeaux.

Fontaine de Pont-Christ du Kernic

 

Le pont de Pont-Christ au Kernic

 

On a vu, plus haut, que le passage de Plouescat à Plounevez-Lochrist était très dangereux et que l'on pouvait y risquer sa vie. D'où la présence de la chapelle pour appeler la protection de la vierge Marie. On comprend bien le danger qu'il y avait en regardant la carte de Cassini, plus haut : on voit bien qu'autrefois la mer pouvait pénétrer profondément à l'intérieur des terres dans l'estuaire de la rivière Kerallé. En tout cas, lors des grandes marées.

 

Le problème au 17è siècle et avant cette date :
 

Par un document de 1607, on apprend que le pont, placé entre Plounevez et Plouescat, était très fragilisé par le phénomène des marées. Et pourtant, son usage était très important car il est "sittué sur le grand chemin d'entre ceste ville de Lesneven et le bourg de Plouescat, menant au bourg de Roscoff, la ville de Saint-Paul, havre de Pempoul et Pouldu et autres lieux fort fréquentés". Il était donc de coutume de procéder tous les ans à une quête permettant l'entretien de ce pont.

Le 29/8/1607, François Le Lann, gouverneur de la chapelle de Pont-Christ, demande l'autorisation à la cour de Lesneven de procéder à la quête annuelle. L'autorisation lui est donnée le 27 septembre de "faire la queste acoustumée chacun an au mois de septembre aux paroissiens de Plounevez, Plouescat, Cleder, Sibiril, Plougoulm et autres paroisses de cest évesché de Leon pour estre employée a la réparation dudict pont" (ADQ 213 G 4).

 

Le projet de 1733 :
 

Plan du pont de Pont-Christ du Kernic

 ^
zoom
 
|

Vers les années 1730, il fut décidé d'y construire un nouveau pont. On voit d'après le plan ci-joint que le projet prévoyait un ouvrage plutôt grandiose. Il n'est pas étonnant que les états de Bretagne aient voulu accorder 10.000 livres pour sa construction. On trouve mention de ce point dans les archives départementales d'Ille-et-Vilaine à Rennes :

"1732 - Pont-Christ, évêché de Léon - La somme de 10.000 livres que les etats ont ordonné pour la réfection du pont christ n'étant pas suffisante pour une pareille entreprise on suplie Monsieur Le maréchal d'Estrées d'ordonner que les paroisses voisines de ce pont fourniront les corvées pour ayder et accelerer cette partie d'ouvrage dont elles sont les premieres a retirer le proffit tant pour fournir des journaliers que des charois de pierre, gravois, sable, chaux, etc. Les paroisses sont d'un côté Plougoulm, Sibiril, Cleder et Plouescat, et de l'autre coté Plouneves, Trefflés, Goulven, Plouyder et Plouneour-Treas" (ADIV C 4769).

Plan du pont de Pont-Christ du Kernic

Le devis estimatif, établi par le sieur Serres, dont est extrait le plan du pont que l'on voit ici, se monta à 37.168 livres. Un coût nettement supérieur à la somme allouée par les Etats et la différence importante empêchait de procéder à une adjudication. Aussi, le 14 juin 1733, les Etats prièrent "le maréchal d'Estrées d'ordonner que les paroisses voisines de ce pont fourniroient des corvées pour aider et accélérer les ouvrages projetés par le motif que ces paroisses seroient les premières à retirer le bénéfice de la construction de ce pont et chaussée".

 

La situation en 1826 :
 

Le pont fut-il construit en 1733 ? Visiblement non si l'on en juge par ce qu'on voit sur la carte de Cassini plus haut et par la description qu'en donne le chevalier de Fréminville lors de son voyage en 1826.

"Le 15 avril 1826, par une belle matinée de printemps, je quittai le modeste village de Saint-Michel en Grève, ... Le 6 mai, je pris congé du digne recteur de Plouescat, ... je m'acheminai seul vers le Pont-Christ, dangereux passage sur un petit bras de mer qui s'enfonce dans les terres jusqu'au moulin du Rusquet et donne sur la baie du Kernic. On le traverse sur une levée de pierres et un pont de deux arches qui depuis longtemps ont été si bien bouleversées par la violence du courant des grandes marées, qu'on n'y peut passer qu'à pied et avec beaucoup de précaution (*). Un peu avant d'y arriver, on voit dans une lande, sur la droite, un dolmen dont la table supérieure a été renversée. A l'autre extrémité du passage sont les ruines d'une petite chapelle bâtie dans le seizième siècle. En la quittant, je suivis le chemin qui conduit à Lochrist et qui longe l'anse de Goulven, ...

(*) Depuis que ceci est écrit, cette mauvaise levée a été remplacée par une digue fort bien faite, entreprise par le sieur Testard, et sur laquelle on peut passer avec entière sécurité, même à cheval et en voiture."

 

La construction de la digue :
 

Il semble que d'après la légende, qui traduit les difficultés rencontrées, et surtout d'après le paragraphe précédent, la construction d'une digue résolut tous les problèmes. Cette digue a été construite, en deux étapes, d'abord par Charles Testard en 1828, au niveau de Pont-Christ, et ensuite en 1849 par Camille Michel qui la prolongea vers Kernic. Les deux digues sont connues actuellement sous les noms de "digue de Pont-Christ" et "digue Michel". Leur objectif était d'exonder les terrains et permettre leur exploitation agricole. Elles permirent d'assécher 130 hectares dans les vallées des ruisseaux de Kérallé et de Pont Pouloudou.

I - source http://vivonslabaie.free.fr/HTML/histoire.html
Plusieurs travaux d'endiguement ont permis de gagner des terres sur la mer. Il s'agit :
- de la digue de Lannevez, mise en place par Louis Rousseau entre 1823 et 1826,
- de la digue de Pont-Christ construite en 1828,
- de la digue Michel édifiée en 1849.

II - source http://www.finistere.gouv.fr/content/download/1911/12338/file/Note%20de%20pr%C3%A9sentation.pdf
Plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondation par submersion marine (PPR-SM) - Communes de Guisseny à Plouescat du 23/2/2007 :
En 1828, la construction de la digue de Pont-Christ et en 1849 celle de la digue Michel permirent d'assécher 130 hectares dans les vallées des ruisseaux de Kérallé et de Pont Pouloudou.

III - Le Finistère en 1836 par Emile Souvestre :

Les lais de mer de moi connus sur la côte septentrionale du Finistère sont :
1° celui de Guissény, endigué, 200 hectares ;
2° celui de Kerlouan, non endigué, 36 hactares ;
3° celui de Plouneour-Trez, non endigué, 90 hectares ;
4° celui de Trefles, y compris la plaine sablonneuse au-dessus du niveau de la mer, 600 hectares en culture ;
5° le bassin du Kernic, 150 hectares (il y a environ 25 hectares endigués formant la partie supérieure de ce lais de mer endigué par M. Charles Testard) ;
6° le Palud Bras, en Cleder, non endigué, 60 hectares ;
7° le lais de mer de Roscoff, dont la partie supérieure a été endiguée par M. Prosper Dubois, j'en ignore la contenance.

 

IV - source http://fr.topic-topos.com/maison-deau-et-digue-plounevez-lochrist :

En 1849, Camille Michel, entrepreneur de travaux publics à Brest, obtient de l'Administration des domaines la concession d'un lais d'une cinquantaine d'hectares entre le Kernic et Pont-Christ, et en entreprend l'exondation pour sa mise en valeur agricole. Il construit une digue d'une longueur totale de 1 200 mètres, dont 700 sont maçonnés en pierre du pays. Le reste consiste en un talus de 6 mètres de large atteignant jusqu'à 4 mètres de haut. Un pont muni de vannes coupe la digue en son milieu.

A cet endroit, Ty-dour, la maison d'eau, a l'apparence d'une chapelle, avec son clocheton à lanternon où logeait une cloche, sa porte d'entrée ornée de motifs sculptés et sa fenêtre en ogive. Bâtie sur une arche de granit en plein cintre, elle enjambe le Rest à son embouchure. Cette habitation servait au chef de chantier pendant la construction de la digue et de deux corps de ferme. Les ouvriers y prenaient leurs repas et y remisaient leurs outils. Fermer X

 

Le pont de Pont-Christ aujourd'hui :
 

Le pont de Pont-Christ aujourd'hui Le pont de Pont-Christ aujourd'hui

Si la digue a toujours besoin de surveillance et d'entretien, le pont lui devrait encore résister à bien des marées.

 

Cadastre ancien et vue aérienne actuelle du village

 

Plan d'assemblage du cadastre napoléonien

Plan du cadastre de Plounevez en 1837 : le pont de Pont-Christ, en haut à droite ; Pont-Christ, plus bas ; Kerelon, encore plus bas

Cadastre napoléonien de 1837 (sections A3 et B1 de Plounevez-Lochrist) Cadastre napoléonien de 1837 (sections A3 et B1 de Plounevez-Lochrist)
Vue aérienne de Pont-Christ du Kernic
< calvaire
< chapelle
< fontaine

Vue aérienne actuelle

Pour afficher les repères cliquez ICI. Pour les effacer, cliquez LA.

 

Sources des informations

 


ADB = Archives Départementales du Finistère à Brest
ADQ = Archives Départementales du Finistère à Quimper
ADIV = Archives Départementales d'Ille et Vilaine


logo André Croguennec
 A. Croguennec - Page créée le 4/11/2016, màj le 10/12/2016.

  ...  GA  ...